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les formes du chaos





E.mail : werbrouck.olivier@wanadoo.fr

Bonjour, je souhaiterais les faire connaître, pouvez-vous me donner vos impressions





OLIVIER

WERBROUCK


"LES FORMES

DU CHAOS"





                   Arrogance,


J?ai déclaré la guerre, la guerre à vous humains !

Préparez-vous à combattre, à défendre

Votre vie, je vais détruire de mes propres mains

Cet orgueil insolent, que je vais pourfendre.

Vous osez défier les dieux, l?univers

Votre arrogance sera votre perte, priez

Pour la survie de votre espèce, rien sur Terre

Ne résistera au courroux que j?ai créé.

Vous pouvez implorer, supplier mon pardon

Aucun de vous survivra, vous allez mourir

Je le jure !, vous périrez, oubliant vos noms

La mort sera votre cercueil, tout doit finir !.




                   Ma destinée,


Nul ne pourra dicter ma vie, j?ai décidé

De mener et de diriger ma destinée

Si l?avenir me réserve des jours de bonheur

Je ferai aussi face aux moments de malheur.

Je livre bataille contre mes doutes, mes démons

Aucun de vous ne pourra me faire de sermons

J?ai l?âge de raison, de comprendre mes erreurs

Si je porte préjudice, je répare sans aigreur.

Alors, donnez-moi, cette fois, la chance, le plaisir

De montrer et prouver que je peux réussir

J?ai besoin comme chacun, d?aimer et d?être aimé

Dire à une femme, que je l?aime pour l?éternité !.



                               Pauvreté,

Mes bons seigneurs, prêtez secours aux indigents

Ils n'ont pour fortune que l'aumône que vous donnez

Ils vous tendent la main dans l'espoir d'un peu d'argent

Quelques pièces de monnaie, ils sont soulagés.

Pauvres, ils sont nés et pauvres, un jour ils vont mourir

Toute leur vie est tournée vers un stérile destin

De grâce, ne laissez point les humbles sans avenir

Ils ont comme pour vous, le droit de vivre en humain.

La pauvreté est le fléau des malheureux

Elle les accompagne de la naissance, à la mort

Sur le chemin de croix, nul ne peut être heureux

Les âmes des démunis ont dans le c?ur de l'or.




           Les soldats de la gloire,

Ils ont trouvé la mort, ils ont trouvé la gloire

Les soldats des tranchées sont tombés en héros

Ces hommes étaient heureux, mais un jour sans un mot

La guerre est déclarée, ils ne pouvaient y croire.

Ils sont partis dans leur uniforme rutilant

Laissant femmes et enfants, leurs parents et amis

Des pleurs et des larmes pour un au revoir, des vies

Se séparent, une déchirure qui s'ouvre dans leur sang.

Ils se terraient dans des trous, la boue jusqu'au cou

Des gueux en guenilles, des hommes ou des animaux

Ils n'ont plus l'air humain, la guerre a mis K.O.

Ces êtres, montant à l'abattoir, ils meurent debout.



                       L'exclu,

Un homme, marche dans la ville, errant çà et là

Perdu dans la foule, côtoyant des inconnus

Il vit sa solitude, il est un paria

Un exclu, qui fait la charité dans les rues.

Ses traits sont creusés par le temps, sa peau est halée

Par le vent, il dort là où il peut, sous un pont

Dans un square, luttant contre la chaleur de l'été

La froidure de l'hiver, une vie de vagabond.

Ce pauvre hère entre dans un asile de miséreux

Il partage son triste sort avec tant de clochards

Il est désespéré d'être aussi malheureux

D'être la victime innocente de ce cauchemar.



                       Hommage,

Hommage aux penseurs, philosophes et érudits

Connaissance sacrée et savoir universel

Les hommes de bonne volonté et ceux à l'esprit

Subtil, donnent à la culture l'élan éternel.

Le peuple ignare et crédule subit les mensonges

Des castes régnantes, le pouvoir des mots est une arme

A double tranchant, la pauvreté, la misère rongent

Le monde, les humbles ne peuvent essuyer leurs larmes.

Hommage aux penseurs, philosophes et érudits

Vous êtes, messieurs, l'intelligence et la raison

Par vos idées et pensées, belle sera la vie

Grâce à vous, l'être humain n'est plus fils du démon.




                   L'impur,

Le corps décharné, aux traits fatigués

D'une douleur qu'on veut croire orpheline

L'impur déchu de ses droits décline

A jamais l'épitaphe distinguée.

Epilogue d'une aventure bravée

L'homme défie devant tous les parjures

L'être démentiel mais bon augure

Qui féconde la curée dépravée.

L'impur crachote frénétiquement

L'avidité aveugle des vivants

Et se plaint amèrement des mourants

En pleurant au dernier jugement.



                   Eternité,

Etranges époques, étranges siècles

Etranges voyageurs sans bagages, perdus

A tout jamais dans les sinistres obstacles

Que la vie, dresse devant tous ces inconnus.

Ces pauvres mortels au physique torturé

Par le poids du temps, plient sous le lourd fardeau

De l'éternité, et leurs mains liées, tirées

Comme des prisonniers tués aux poteaux

Sont tendues au ciel vers l'immonde enfer

De glace et de feu que seul l'invisible

Foudroyé en plein c?ur perçoit dans l'âpre fer

De lance de l'amour à peine friable.




Honte d'être humain,

Je crie ma honte, mon cruel désespoir d'être humain

D'être un assassin assoiffé de sang, ce sang

Que j'ai sur les mains, des mains de tueur, des mains

Qui ont la mort, des mains sales de Léviathan.

Je suis un monstre de chair et d'os, un criminel

En liberté, un esprit destructeur, un fou

A L'âme damnée, de ces massacreurs démentiels

Qui tuent la vie avec plaisir et avec goût.

L'animal peureux et craintif devient la proie

De ce mal pervers que j'ai en moi, cette folie

Innée que la nature est prise d'un tel effroi

Que je suis éc?uré de mes viles, basses envies.




                               Monsieur,

Je ne suis que l'humble mortel qui ose vous parler

Vous qui êtes le tout-puissant et mon créateur

J'implore votre pardon pour mes fautes et péchés

Ecoutez ma plainte, celle d'un pauvre pécheur.

Je n'ai ni volé, ni commis un crime affreux

J'ai seulement douté, douté de votre amour

En succombant aux désirs, me croyant heureux

Loin de vous, j'ai souffert de remords tant de jours.

J'ai de nouveau foi, redécouvrant la grandeur

De votre nom, le souffle de la vie est entré en moi

Jamais plus, vous ne serez trahi, par bonheur

Je suis sauvé de l'enfer, en trouvant ma voie.



                   Les âmes mortes,

Souvenirs, souvenirs, les âmes mortes du passé

Comme des tableaux accrochés aux murs du temps

Renaissent des cendres, des soleils de glace émergeant

Du néant, dans l'ombre de l'oubli, demeurent figés.

Les âmes mortes, comme des papillons volent dans le vent

Elles voyagent dans le présent et dès le levant

Le gouffre infernal de l'éternelle nuit, en plongeant

Dans le néant, ouvre la porte aux vivants.

