Le murmure des rivages
Chante, colporte les adages
Enivre les chats titubants
Qui veulent bien enfin danser
Si je me rappelle bien, de mes rêves d?automnes
Mon âme algale, vire au vert monotone
Te souviens-tu de moi, jusqu?au bruit de mes pas ?
Voudrais-tu parler de moi, comme l?on parle des chats ?
Oh mon ami, il ne reste que des poussières de toi
Comme les poussières d?étoiles, les morsures de joies
Comme les heures sectaires, s?imprègnent de toi
Comme les rêves qu?l?on empale, les hymnes d?apparats
Comme les pulsions grégaires et, s?amoncellent, les poussières de toi
Si je me rappelle bien, de tes gestes émouvants
Tes longs doigts qui se referment, quand tu défis le ciel
Como te quijabas de la luna, le soleil te copie parfois
Arrêterais-tu tes pas, juste au son de ma voix ?
Si je me rappelle bien, il y avait des voix plus bas
Echo pourrit, soulève les moisissures, et esquive le temps
Les paroles qui restent, comme écrites, et transpercent le levant
Les oublieras-tu, comme l?on oublie les gens ?
Oh mon ami, il ne reste que des poussières de toi
Comme les poussières du temps, passe jeune enfant
Comme les héritages du présent, ne s?acquièrent pas
Comme les cris étouffés, qu?l?on encaisse à pas lent
Comme nos espoirs congédiés et s?entassent les poussières de toi
Si je me rappelle bien, de mes rêves récurrents
Non, en fait j'me rappelle plus, c?est trop présent
Et puis y?a l?passé, puis y?a l?futur, puis on oublie
Et toi ? te souviens-tu de moi, quand les chats sourient ?
Il ne reste que des poussières de toi?
Il ne reste que des poussières de moi? poussières d?étoiles
Le murmure des rivages
Chante, colporte les adages
Enivre les chats titubants
Qui veulent bien enfin danser