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Elsa et sa fille Lena, étaient assises sur le canapé, Lena venait d?avoir quinze ans, et venait vivre ce qui pour elle, était le jour le plus triste de sa vie, puisqu?elle venait de se faire plaquer comme on dit par son petit ami qu?elle fréquentait depuis trois mois? Elle pleurait à chaudes larmes, maudissant les garçons, et trempant le pantalon de toile de sa mère, la tête sur ses genoux? Elsa caressa les cheveux de sa fille, et se dit qu?il était temps de lui raconter un peu de son adolescence, espérant ainsi que la petite relativiserait sur sa propre situation?

« Il faut que je te raconte quelque chose, j?avais seize ans, c?était un collègue de travail de ton grand-père, il s?appelait Fabien et avait trente deux ans, il était beau comme un dieu, je le voulais, et ce fut les huit mois les plus beaux de mon adolescence? », Elsa reprit sa respiration et continua, « il venait souvent à la maison, la semaine il était seul puisque pour des raisons professionnelles et financières, sa fiancée travaillait à plus de deux cent kilomètres de lui, et ne revenait que pour les week-end? La belle aubaine pour moi, tu t?en doutes?
J?étais tellement accroc à ce mec, qu?à chaque fois qu?il venait à la maison, discrètement, pour ne pas éveillé les soupçons de tes grands-parents, je trouvais toujours une excuse pour passer et repasser devant Fabien, en le frôlant évidement, qu?il en rougissait très souvent? ».
« Oh? maman? », S?exclama Lena.
« J?étais persuadée que je lui plaisais, et je lui plaisais »? « Bref, je me suis débrouillée pour qu?il me donne des cours d?anglais, il était doué en anglais et en espagnol, et mon niveau demandait des cours particuliers. Tes grands-parents n?ont rien vu venir, j?ai même réussi à leur faire croire que ce serait beaucoup plus pratique pour tout le monde que ce soit  moi qui me rendent après les cours chez Fabien, son appartement étant pas très loin du lycée? », «Tu était maligne », dit Lena, « Tu ne crois pas si bien dire, deux heures de cours quotidien en anglais et espagnol, pour moi c?était deux heures en sa compagnie, et en deux heures on peut en faire des choses? Fabien est devenu très vite ma seule raison de vivre, j?avais même prévenu toutes mes copines que je me ferais ce mec », « Alors qu?est ce que tu as fait », demanda Léna?

« Oh, très simple », répondit Elsa, « j?ai mis tout en ?uvre pour lui plaire, tee-shirt, mini jupe, lèvre brillante, je m?étais le paquet, bise sur les joues à chaque rencontres, en essayant de m?attarder sur ses pommettes, jusqu?à glisser sur sa bouche, je le troublais, je le savais, il était gêné mais à aucun moment il ne m?a repoussé », « Wah, t?étais drôlement dévergondée pour ton âge », constata Léna, « Un peu trop peut-être », affirma Elsa.
« Les cours d?anglais terminés, se transformaient souvent en bagarre de confiture où de nutella, quand on prenait un encas, des rires, mes mains frôlant les siennes, côte à côte, je pouvais sentir son odeur, son parfum, je brûlais de désirs. J?osais à chaque rencontre un peu plus, on écoutait de la musique, évidement anglaise pour ce donner bonne conscience, je l?obligeais à se lever et on dansait, je me lovais contre lui, ma petite poitrine à l?époque collée à son torse, je lui prenais les mains pour qu?il m?enlace, si bien qu?au bout d?un mois de drague assidue, il m?embrassa ». « Maman? tu n?as pas honte », Léna s?était redressée et regarda sa mère dans les yeux, « Non? non je n?avais aucune honte, il a été pour moi une très belle histoire, et sexuellement? », Elsa s?interrompit un moment, et puis continua.
« Son baiser à ce moment, fut le plus beau de toute ma vie, à la fois chaud et doux, enivrant et exaltant, ses mains sur mes hanches me brûlaient, mon corps se dérobait à chaque fois qu?il posait les mains sur moi. J?étais heureuse, et pour rien au monde, je n?aurai voulu que cela s?arrête?Mes copines enrageaient, il venait me chercher à la sortie des cours, et il m?emmenait faire des ballades, il prenait soin de prévenir mes parents, pour qu?ils ne s?inquiètent pas, en leurs disant qu?il me gardait à manger, mes parents avaient confiance en lui, c?était un fils de bonne famille, il était informaticien, et fiancée à une professeur de lettres, le mec irréprochable?

