Ne descendez pas dans le noir, le chien attaque
Je répète : ne descendez pas dans le noir le chien attaque
Les plus grands édifices sinueux jamais échafaudés par l?esprit humain, ont tous étés édifiés, réfléchis, dirigés par l?amour. Les grands escaliers mènent à la messianique passion, stop ! premier étage : la folie.
Ici les murs sont emprunts d?indicibles murmures de joies, de fleurs, d?erreurs ; et le sang coule à flots tel la sève brute des vieux chênes d?autre fois, tandis que les songes brillent de milles feux.
Ici on n?entend aucune musique, juste des battements de c?urs, écoute? Entrez, hantez, comme nous hante le passé ; que l?on transpire ce qu?il nous reste de beauté, chaleur, jusqu?au bout des doigts.
Ne descendez pas dans le noir, le chien attaque
Je répète : ne descendez pas dans le noir le chien attaque
Ici, on subordonne nos envies, pour des statuettes ailées, plaquées or, et l?on ne supporte pas les superstrats qu?elle possède, chérit ; le rouge virginal n?est plus écarlate non? plus maintenant.
Ici les plus vieilles tours ne s?effondrent pas, elles restent oblongues, juste cachées par la brume matinale. Bientôt nos vastes plaines seront remplies de montagnes, des refuges pour les oiseaux?
Quelques maigres éclaircis viendront peut-être troubler leur sommeil, mais? ne descendez pas dans le noir, le chien attaque. Je répète.