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...::::Ma Jeanne::::...



Je m'étire longuement dans ma chaise dans le jardin, le soleil m'oblige à fermer les yeux et me donne la violente envie de bâiller.
En face de moi j'entrevois au travers de mes yeux plissés ma chers Jeanne, profitant tout autant que moi des rayons éblouissants du halot du feu & de sa chaleur agréablement apaisante.


-Alors mon chéri, tu n'as pas trop chaux ? dit-elle.
-Mmmhh... réponds-je en extase.

Mais non! j'adore passer des bons moments avec ma Jeanne. Même si elle n'en est pas vraiment consciente.
Il est vrais, que ce soit avec elle ou avec d'autres, je suis peu communicatif. Ou bien quand je parle peu me comprennent, seul ceux qui savent profiter de la vie à ma manière le peuvent.
 Ma philosophie est le cynisme, je n'ai jamais lu Socrate mais je met inconsciemment l'accent sur le fait que le bonheur n'est pas dans les choses extérieurs comme le luxe matèriel. Il me faut peu pour être heureux, même clochard je reste pachas.
Et la seule femme qui comptera plus que toutes autres dans ma vie le compris ce jour là.
En effet, Jeanne se leva en s'avançant vers moi pour me demander avec un sourire:
-Tu es sûr que tu n'as besoin de rien ?
-Mmhh... fis-je.

Je ne le lui ait pas dit à ce moment, mais je l'ai pensé très fort... si fort qu'il m'a semblé la voir comprendre ce que je lui aurait bien dit "Je veux bien que tu fasses un pas de côté pour laisser le soleil briller sur moi".

J'ai rencontré Jeanne dans une animalerie. Oui elle comme moi cherchions un compagnon, et tout compte fais nous sommes repartis l'un avec l'autre.
Dès le moment où mes yeux ont croisers les siens, nous sûmes que l'ont ne partiraient pas l'un sans l'autre. Je n'avais rien acheté. Le destin m'a prouvé que je n'était pas là pour acheter quoi que ce soit mais pour rencontrer Jeanne.
J'avais raison évidemment et nous repartîmes ensemble après une longue discussion silencieuse entre 4 yeux.
Nous nous sommes revus le lendemain, puis le jour suivant, le jour d'après, et ainsi de suite.
Jusqu'à maintenant, où notre relation quotidienne est devenue lassante et encore plus silencieuse.

Néanmoins, même si je ne le lui ait pas dit, elle l'a compris et elle alla me préparer à manger.
Tout en me léchant les babines & accourant vers ma gamelle je repensais à ma Jeanne, si gentil, qui m'acheter toujours mes croquettes préfèrés. Et tout en les dégustant je me représentais dans l'animalerie & me demandais pourquoi elle avait choisie un petit être si insignifiant, poilu et tout gris.

Nico (http://www.ecrivez.org)


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