Je suis restée de plus en plus souvent à dîner avec lui, je ne pouvais plus me passer de ses mains sur moi, de ses baisers, de sa peau, il me répétait que c?était mal ce qu?on faisait, qu?il était trop vieux, et que cela finirait forcement très mal, mais il ne faisais rien de toute façon pour m?éloigner de lui, je crois qu?il m?aimait où tout du moins qu?il était très troublée par ma petite personne », « Alors que c?est-il passé ensuite », demanda Léna en replaçant sa tête sur les genoux de sa mère? « J?étais très provocatrice, et me collais à lui comme de la glu, il se passa une semaine seulement entre le premier bisous et notre première nuit d?amour? Un samedi soir, plus audacieuse que jamais, et ayant appris que sa fiancée ne viendrait pas  pour des raisons professionnelles, je décidais d?aller le voir par surprise, prétextant à mes parents que je dormais chez ma copine Nathalie, tu sais, je t?en ai déjà parler, elle me couvrait sans cesse, enfin bref, il devait être dix neuf heures, quand je me suis présentée chez Fabien. Il était étonné de me voir, je me jetais dans ses bras pour l?embrasser, et je me reculais d?un coup, il faisait chaud et j?avais mis une robe pour l?occasion, que j?ai ôté tout naturellement devant lui, si bien que je me suis retrouvée en petite culotte, dans le hall d?entrée de son appartement, dont la porte n?étais pas encore refermée », « et bien ça alors, c?est chaud Maman, c?est gonflé », interrompit l?adolescente?
« Je ne savais pas du tout comment il allait réagir, mais pour mon plus grand bonheur, il referma la porte et me plaqua contre celle-ci et m?embrassa, il me dévora de baisers, il était comme fou, il posa sa bouche sur mes seins, mon ventre, glissant le long de mon corps, pour m?embrasser les cuisses, mon corps était transpercée d?envie, il me prit dans ses bras et me posa sur son lit? et puis on a fait l?amour à plusieurs reprises, je n?étais pourtant pas experte je n?avais eu que deux relations sexuelles avant Fabien, mais avec lui l?amour était facile, il avait de l?expérience, et toute la délicatesse d?un homme de son âge, il avait peut-être peur de me brisée, je n?étais épaisse à l?époque, mais moi j?étais folle, folle de lui, et finalement je n?avais pas peur du tout de me jeter sur lui, il me répétait qu?il m?aimait, mais qu?il était fou de faire cela, mais on ne s?est pas arrêté pour autant , et ce fut la nuit la plus belle de toute mon adolescence? c?était beau, magique, enivrant, nos corps se mouvant à n?en faire plus qu?un, dégoulinant de sueur, j?ai su tout de suite que je ne pourrais plus me passer de lui? »

« Si c?est ça l?amour, alors j?aimerai vraiment qu?il vienne frapper à ma porte dans pas longtemps », l?adolescente était rêveuse, « pas maintenant, s?il te plait Léna, tu as tout juste quinze ans, c?est encore un peu tôt », Léna répondit de suite, « Tu n?avais qu?un an de plus Maman », « C?est vrai, Léna, mais j?ai regrette d?être si jeune par la suite, à l?école, je ne faisais plus rien, je ne pensais qu?à Fabien, je n?attendais qu?une chose c?est la fin des cours pour le rejoindre où qu?il vienne me chercher, et sitôt qu?on était dans son appartement, je me jetais sur lui comme une bête, pour faire l?amour, et il s?exécutait avec une telle passion, une telle fougue, que c?était magique. J?ai délaissé mes amies, sauf Nathalie qui me chuchotais souvent que j?allais me brûler les doigts avec un homme beaucoup plus vieux que moi, mais je m?en fichais, les autres je les trouvais tellement peu intéressantes avec leurs petites amourettes stupides, et leurs petits copains boutonneux, moi j?étais avec un homme, et j?étais devenue presque moqueuse, fière de jouer dans la cour des grands. Tes grands-parents ne se sont doutés de rien jusqu?à la fin, pourtant Fabien n?allait plus beaucoup les voir. Fabien s?arrangeait même pour que sa fiancée ne descende pas souvent, il invoquait le fait qu?il était submergé de travail avec sa création d?entreprise, ce qui n?était pas totalement faux, puisqu? avec un copain, ils voulaient monter une strar-up, La pauvre Laura, elle non plus n?a rien vu, le peu de week-end où il se sont vus, cela ne s?étaient pas très bien passé de plus, car c?est à ce moment là qu?il en profitait pour travailler sur son projet, puisque les autres week-end il était avec moi, Nathalie me servant de couverture à chaque fois, qu?il était libre. J?étais tellement amoureuse et lui aussi je crois, qu?on ne s?est plus caché. Il m?emmenait au restaurant comme on sort sa femme, il m?emmenait à des concerts, au musée, on faisait l?amour partout où on pouvait, on était comme fous, ascenseur, cage d?escalier, dans sa voiture, dans les bois quand on partait en ballade? »