Les âmes mortes des mots, dans l'océan des rêves infernaux

Disparaissent, quand le spectre de la vie hante l'esprit

Du monde, les souvenirs se bousculent, le mépris

Et la haine ne peuvent troubler les âmes mortes des mots.



                               1789 -1989,

Mille sept cent quatre-vingt neuf, et deux cent ans d'histoire

Le peuple français se révolte contre la tyrannie

Mille ans de servage, de servitude, ils veulent croire

Paysans et bourgeois, tous à une meilleure vie.

Les droits de l'homme naissent, la royauté abolie

Tous les êtres sont libres, égaux, un nouveau pouvoir

Remplace la monarchie, les tyrans sont tués

Décapités sur l'échafaud, de la victoire.

Mille neuf cent quatre vingt-neuf, nous allons célébrer

Le bicentenaire de la révolution française

En grand apparat, le souvenir du passé

De notre destinée, suit son évolution.




               Mémoires d'outre-tombe,

O mémoires d'outre-tombe, la vague souvenance avance

Et devance les marées, le flux et le reflux

Du temps, comme un fleuve immortel, coule dans la danse

Des rêves, exauce l'utopie d?une âme morfondue.

Chimères, de vains desseins au destin incertain

Ont des yeux perçants, luisants, comme les vipères

De leur bouche, en dormant, du soir jusqu'au matin

On peut voir, leurs colères grandir en monstres prospères.

Une douleur éclate, elle monte vers l'espace profond

Pénétrant les funèbres et criardes visions

Qui se dressent, outrecuidantes en de cruels affronts

Et la mort dans son lit brûle d'amour sans raison.



           Orphelins du temps présent,

Prenez !, ô braves gens, le passé de vos pères

Vous êtes les orphelins du temps présent

Sortez de vos prisons, de jadis à naguère

Les heures de chimères étaient le tombeau du néant.

Je sais, la houle du monde fend l'écume humaine

Au sortir d'un destin, suspendue par le fil de l'oubli

Là, où elle ne peut trouver dans le visage blême

Du silence, les paroles sur la surface lisse de la vie.

Croyez que Dieu ne veut pas pardonner vos horreurs

Dans les flammes, roulent les solitudes abhorrées

Un avenir éclaté partage avec désir, la douceur

D'un carnage et qui dans les coulisses de la mort va s'égarer.



               Vous, le commensal,

Goûtez !, ô grand seigneur de ce vin capiteux

Gouleyant au palais, vous en serez charmé

Et laissez de côté cette vinasse, pour un peu

De cet alcool liquoreux, que vous aimerez.

Faîtes bombance nonobstant ce modeste brouet

Vous en serez satisfait, jusqu'à réclamer

De ces simples reliefs, mais l'esprit aviné

Ne peut apprécier les douceurs du souper.

Vous le commensal, vous qui êtes un connétable

Vous partagez votre repas avec la richesse

Du c?ur, moi le plus humble assis à la même table

Que vous, je suis heureux d'oublier ma détresse.




                           Besoin,

Oui !, me voici parmi vous, parmi les humains

Je suis seul devant vous et je vous tends mes mains

J'ai besoin de la vie, j'ai besoin de l'amour

J'ai besoin de manger et de boire tous les jours.

J'aime la nature et j'aime le bonheur, les enfants

Je marche dans le temps, je m'arrête pour un instant

Et j'écoute passer dans mon c?ur, les sentiments

Qui me poussent à vivre, en marginal du néant.

Je suis l'âme du monde, je suis le soleil d'une nuit

Je chante du matin jusqu'au soir, même sous la pluie

Les rêves des gens, je donne de l'espoir et des soins

Je distribue à tout vent, je me nomme besoin.



                           Homme,

O homme du passé, du présent et du futur

Les rides du temps ne peuvent affecter ton destin

La main de Dieu s'est posée avec dédain

Sur ton âme, de son empreinte coule un sang impur.

Homme, le mystère de la vie fascine ton orgueil

Tu ouvres à l'univers, les connaissances sacrées

De tes pères, tu découvres dans le plus grand secret

Des énigmes perdues dans les limbes d'un esprit veule.

Homme, tu marqueras de ton passage les chemins

Sinueux de l'éternité, seul animal

Intelligent dans ce monde cruel, où le mal

Comme le bien côtoient les destinées de demain.



                       L'oiseau de brume,

L'oiseau de brume couvre de ses ailes les rues glacées

Elles s'étendent dans la nuit comme un voile éthéré

L'ombre furtive d'un homme rase les murs d'un pas pressé

Vêtue d'un noir manteau, elle cache quelque secret.

Bourgeois et simples gens cherchent à se mettre à l'abri

Un coche passe au galop à travers Paris

L'automédon cingle les chevaux de son fouet

Les pauvres bêtes sont affolées par cette blanche fumée.

Quand le brouillard tombe sur la ville toute endormie

A la lueur d'un réverbère, les ennemis

Du bien sortent de leur sommeil pour tuer, voler

Les égaré qui osent dehors s'aventurer.




                       Vie de marin,

Que de récits fabuleux dans ce désert d'eau

Que d'aventures passées sur ce grand océan

Que de joies dans ce navire glissant sur les flots

J'ai plus de souvenirs que si j'avais mille ans.

J'ai bourlingué sur toutes les mers, sous des cieux

Cléments, souvent sur des éléments déchaînés

Par tous les vents, en navigant au milieu

Des requins, tout droit vers la Méditerranée

Hélas !, j'ai aussi vu des esclaves dans les cales

Des marchands sans scrupules allaient les vendre au Caire

Cette cargaison restait aux fers jusqu'à l'escale

De riches musulmans les achetaient lors d'enchères.



                   L'âme des marins,

Parfum de poésie, poésie de la mer

Le vent appelle au large, les bateaux des pêcheurs

L'âme des marins vogue sur les flots loin de la terre

Le chant des mouettes aide les hommes dans leur labeur.

Ils sont nés de l'océan, la vie commence là

De père en fils, ils vont quérir au fil de l'eau

Les secrets si bien cachés, enfouis tout là-bas

Au c?ur même de leur mère et trouver les plus beaux.

Ils n'ont pas peur de mourir et de tous périr

Au sein des éléments déchaînés, quand la mer

A ses humeurs, ils livrent bataille pour s'en sortir

L'écume vient lécher la proue d'esquifs solitaires.




           Le cheval d'écume,

Le cheval d'écume aux sabots d'or

Dans l'eau claire et limpide de la mer

Comme un oiseau entre des arbres morts

Vole libre, dans les souffles amers

Des bateaux à vapeur, des marins

Au visage buriné par le vent

Affrontent et meurent tous les matins

Comme des êtres déchus par le temps

Qui combattent seuls contre des devins

Tuant des hommes de mer de vingt ans.



                           Moi, l'homme,

Je suis un homme, conscient de mon état d'humain

Je pense, donc je suis, sauvage ou civilisé

J'ai par nature une culture, un esprit, une pensée

Construisant mon histoire par ma tête et mes mains.

A l'image de Dieu, j'incarne la raison

Animal intelligent, j'évolue ; ma vie

Est dominée par la recherche de l'infini

Je veux devenir un surhomme, ange ou démon ?.

Je suis un homme, un roseau pensif et craintif

Faible et fort à la fois, aux doutes et aux espoirs

Je crois en un être suprême, j'ai besoin d'avoir

Foi en l'homme, de n'être point un naïf.



