LA FILLE DE LA GARE
C?était en juin un samedi matin, la pendule de la gare affichée 7h05.La ville était entrain de se réveiller, les cafés installaient les tables en terrasses, des personnes allaient acheter le journal d?autres rentraient chez eux après sûrement une nuit bien arrosée.
Elle, elle était là assise dans un bar, face à la fenêtre, elle regardait tout ce petit monde qui commençait sa journée.C?était une jeune femme d?environ 25 ans, pas très grande, brune, coiffée d?un chignon.A coté d?elle un sac de voyage, elle attendait un train. Elle avait un regard perdu, elle regardait à travers la vitre et se remplissait d?image comme pour se remplir de souvenir. Elle savait qu?elle allait quitter cette ville cette fois ci pour toujours et ça elle en était sure. Elle donnait l?impression de ne pas avoir confiance en elle, son regard était vide et puissant à la fois. Par moment un sourire lui venait au coin des lèvres peut-être repensée t?elle à la douce nuit passée avec son amant. Puis son visage sévère presque meurtri par la tristesse, mais à quoi pouvait elle dont bien penser? Pour avoir un tel changement d?expression, pour passer d?un visage presque enfantin, insouciant à une femme triste le regard errant.
Elle respirait la solitude. L?inquiétude et le doute se lisaient dans ses gestes cigarettes après cigarettes, cafés après cafés. Je compris que cette jeune femme était entrain de vivre une rupture lorsqu?elle est mise à tournicoter une bague de pacotille située à l?annulaire de sa main droite. Cela voulait dire qu?un homme l?avait aimé mais pas suffisamment pour lui mettre la bague à la main gauche, donc un homme pour une nuit et non pour la vie.
Une larme se mit à couler le long de sa joue, elle se laissé aller comme si ça faisait trop longtemps qu?elle gardait ses larmes. Je voulais lui dire de ne pas pleurer, de ne pas être triste car la vie est belle et aucun homme ne mérite des larmes mais je crois que ce la n?aurait rien changé. A ce moment là elle sortie de son portefeuille rouge une photo soigneusement rangée comme un trésor, elle là regarda longuement. Elle était tout d?un coup transporté dans un rêve et là son visage s?illumina, elle fit un grand sourire enleva sa bague bon marché, déchira la précieuse photo. Elle se leva, d?un air décidé dit au revoir et merci au cafetier, pris son bagage et se dirigea vers la gare ou elle pris son train.
Cette femme enfant qui paraissait si fragile, peu sure d?elle est subitement devenue cette femme confiante prête à affronter la vie et les méandres de l?amour.
Je crois qu?elle venait de comprendre qu?il ne fallait pas pleurer parce que quelque chose est terminée mais sourire parce qu?elle avait eu lieu