« Et bien maman, tu étais une vrai coquine »? « Non Léna, je ne crois pas, j?étais juste folle de lui. Je ne voyais que lui, je n?écoutais que lui, sa peau, ses mains, son corps, son sexe, tout en lui me plaisais, je frémissais rien qu?à l?évocation de son nom, m?imaginant vivre tout le temps dans ses bras? Mais voilà, il y eu une fin? », « Et comment ça s?est terminé », demanda Léna. « Pas très bien, je dois dire Léna, pas très bien »?

« Au bout de huit mois d?une folle passion, tout s?arrêta? Laura ne descendait pas ce week-end là, Fabien avait reculé la date de leur mariage, lui expliquant que sa boîte demandait trop d?investissements et de temps, pour penser au mariage pour l?instant, elle n?était pas venue le voir depuis presque cinq mois. Fabien n?avait donc plus eu de relations sexuelles avec Laura, pratiquement dès le début de notre aventure, il ne savait pas comment lui avouer qu?il ne voulait plus d?elle, il faut dire que cela faisait six ans, qu?ils étaient ensemble, donc ce n?était pas simple? bref, on savais inconsciemment  pourtant que notre relation si elle était dévoilée au grand jour, serait montrer du doigt, vingt ans d?écart, c?était beaucoup trop, ce n?était pas moral,  mais on s?aimait c?est comme cela? »?
« En tout les cas, ce week-end là, Laura ne rentrait pas, donc j?avais accouru vite fait chez Fabien, nous étions installé sous les draps, nous venions de faire l?amour, et mon appétit à le dévorer, était tellement fort que nous étions prêts à recommencer. Fabien était allongé sur le dos, j?étais assise à califourchon sur son bas ventre, offrant ma poitrine à son regard, et ses baisers, mains dans les mains, je me penchais, on s?embrassait. Quand Laura rentra dans la chambre, nous ne l?avions pas entendu, elle était venue pour faire une surprise à Fabien, elle avait toujours pensé qu?elle pouvait sauvé son couple, je crois. Quand elle nous vit, elle resta un moment figé, qu?elle en lâcha son sac, sortit et se rua dans la cuisine. Fabien me souleva et me jeta sur le lit, enfila son caleçon avant de sortir lui aussi de la chambre pour rejoindre Laura, en hurlant, «  attends, attends, Laura, je vais t?expliquer, je vais t?expliquer »?
« je ne sais pas ce qui s?est dit dans la cuisine, je ne voulais même pas le savoir, j?ai rattrapé mes affaires, je me suis rhabillée et je suis partie sans bruit », « Oh Maman, je suis désolée, tu as du souffrir », chuchota Léna, l?adolescente s?était de nouveau relevée, elles étaient assises, maintenant l?une à côté de l?autre, Elsa continua : « Il parait que la conversation n?a pas durer longtemps, Fabien a pris une méchante claque, et Laura est partie à son tour, pour ne plus jamais revenir d?ailleurs. Moi j?étais dehors, j?ai traîné dans les rues en pleurant, je crois que j?ai vidé toutes les larmes de mon corps. Je me suis endormie sur le matin, dans le parc où nous avions l?habitude d?aller. Fabien m?a retrouvé transi de froid sur le coup des neuf heures. Il m?a pris dans ses bras et me ramena chez lui. Il me prépara un chocolat chaud, et commença à m?expliquer, qu?il fallait qu?on arrête de se voir, que nous deux ça ne mènerai à rien, trop d?écart d?âges, que finalement il n?étais pas prêt à supporter les brimades des autres qui ne comprendront pas notre relation, et puis vivre cacher ce n?était pas son truc, et puis il y avait mes parents, jamais il n?aurait pu leur avouer qu?il était amoureux de leur fille, mon père a l?époque ayant que deux de plus que Fabien, je te laisse imaginer le tableau, leur fille de seize ans sortant un type qui pourrait être son père. Tout cela était trop pour lui. Moi je n?arrivais même pas à répondre, j?étais trop effondrée, je me suis jetée dans ses bras, et pour la première fois il m?a repoussé, j?ai eu très mal, ce fut affreux ».