                           Venise,

Venise, sur tes lagunes, un soleil rouge se noie

Son voile écarlate se confond avec les flots

Venise, la lune caresse les palais de ses doigts

Et les gondoles glissent avec lenteur sur les eaux.

Venise, ton nom résonne dans le c?ur des amants

Les barcarolles font tourner la tête des passants

Venise, tu es une île qui vit pour un instant

Le rêve innocent et merveilleux d'un enfant.

Venise, tu es le jardin secret de l'amour

Où les âmes et les corps s'aiment à jamais unis

Venise, ta beauté me rendra aveugle pour toujours

Je veux te voir et mourir, tu es toute ma vie !.




                   La guerre assassine,

Un ciel bas, des rues noires, des maisons délabrées

Le spectre de la guerre hante dans la ville habitée

Quand la terre est changée en un ruisseau de sang

Le chaos et le mal sont les plaies du néant.

Dans l'enfer des combats, un soldat est tombé

Le fusil à la main, l'ennemi l'a tué

Il gît dans la boue, la face vers le ciel, la mort

Fauche les hommes qui meurent avec du fer dans le corps.

Dans les tranchées, au fond des trous, les armées

Sont prêtes, prêtes à périr pour la patrie, aimée

Et adorée, elle prendra la vie des enfants

Qu'elle a fait naître, pour satisfaire ses vils penchants.



                           Fête au château,

Chantez, ô belle enfant, les complaintes des troubadours

Des bateleurs aux jongleurs, la fête de l'amour

Bat son plein, les poètes charment de leurs vers

Le c?ur palpitant des jeunes filles et celui de leurs mères.

Le chantre sur son luth, le trouvère à la douce voix

Tous, sont en extase par les sons qui les mettent en émoi

Le seigneur et sa cour, près de l'âtre fumant

Dansent et rient, mangent et boivent en bons enfants.

La soirée est animée, les villageois, comme les soldats

Participent au festin, seuls les mendiants ne s'amusent pas

Mais ils auront les reliefs, et tard, très tard dans la nuit

Les réjouissances se terminent et les ménestrels quittent le logis.



                               L'usine,

Cheminées crevant l'épaisse voûte des nuages gris

Les murs de brique ont sur la peau, la couleur noire

De la misère, des mains fébriles tracent graffitis

Et slogans syndicaux, telles des voleuses chaque soir.

L'usine avale la multitude des travailleurs

Dans son ventre, le bruit des machines tonne dans la nuit

La cadence infernale sue et transpire l'odeur

Des heures de fatigue et les plaintes meurent sous la pluie.

Elle ouvre sa gueule béante au jour qui s'est levé

Evacuant son urine d'hommes sur les pavés

Ils retournent la tête basse, les épaules enfoncés

Dans leur détresse s'égaillant dans leur triste cité.




                   En joue, feu !,

En joue, feu !, l'éclair de mort, une salve de fer

Douze balles dans le corps et me voici en enfer

Le sang qui coule en un torrent, je vois la vie

Quitter mes entrailles, je vois le noir de la nuit.

En joue, feu !, je suis tombé, désarticulé

Comme un pantin de bois, je suis mort, tué

Foulant la terre, qui porte en son sein, la fureur

De mes bourreaux, je suis la victime du malheur.

En joue, feu !, un homme n'est plus, un homme a vécu

Un homme de vingt ans foudroyé en inconnu

Un homme a été fusillé, un soir d'hiver

Une tombe qui se dresse dans un paysage amer.



                   Nuit de cauchemar,

J'ai l'esprit torturé, détruit par le chaos

Par le choc effroyable des rêves contre mes pensées

L'onde infernale de la folie monte aux sommets

De mon âme et s'écrase au fond d'un gouffre sans mot.

J'explose et j'implose comme un cri, je suis un cri

Qui crie et qui hurle, l'écume des jours ravageant

Mes obscurs et noirs espoirs plane dans l'océan

Perdu du temps, ce temps qui fuit dans l'infini.

La nuit, les cauchemars partagent dans mon sommeil

Mes angoisses, je repousse au loin de la mémoire

Tout ce qui est réel, pour garder dans la foire

De mes douleurs, les souvenirs quand je m'éveille.



                       Nous deux,

Souvenir poétique, un regard a suffit

Je t'ai vu tel un songe, tout mon corps a tremblé

Troublé par ta beauté, comme toi, j'ai eu envie

De dire je t'aime, mais mes lèvres sont restées fermées.

J'étais figé, je ne pouvais même plus bouger

Paralysé, une statue vivante, attendant

Un geste, un mot, pour me jeter à tes pieds

Te déclarer mon amour et d'être ton amant.

O mon aimée, toi aussi, tu étais émue

Nous nous sommes enlacés, étreints et embrassés

Pour moi, pour mon c?ur, tu es la plus belle inconnue

Nous deux, réunis pour toujours et à jamais.




                       La belle affaire,

J'ai tout le corps qui crie vengeance, l'heure de la mort

De la mise à mort arrive à grands pas, ma vie

Est suspendue au fil de l'oubli, ô triste sort

Que de mourir sans passé, de n'être point compris.

Vingt ans déjà, vingt ans de lointains souvenirs

Perdus à jamais dans le silence de mon c?ur

Je t'ai aimé, fou d'un amour qui a fait souffrir

Un bonheur que je croyais pour toujours sans pleurs.

Tu es partie, je suis resté seul, triste, aigri

La grande faucheuse va emporter mon âme ce soir

Mourir, je vais mourir, la belle affaire, ma vie

A été douce et amère mais qui peut le croire !.



                       La mort du chien,

Dans la solitude d'un bois, un pauvre chien se meurt

Moribond, il s'est traîné, attendant la mort

Il sait que c'est la fin, sa fin, il n'a pas peur

Caché, personne n'assistera à son triste sort.

C'était un vagabond, un chien des rues, errant

Dans la ville, seul et abandonné sur cette terre

D'injustice, luttant pour survivre, par tous les temps

Il était la victime de ce sinistre enfer.

Un petit chien n'est plus, il est parti nulle part

Il a quitté ce monde, sans dire un au revoir

Je crois qu'il est heureux, car pour moi, c'est trop tard

J'aurais voulu l'aimer, mais il est mort ce soir !.



                           La horde,

La horde sauvage, des barbares dévastant la terre

Qui mettent à feu et à sang en d'affreux carnages

Des peuples ; des hommes et des femmes meurent dans leur village

Un charnier humain causé par ces bêtes de guerre.

La mort au bout des glaives, la haine au fond du c?ur

L'immonde monstre, cette vermine puante, plaie des enfers

Exhale l?horreur dans des odeurs putrides dans l'air

Les cadavres pourrissent au soleil de la terreur.

La campagne décimée, la meute, sanglante s'en va

Conquérir dans d'autres contrées, l'âme des morts vivants

la grande faucheuse récolte ses fruits, depuis mille ans

L'esprit du monde torturé, perdra ou vaincra ?.




                           Noblesse,

Grandeur d'âme et de la pensée, noblesse du c?ur

Le souffle vital s'élève dans les sphères d'influence

L'esprit éduqué des bonnes familles, au bonheur

Feutré et confiné, naît, meurt dans l'abondance.

L'homme digne, droit et honnête se veut dans sa morale

Puritaine, avoir de bons principes et désire

A la fois, faire le bien et éviter le mal

Partager son amour et freiner ses plaisirs.

L'être amoral n'éprouve point dans sa vile bassesse

L'élan du c?ur, qui pousse les idées les plus belles

A se réaliser, car il a la faiblesse

D'être prostré à tout jamais dans sa citadelle.



                           La chasse,

Aux premières lueurs du jour, quand le soleil

Darde ses rayons sur la forêt, la vie s'éveille

Un dix-cors mène la harde à la mare s'abreuver

Les animaux sentent la venue d'un grand danger.

L'hallali retentit dans les sous-bois, la peur

Affole les ruminants, ils fuient et les chasseurs

Traquent avec leurs chiens les pauvres bêtes, un cor

Sonne, un grand cerf court dans un ultime effort.

La meute sanglante cherche sa proie, la noble bête d'effroi

Se réfugie dans un marais, à cet endroit

Le grand veneur sort sa dague, enfonce sa lame

Dans le c?ur, la curée commence, et tout reste calme.



                           Vérité,

Créatures infernales, démons et monstres hideux

Les flammes de l'enfer lèchent la surface de la Terre

La grande faucheuse ramasse les cadavres de pauvres gueux

Exhalant son odeur, des miasmes putrides dans l'air.

Les dépouilles mortelles aux membres désarticulés

Dans de grotesques postures pourrissent, décomposées

La vermine ronge comme le cancer l'âme morte des damnés

L'éternelle souffrance des hommes a le c?ur blessé.

La vie est une torture morale et physique, oui !

Il faut lutter de la naissance à la mort, mort

Du corps et de l'esprit, nous sombrons dans l'oubli

Le miroir se brise quand le mal demeure encore.




                   Folie guerrière,

J'ai hurlé ma douleur, j'ai imploré la mort

Et je crie maintenant, aux portes de l'agonie

les horreurs de la guerre qui ont mis dans mon corps

La semence maudite engendrée par l'ennemi.

J'ai pris les armes, la patrie était en danger

Il fallait la sauver et pour la liberté

Des hommes allaient mourir, tués et foudroyés

Par les balles, des balles qui fauchaient l'âme des damnés.

Et moi aussi, je suis tombé au champ d'honneur

Donnant ma vie et mes vingt ans pour abreuver

De mon sang, la terre meurtrie qui porte jusqu'au c?ur

De la folie, les plaies des soldats apeurés.



                   Peur de mourir,

Adieu la vie, je vais mourir, mourir demain

Ne pleurez point amis, la mort n'est pas la fin

Je vais vous quitter, vous que j'ai toujours aimé

J'emporterai avec moi votre amitié.

Non !, je ne peux accepter ce destin fatal

J'ai encore de la vie dans le corps, pas un râle

Ne s'en échappe, mais j'ai peur, peur de souffrir

Angoissé par un mal qui me fait tant frémir.

Pourquoi !, j'ai envie d'hurler mon désespoir

De crier si fort, car je n'ai aucun espoir

Sauf si un miracle me sauve, Dieu le sauveur

Des âmes perdues, me réserve-t-il un sort meilleur ?.



                           Le fou,

Le temps s'écoule et je suis seul, désespéré

La terre vient de périr, le soleil s'est éteint

L'univers a rendu l'âme, la vie qui habitait

L'espace est en larmes, elle pleure depuis ce matin.

J'ai dans la tête comme un tourbillon de folie

Qui ravage ma raison, je ne peux exprimer

Sans danger, les atroces douleurs que j'ai la nuit

Les mots ne servent à rien pour dire qu'on a souffert.

Je suis enfermé dans un asile, moi le fou

Parmi tant d'autres, abandonné à tout jamais

Dans cette prison, je veux mourir la corde au cou

Je vais me pendre, en finir, car j'en ai assez.




                           Frères du vin,

J'ai un doux mal dans la tête qui me berce, écoutez !

L'alcool qui coule dans mes veines, buvez et chantez

Frères du vin, votre âme s'est enfuie dans un trou noir

Chassez la mort jusqu'aux ténèbres de la mémoire.

Vous qui avez tous dans le sang, le fruit amer

De vos espoirs, pleurez à la vue du pauvre hère

Que je suis, j'ai dans le corps plus de nuits glacées

Que de jours fastes, je suis rongé et assoiffé.

Frères du vin, vous versez la jeunesse et la vie

Dans une bouteille que vous videz au fond d'un puits

Vous serez ce soir ivres mort, sans plus un sou

Amis, je vais boire avec vous de tout mon soûl.



                               Aujourd'hui,

Je pense à la misère des hommes

Les continents, engendrent pauvreté et souffrance

Et moi, dans mon univers de richesse, comme un opulent bonhomme

Je mange et je bois à volonté les fruits de l'abondance.

Le stérile destin des démunis

Se limite, au simple besoin de survie

Celui de ne pas crever de faim, la pénurie

Des pays pauvres cause la mort de nombreuses vies.

Je ne peux à moi tout seul, sauver ces malheureux

J'attends l'aide de tous les hommes, de toute la terre

Il faut partager avec eux les ressources, les rendre heureux

Pour qu'ils oublient la souffrance de leur enfer.



                   Le temps des illusions,

Voici le temps des illusions

Les murs de la tourmente se drapent soudain de mystère

Les nuages voilent de brume, les citadelles qui retiennent

Du haut de leurs tours, l'éternité des âmes.

Les chaînes aux pieds, une étrave dans le corps

La vie est amarrée à un invisible destin

Emportée par le courant infernal des passions

Elle s'échoue quelquefois sur des grèves insondables

Et rebondit, pour finir dans la gueule du néant.

Des nausées de solitude viennent à la surface

De nos désirs mal digérés, les maux nous rongent

Des larmes de défaite coulent sur le sable d'une plage

Puis l'agonie des mots s'envole dans la folie du vent.




                       Sérénité,

Tout n'est que calme, paix, luxe et volupté

Comme le sable et l'azur des déserts

Tout n'est que vie, joie, amour et beauté

Comme les roulis de la houle des mers.

Par delà les sentiments éthérés

Mon esprit, tu te meus avec soupir

Et, comme du fond de mon c?ur, j'ai aimé

Les vers mélodieux d'un doux zéphyr.

Je trône dans l'azur, comme un sphinx de pierre

Je défie les éléments et l'enfer

Eternel et muet comme la matière

Je laisse aux poètes, un Eden sur terre.



                           J'aime la vie,

J'ai mille mots, mille mots d'amour pour te dire je t'aime

Mille mots de tendresse comme se disent les amants qui s'aiment

Mon c?ur se consume en un feu ardent, brûlant

Les braises d'une aventure que j'aie vécue d'antan.

J'ai besoin de la vie, car je joue avec elle

Je prends plaisir à ses caprices de jeune pucelle

Elle est farouche comme l'animal, qui a eu peur

Elle me rend fou, me persécute dans mon bonheur.

Je suis proie et chasseur, le loup et la brebis

Je passe mes nuits dans des rêves les plus infinis

Je fuis le temps et l'espace, sans jamais avoir

A souffrir, oubliant les horreurs pour un soir.