Elsa se leva et commença à marcher de long en large dans le salon tout en parlant : « Tu vois Léna, il aura été ma plus belle histoire d?amour, et mon plus grand chagrin aussi, huit mois de passion balayé en une nuit, moi j?étais assez forte pour deux, j?étais prête à le dire à mes parents, et s?il fallait s?enfuir, je l?aurai fait, je l?aimais plus que tout, je me fichais des regards de mépris des autres, je me fichais des réflexions que l?on entendait quelquefois sur notre passage, il n?y avait que lui qui comptait, lui et son amour ». Elsa s?arrêta devant sa fille, « on se croit  très forte à seize ans, tu vois, je me jetais à nouveau dans ses bras pour qu?il me dise qu?il m?aimait, pour qu?il m?enlace, m?embrasse, mais au lieu de cela, il recula, prit ma tête dans ses mains, et m?embrassa sur le front, en disant, «  non », tout simplement « non »? De colère, il reprit une claque, pour la deuxième fois en quelques heures, ma main s?en souvient encore, je lui hurlais dessus, qu?il n?était qu?un lâche et que je le détesterai  autant que je l?ai aimé, et je suis partie en claquant la porte? C?est seulement à ce moment là que mes parents s?aperçurent qu?il s?était passé quelque chose dans ma vie, je ne voulais plus mangé, je ne sortais plus, au collège, c?était une horreur, je te raconte même pas les moqueries des autres filles, trop contentes de venir me narguer, en m?envoyant des, « on te l?avait dit », où « pas pauvre fille normal, tu étais qu?un bébé, dans ses bras », et toutes les autres choses pires dont je te passerais les détails, parce qu?à seize, on se fit pas de cadeaux, dans les mois qui ont suivi ce fut une descente aux enfers pour moi? »?

« Est-ce que tu as revu Fabien », demanda l?adolescente à sa mère. « Non, jamais, il est parti deux mois après, à l?autre bout de la France, même pas pour rejoindre Laura, il a monté sa star-up, aux dernières nouvelles, quand à moi, quand mes parents ont fini par apprendre notre relation, je peux te dire qu?heureusement que Fabien, était déjà parti, parce que mon père lui aurait décrocher une droite qu?il s?en rappellerait encore, ils étaient fous de colères, ils ne comprenaient pas comment j?avais pu me faire embobiner par Fabien, et coucher avec lui? J?avais beau leur dire que c?est moi qui avait tout fait pour me retrouver dans ses draps, ils se refusaient à cette explication, et de toute façon ne comprenaient pas pourquoi à ce moment là Fabien m?accueillit dans ses bras, dans son lit, dans sa vie? Ce n?est pas facile de jouer les grandes, je suis redescendue de mon échelle très vite, j?ai été triste presque une année, et je crois que j?éprouve encore un petit pincement au c?ur rien que te parlant de cette histoire. »

Léna avait arrêté de pleurer, finalement depuis un moment, sur son propre sort, et demanda une dernière chose avant de grimper dans sa chambre, « Et pour Papa, est-ce que tu as éprouvé quelque chose d?aussi fort ».
Elsa n?hésita pas une seconde, elle regarda droit dans les yeux de sa fille et lui fit un énorme sourire, « ce fut différent mais tout aussi fort mais le plus merveilleux, c?est que c?est toujours aussi fort, et cela fait bientôt dix huit ans que cela dure, tu vois? »
Léna satisfaite disparu en embrassant sa mère au passage, laissant Elsa dans le salon, une petite larme de souvenir au coin de l??il, mais un très joli sourire qui en disait long, Léna venant de lui parler du seul homme de sa vie maintenant : son mari?      

veronique (http://ELSA... Un amour impossible...)


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