                       Déclaration,

Confident de hasard, je déclare mon amour

A une inconnue, que vos lèvres aient des pudeurs

Des retenues légères, j'avoue en un tel jour

La tendresse de mon c?ur, de goûter au bonheur.

Ecoutez, ô mon aimée, l'appel de la vie

Assis sur ce banc, j'entends dans vos yeux si bleus

La réponse à mes sentiments, car j'ai l'envie

De poser ma main sur la vôtre et d'être heureux.

Ne fuyez pas, n'ayez pas peur, je peux partir

Sans me retourner, vous laissant seule à nouveau

Sincères sont mes mots, je serai prêt à mourir

A vos pieds pour avoir un baiser le plus beau.




                       Compagnons,

O mes compagnons de misère et de gaieté

Un verre à la main, nous fêtons nos beuveries

L'âme du vin chante dans les bouteilles et de l'orgie

L'alcool des hommes coule comme un fleuve dans les cafés.

O mes compagnons de misère et de gaieté

Nous sommes frères de toujours, copains de l'aventure

Les femmes, nous les aimons tous, ces folles créatures

Vidant nos vices dans le ventre de prostituées.

O mes compagnons de misère et de gaieté

J'ai trouvé parmi vous, des joies et des regrets

Hélas !, mille fois hélas !, vous serez tous navrés

Mon c?ur solitaire pour une femme a chaviré.



                       Le temps d'écrire,

Je veux, pour composer, trouver les plus beaux vers

Un coucher de soleil emporté par le vent

Dévoile à mes yeux, les brumes qui naissent dans la terre

Et de l'éther, un fleuve gris monte au firmament.

Je rêve, en écoutant la pluie qui tombe, j'oublie

Les saisons, qui s'écoulent, flottant au grès du temps

Pour bâtir, dans de grands horizons infinis

Des paysages de printemps, que j'aimais d'antan.

La campagne est nue, un vol d'oiseaux passe au loin

Dans les champs, dans les blés, je vais m'abandonner

A la rime, les mots vont parcourir avec soin

La blancheur du papier, comme sur des pavés.




                       Résistance,

Peuples opprimés, prenez les armes et combattez

La tyrannie et la mort ne pourront gagner

Le cri de la vengeance retentit dans les c?urs

Parmi vous, des braves vont mourir au champ d'honneur.

Résistance, les armées de l'ombre sortent du maquis

Elles marchent la nuit en longues colonnes, l'ennemi

Prépare la bataille, les révoltés de la guerre

Vont se battre, leur sang va se mêler à la terre.

Liberté, la victoire finale est arrivée

Les forces du chaos quittent les campagnes, décimées

Peuples opprimés, prenez les armes et combattez

La tyrannie et la mort ne pourront gagner.




                           Mer du Nord,

Sur ces longues étendues de sable, la mer du Nord

Tel un cheval de bataille cabre ses vagues hurlantes

Sur des remparts de dunes, seule, une armée d'arbres morts

Résiste, quant au large, la tempête est déferlante.

Marée basse, la mer se retire loin du rivage

Le vent souffle sur la plage nue, des mouettes volent haut

Dans le ciel nuageux, la nature reste sauvage

La grisaille de l?automne se reflète dans les eaux.

Des pêcheurs vont souvent au bout de la jetée

La houle se fracasse sur les rochers, laissant voir

Que la surface de leur dos rond, chalutiers

Et bateaux de plaisance rentrent au port tous les soirs.



               Le fantôme de la vie,

La nuit, j'entends souffler le vent de la folie

Il gémit et se plaint dans la ville endormie

Des larmes de sang dans le c?ur, un chagrin passé

Le fantôme de la vie déambule, effaré.

Pauvre spectre, seul et délaissé depuis tant d'années

Tu pleures ta solitude dans l'abîme des damnés

Toi l'exclu de l'univers, ton âme se déchire

A cause de la mort que tu ne peux point haïr.

Tu cherches l'absolu et l'infini dans le temps

Tu erres dans les rues, où vagabonds, mendiants

Partagent ton triste sort, la misère, la pauvreté

Tu ne peux supporter, que faire pour tout changer !.



                           Solitude,

J'ai mal de solitude du c?ur et de l'esprit

Douleur lancinante qui meurtrit ma chair, mon âme

Je suis seul, entouré d'ombres qui paraissent sans vie

J'ai besoin d'aimer et d'être aimé par une femme.

Je me sens incompris, isolé et exclu

Sentiment de tristesse et de grand désespoir

J'ai pour prison de vains espoirs où je suis reclus

Perdu dans des pensées dont l'abîme est si noir.

Je marche dans les rues en quête d'aventure, fixant

Des yeux les regards froids des passants empressés

Aucune main ne se tend vers moi, je reste là sombrant

Dans une mélancolie qui me rend affligé.




                                   Misère,

Des coquins, des fripons, des gueux à l'âme damnée

La misère humaine couve dans le lit d'indigents

Les pauvres aux plaintes stériles, aux espoirs condamnés

Sont réduits à gueuser comme de simples mendiants.

La misère vit dans la rue, elle côtoie la mort

Dans ses plus noirs desseins, l'atmosphère des bas fonds

A un parfum de dégoût qui laisse à leur sort

Les malheureux, les humbles à dormir sous les ponts.

La misère ne peut être chassée, elle continue

Son chemin à travers le temps, elle fait frémir

De crainte, toutes ses victimes qui sont de plus en plus

Seules et isolées, elles ne peuvent que la haïr.



                       Déchéance,

De regards attristés en visages contristés

Et puis de bonheur perdu en malheur venu

Je fuis mon destin comme un pauvre hère affolé

Un soleil noir me hante, mais il reste inconnu.

J'ai la folie dans l'esprit, un obscur délire

Qui me transforme chaque jour en proie torturée

Au fil du temps, la vie coule sans aucun plaisir

L'alcool me joue des tours, et j'en suis tout troublé.

La mort est ma maîtresse, dans ses bras qui m'enlacent

Je connais les cauchemars de la nuit, au seuil

De l'oubli, noyant mes rêves de gloire, elle est lasse

De me voir ici bas et veut porter le deuil.



                   Je mange mon c?ur,

Tes yeux me font souffrir, j'ai si mal de t'aimer

Je t'aime comme un astre éclipsé, je mange mon c?ur

Je t'adore, ô ma frivole, pour ta folle beauté

Je suis perdu comme un imprudent voyageur.

Les chagrins, les remords, les sanglots, et les pleurs

Tout mon corps gémissant est en proie aux ennuis

Dis-moi, faut-il pleurer pour avoir le bonheur ?

Il est pour moi un jour noir plus triste que les nuits.

De toi, je n'implore, qu'un seul baiser libertin

C'est la mort qui, hélas !, console les malheureux

Amants, à travers elle, je serai seul, enfin !

Pensant à toi, ma mie, là-haut dans les cieux.




                           Bord de mer,

Sur les récifs naufrageurs, s'est brisée la houle

L'écume tisse sa dentelle de neige sur les brisants

Le marin, en haute mer, pleine mer, va pêcher, la foule

De mouettes suit le sillage du bateau voguant.

De la falaise blanche, le phare éclaire tel un fanal

Allumé toute la nuit, l'étendue d'eau salée

Des esquifs en détresse ont les flots dans les cales

La tempête soulève les éléments déchaînés.

Sur la grève au sable fin, une épave échouée

Sert de logis à des crabes, et à marée basse

Le littoral s'anime et des enfants, l'été

Vont jouer ensemble à cache-cache dans les crevasses.



                               Pour toi,

Pour toi, je donnerai mille et mille ans d'amour

Tu dors et j'écoute tes rêves dont l'écho reste sourd

Ton regard, ta beauté me rendent fou de désir

Je te sens toute vivante, je vois ton corps frémir.

N'aimes-tu pas la senteur des fleurs que j'ai cueillies ?

Elles ont la couleur de tes yeux, elles ont la vie

Mon c?ur est comme un mur percé de part en part

L'ardeur de mes baisers éclate sur des remparts.

Ta bouche est rouge, tes cheveux sont des fleuves d'argent

Je t'aime belle, farouche comme quand tu avais seize ans

Ta lèvre est le calice où je bois tes soupirs

Dans tes bras, je ne serai jamais un martyr.



                       Voyage de rêve,

Je voyage au grès du vent, sur mon beau vaisseau

La mer emporte avec elle, mes rêves les plus secrets

Je navigue entre ciel et l'eau, libre comme l'oiseau

Qui vole haut, si haut, perdu dans l'immensité.

Les îles de beauté, se confondent à l'horizon

Dans les lagons, le monde sous-marin, au soleil

De midi, se pare de couleurs, aux tons profonds

Des bleus azur, et des coraux, aux teintes vermeilles.

Je contemple, le regard plein d'émoi, les tableaux

Merveilleux que la nature offre, panorama

Infini, elle m'emmène vers l'océan, les flots

Portent mon bateau de Tahiti, au Canada.




                   Un mal invisible,

Un démon aux dents de feu me broyait la vie

Un gémissement de douleur vint se faire sentir

J'avais dans le corps depuis tant de décennies

Un mal invisible qui me faisait tant souffrir.

J'étais comme une épave perdue dans l'océan

Je sentais dans mon être, le poison s'écoulait

Dans mes entrailles, il allait et venait, tuant

Jour après jour, le souffle vital qui me restait.

Je voyais l'agonie venir, me préparant

Pour un ultime combat que je savais perdu

J'étais prêt à assumer mon sort à présent

J'attendais, résigné et prostré sa venue.



           J'irai cracher sur vos tombes,

J'irai cracher sur vos tombes, ô viles créatures

Monstres hideux de mes cauchemars, vos tortures

Infernales comme les poignards arrachent mes entrailles

Ennemis de mes nuits, je vais livrer bataille.

Bêtes de malheur, vous avez la mort pour destin

le feu des enfers brûle en moi, j'ai pour dessein

De détruire vos vies, je hais la froide puanteur

De vos gueules, excréments exhalant tant d'horreurs.

Vous allez crever, je le jure, devant les damnés

De l'oubli, vos carcasses pourriront à jamais

Sous le soleil, mon esprit malade incarné

Par le mal, pleure le nom des âmes désincarnées.



                       Les gueules noires,

Une campagne aux mornes plaines, que l'on appelle le Nord

Terrils pour cathédrales, chevalets pour beffrois

Le pays des gueules noires à l'odeur de la mort

Le peuple des ténèbres souffre de la faim et du froid.

Chaque matin, la terre avale ces malheureux

L'échine pliée, cassée par un travail de bête

Un salaire de misère pour nourrir des ventres creux

Vivre ou crever, leur vie n'a pas le goût de fête.

Des mains de forçats pour extraire l'or des enfers

Des regards hagards, du charbon pour tout horizon

Peur du grisou dans les profondeurs de la terre

Les mineurs, des hommes, les travailleurs des bas fonds.




                           Goulue,

J'avais la mort, la froide mort au c?ur et du fond

De mon âme semblaient sortir des glaçons aigus

Qui pénétraient dans ma chair où dans les tréfonds

Circulait le feu, ce feu damné qui me tue.

Le diable vint avec un rire affreux plonger

Ses griffes pointues dans mon esprit et se repaître

Du plus pur de mon sang, cette goulue affamée

Tel un vampire, me suce la vie de tout mon être.

J'étais possédé par ce mal, dans mes entrailles

Le démon de l'enfer vivait et sommeillait

Attendant l'instant où j'allais livrer bataille

L'un de nous allait mourir et l'autre tout gagner.



               L'enfer, c'est les autres,

Je suis révolté quand je pense que toute ma vie

Je vais devoir me battre, question de survie

De parvenir au bonheur, ce qui donne l'envie

D'aller jusqu'au bout, de réussir à tout prix.

En amour comme dans les affaires, tout est à faire

Chaque jour, un nouveau combat, cela peut déplaire

Je ne veux pas être mangé par les autres, l'enfer

C'est eux, un désir avoir ma place sur cette terre.

Je veux partir gagnant, posséder dans mes mains

les bonnes cartes, celles qui me procureront demain

Tout ce que je n'ai pas encore, jusqu'à la fin

On pourra compter sur moi, croyant au destin.



                   Divergence,

Empire despotique, prenant des libertés

Desquelles multitudes, foisons de peuplades

Naissent impunément, odyssée convoitée

Le monde bafoué, soldat de parade

Summum de la gloire, pérorant fortement

S'exclame de nouveau, déluge d'injures

Dignité suprême, convoite pleinement

La maigre fortune, branlante structure

Diaprée de couleurs, rituel biblique

Disgrâce perfide, lénifie la fureur

Arborée de plaisir, gangrène cyclique

Suintant de partout, galvaudant son bonheur.




                           A une femme,

Que j'aime voir, ta chevelure si blonde emportée

Par le vent, de ton corps, comme un soleil d'été

Les parfums odorants montent vers le firmament

S'éveillant le matin, comme des bouquets charmants.

Tes yeux, deux perles qui scintillent, la glace et le feu

Se mêlent, un clair azur m'a rendu amoureux

Sur ta peau, je sens les vagues grossir mes caresses

Mes doigts courent sur tes seins avec tant de sagesse.

L'élixir de tes hanches où l'amour se blottit

Le poison de tes sens a perdu dans ce lit

O ma reine d'une nuit, la fureur de l'oubli

Je t'ai donné pour souvenir, mon c?ur ravi !.



               Une vie d'adolescent,

Avec ferveur je veux quitter l'état d'enfant

Je touche du bout des rêves une vie d'adolescent

Les flots de la jeunesse magiques et inouïs

Pendent sur d'immenses miroirs aux reflets engourdis.

O chant cruel, le réveil solennel du temps

Pareil aux rumeurs de la nuit contemple les ans

Toi qui poses ton empreinte sur ma tendre destinée

Vas-tu favoriser mes fantasmes indomptés.

Le crépuscule des jours s'est enfin dévoilé

Des flammes réchauffent mon c?ur épris de volupté

En quelque lieu où je suis, l'esprit se promène

Comme une voix apaisante que l'on entend à peine.



               Hommes de peu de foi,

Hommes de peu de foi, vous outragez la morale

Les valeurs humaines sont bafouées, méprisées

Le monde se détourne du droit chemin, un scandale

Chaque jour affecte par son ampleur notre société.

Et moi, je ne peux exprimer mon désarroi

Que par des mots que j'écris, je vis cette fureur

Je vois la décadence, je touche du bout des doigts

Un univers qui tend à sa perte, son malheur.

Pourtant, j'ai l'espoir, car je crois en l'être humain

Des hommes de bonne volonté, ont par leur sagesse

Les clés du bonheur, un paradis pour demain

Je laisse de côté les impies et leur bassesse.




           Le cri du c?ur d'un animal,

Arrêté !, je vous en supplie, de nous tuer

J'ai peur, affreusement peur de la mort, de mourir

Je veux vivre ma vie et connaître la liberté

Laissez nous l'espoir, laissez nous un avenir.

Cheval de mon état, mes frères en Australie

Sont battus, exterminés et achevés

Nul n'est à l'abri, la fureur et la folie

Sont au bout des fusils, l'animal est damné.

Ils fuient à la vue de l'homme, ils ont dans le c?ur

L'effroi, essayant de survivre, de se sauver

Le massacre d'innocents continue dans l'horreur

Arrêté !, je vous en supplie, de nous tuer.



                   L'étalon noir,

Fils du désert et du soleil, l'étalon noir

Se cabre devant l'immensité du Sahara

Cheval arabe, il a dans le sang toute l'histoire

Des hommes bleus, les légendes vivantes de tout là-bas.

Le maître de l'horizon, orgueilleux et fougueux

Tel un oiseau de proie, galope à toute allure

Hennissant de bonheur, libre, fier et heureux

L'espace est son domaine, tel Dieu dans l'azur.

L'étalon noir, piaffe, des hommes veulent l'attraper

Il fuit loin devant lui, sans même se retourner

Il veut survivre, garder pour toujours, liberté

Et amour, de n'être pas un esclave enchaîné.




Le bûcheron,

Le soleil du matin dore les blé de mille feux

La rosée couvre de son voile transparent la terre

Qui s'éveille, les oiseaux volent haut dans les cieux

Et la vie renaît de la nuit dans les prés verts.

Dans la maison au fond des bois, le bûcheron

Vit en ermite, il est seul, tous les animaux

Sont ses amis, il connaît la nature, et au long

Des années, il vit avec le soleil et l'eau.

Il part, chaque jour, à travers la forêt, toujours

Plus loin, loin des villes et des hommes, car il a peur

Peur de ne plus avoir de liberté, il court

Il fuit la solitude pour unique bonheur.




               Dans les bras de l'amour,

Dans les bras de l'amour, je succombe aux plaisirs

Je m'abandonne et perd la raison aux désirs

Charnels, tout mon corps goûte à ce divin nectar

Les sens à fleur de peau, par son fatal regard.

Cette beauté, au c?ur solitaire et moi l'amant

Amoureux, dans de folles étreintes, pour un instant

De bonheur, nous nous sommes aimés comme des enfants

Oubliant dans un soupir le monde des vivants.

Je suis seul dans ce lit, à jamais partagé

Entre l'extase et l'euphorie, une femme dénudée

Est entrée dans ma vie, j'ai senti sur sa peau

L'envie de mes instincts pour ce corps beau et chaud.



                   La race des seigneurs,

Orgueil et vanité, gloire et soif de pouvoir

Je suis né de cette race, de cette gent de grands seigneurs

Un gagnant qui connaît ni échec, ni déboire

Mais réussite et richesse, tout çà pour l'honneur.

Je domine le monde par l'argent, le peuple me craint

Me respecte, main de velour dans un gant de fer

Je dirige mes affaires et provoque le destin

Le hasard n'existe pas et encore moins l'enfer.

J'ai besoin, toujours besoin d'être vainqueur, partout

Où je suis, l'esprit jamais satisfait, cherchant

A faire de plus en plus de profits, car je joue

Ma vie à pile ou face pour ne point être perdant.



                   La course ou la vie,

Courir, toujours courir, c'est la course ou la vie

Bolide, à l'instinct de vitesse à l'état pur

Ce seigneur qui aime le jeu, la chasse, a envie

Cette envie vitale de courir à toute allure.

Pur-sang, il libère l'énergie de la victoire

Il jette dans sa force, la puissance d'un éléphant

Il arrache du sol ses muscles bandés, car l'espoir

D'arriver est en lui, d'être vainqueur en gagnant.

Il est condamné à courir jusqu'à la mort

Sans jamais s'arrêter, pour souffler un instant

Ce besoin, besoin de courir, tel est son sort

Courir la belle affaire, mais c'est si exaltant.




                   Temps sidéral,

Vagabond de l'espace et naufragé du temps

Mille soleils se consument dans corps de mutant

Un océan d'étoiles perdu dans l'infini

Du cosmos, meurt au fil des marées de l'oubli.

Un astre de feu surgit dans le néant glacé

De l'univers, il fonce en bolide affolé

Vers les confins de la galaxie, un trou noir

Va l'avaler, perçant les cieux de désespoir.

Une nova s'est effondrée dans l'éternité

Des météores qui explosent dans la voie lactée

Des poussières stellaires se meuvent dans le vent solaire

Mon esprit de lumière est vif comme l'éclair.



               Papillons d'automne,

Les papillons d'automne folâtrent au gré du vent

Ils ont mille couleurs, mille prénoms, et mille visages

Heureux et libres comme l'air, le c?ur toujours battant

Ils butinent la vie dans leur long et doux voyage.

Les papillons d'automne se tiennent par la main, perdus

Dans la fraîcheur du temps, ils ont peur de la nuit

Et craignent le feu, mais ils déambulent dans les rues

De la ville, pour eux l'été fini sous la pluie.

Les papillons d'automne vont mourir de misère

Sous le pont ou près du parc, parfois près d'un saule

Ils finissent leur folle aventure entre ciel et terre

Les hommes ramassent leurs cadavres qui jonchent sur le sol.



                       L'incertain,

L'esprit chagrin désabusé par les noces

Noctambules des lutins pousse les plus hauts cris

En prologue d'une idylle de bonne grâce

Lui, seul cherche le souvenir de sa patrie

Sujet d'espérance, gardien de la paix

Le prophète de malheur, déraisonnait

A la folie, le sage penseur dans ses désirs

Fous, voyait le monde de façon imagée

Et de temps à autre, il prenait ses plaisirs

Pour des réalités, des rêves inachevés.




                   Grain de folie,

La pluie tombe, le ciel gris, la noire fumée

Des tristes cheminées, se meurt dans les astres

Chats errants, ermites, vagabonds, animés

Par la fraîcheur du temps, vivent le désastre

Un enfant court, son visage, connaît la peur

Il fuit loin devant lui un péril inconnu

Agité, tourmenté, ennuyé, le malheur

S'accroche à ses pas, meurtrissant sa vertu

Plénitude, joie de vivre, espérance

S'envolent dans le vent, transpercées jusqu'au c?ur

Infini, firmament, horizon, la danse

Infernale éclate et explose en ch?ur.



                       J'accuse !,

J'accuse !, cette société de vous trahir

Vous êtes, mes braves gens, victimes du système

L'argent, maître ou serviteur, qui peut définir

Son pouvoir, la valeur réelle d'un tel emblème.

Riches ou pauvres, vivre ou survivre, j'ai envie

De combattre l'injustice, voir la pauvreté

Et la misère gâcher et rater tant de vies

Cela m'éc?ure, que je pleure ce monde blessé.

J'accuse !, l'orgueil et la bêtise de nuire

Au bonheur des hommes, pour la richesse, pour l'or

Certains sont prêts à tuer père et mère, détruire

Tout avenir quand tant d'autres dorment dehors !.



           L'humain, ce conquérant,

Voyageur, naufragé de l'espace et du temps

Perdu dans l'univers, des systèmes solaires

Aux confins des galaxies, j'erre comme un mutant

Rêvant de retourner enfin un jour sur Terre.

Mille ans dans ce vaisseau parti vers l'infini

L'espoir de rencontrer des planètes habitées

Découvrir la vie, de nouvelles et bizarres vies

Sur des mondes inconnus, aux visages cachés.

O, toi l'humain !, tu te dis l'égal de Dieu

Tu crois détenir tous les secrets, conquérir

Ou périr, tu as mal de mort, dans les cieux

Va brûler ton âme, ton seul choix, vivre ou mourir !.




           Ma vie, une vie de travailleur,

Des années, de longues années de dur labeur

Une vie d'ouvrier, celle d'un obscur travailleur

Manuel de mon état, comme outils des mains

Des mains usées et fatiguées tous les matins.

Chaque jour, je quitte mon logis, il fait noir

Une journée de bruit et de sueur jusqu'au soir

Des cadences infernales pour un salaire si bas

Je compare cette vie de misère à celle d'un rat.

Aucun espoir de s'en sortir, de réussir

A quoi sert de vivre, de lutter, l'avenir

Quel avenir, celui du pauvre que je suis

Le spectre du malheur, de la mort me poursuit.



                           Cap Horn,

Cap Horn, extrémité sud de la terre de Feu

Sur tes brisants, la mer cabre et déferle

Ses vagues sauvages, comme des pauvres gueux

Mendiants réduis à s'enfuir à tire d'aile.

Naufragé, tu entends le cri de mes humeurs

Le déchirement de tes mâtures claque

Dans les entrailles des épaves et les rumeurs

Ravagent les bateaux ivres, d'une voix rauque.

Vogue, sur l'onde, l'onde amère de la mer

Marin, ô marin, sur les écueils se brisent

L'écume légère et poreuse, vulgaire

Dentelle blanche, effeuillant des algues grises.



           Cet obscur objet de désir,

J'aime !, la femme, cet obscur objet de désir

Fantasme et rêve amoral de tous les plaisirs

Son corps brûlant est un hommage à la beauté

Les sens en éveil pour cet amour vénéré.

La femme, splendeur et mystère, si convoitée

Et aimée par les hommes ; pour elle, j'ai donné

Les plus belles années de ma vie, parfait amant

L'attribut sensuel et l'ami confident.

Pour une seule femme, je suis à jamais épris

Par ses attraits charmants, j'étais fou, conquis

L'esclave enchaîné, prêt aux frasques de la chair

Cédant pour toujours à ce besoin salutaire.




                       Malgré la mort,

Je n'ai pas encore soi-disant l'âge de mourir

Mais j'y pense, à cette mort, à cette fin ; je transpire

A cette idée, de passer de vie à trépas

A cet avenir que je ne connaîtrai pas.

Pour l'instant, je continue de construire, bâtir

Par mes propres moyens mon futur, sans faiblir

Devant tous ces obstacles dressés devant moi

Seul au monde, pourtant, je garde toujours la foi.

Je n'ai pas choisi de vivre sur cette pauvre terre

Mortel que je suis !, le paradis ou l'enfer

Le choix est limité, tout dépend de moi, vrai

Ou faux, l'heure du départ est là, j'en suis navré !.




                       Univers sans âme,

Que crois-tu trouver dans cet univers sans âme ?

Le vrai sens à ta vie, mais ce monde infâme

Bafoue l'éthique ; des m?urs dépravées, le mal

Perdure, l'homme a toujours son état animal.

Héritage cultuel et culturel, histoire

Chronique des temps enfouie dans la mémoire

Barbare ou civilisé, l'esprit a acquis

Au fil des âges, la sagesse et non l'oubli.

Ethnocide tribal, minorité exclue

Du concert du progrès, le bon sauvage reclus

Dans son antre ancestrale, a pour philosophie

L'amour de la nature, haïssant le profit.



                           Ces gens là,

Ces gens là, vous savez, ils ont pour sentiment

Un profond sentiment de haine, de jalousie

Diatribe acerbe, critique sans jugement

Cohérent, cupidité et hypocrisie.

Ces gens là, vous savez, ils ont comme intérêt

L'argent, ce besoin malsain de tout posséder

D'amasser plus encore, dans le plus grand secret.

Ces gens là, vous savez, ils pour vil plaisir

De dénigrer leur famille, leurs amis, leur vie

Est basée sur le mensonge, tout avilir

Vous savez, pour eux tous, je n'ai que du mépris !.



                   Les Premiers-nés,

Ils n'étaient que vaguement humains, mais de chair

Et de sang, ils regardaient dans les profondeurs

De l'espace, ils voyaient au fonds de l'univers

Monter vers eux l'esprit divin du créateur.

Ils sentirent l'étincelle sacrée, celle des dieux

Et la solitude, dès qu'ils eurent le pouvoir

Ils cherchèrent leurs pareils à travers les cieux

Explorant, rencontrant la vie et ses espoirs.

Dans la nuit cosmique et dans toute la galaxie

Ils trouvèrent peu à peu des mondes intelligents

Ils étaient des fermiers semant leurs idées

Dans les champs des étoiles, à travers le néant !.



                           Guerre,

La guerre est un cercueil où de grandes dalles

S'élèvent parfois dans de sombres siècles

Et l'homme perdu, lutte dans le carnaval

De la mort, seul témoin consultant l'oracle.

Les longs bras de la plaie s'étendent dans le temps

Dans une sinistre et triste hécatombe

Faisant orphelins et veuves en un instant

Menant familles complètes dans la tombe.

Et la mort comme l'albatros sur l'océan

Plane au dessus des têtes en évitant

A tout moment de se jeter dans le néant.

O guerre, ô guerre, tu tues des innocents

Par ta bêtise, l'humanité est en sang

Et ton passage part en fumée dans le vent.



                                                           La face sombre,

                                           Je connais mon pire ennemi, il a mes traits

                                           Je le vois dans le miroir de l?âme, il détruit

                                           Tel l?océan, mes certitudes, sous des attraits

                                           Flatteurs, il me met le doute et m?apporte l?ennui.

Je combats des idées noires, des pensées moroses

Qui minent, rongent depuis des années, mon esprit

A quoi sert de croire, si l?espoir est mis en cause

Par des images négatives troublant mes nuits.

La face sombre de mon être, me porte préjudice

Il faut réagir, éliminer ces états

De défaite, comment réussir et faire justice

Tuer ce mal, ne pas vivre en renégat.




               Un monde meilleur,

Je vois dans le miroir, les reflets de ma vie

Des instants de joie et des moments de tristesse

Au fil du temps, les années sombrent dans l?oubli

Laissant à la surface, des chimères de jeunesse.

Chaque matin est un jour nouveau, rempli d?espoir

L?espoir d?un monde meilleur, à l?avenir certain

Riche ou pauvre, nous voulons une vie sans histoire

Nous croyons au bonheur, au fabuleux destin.

Mais, hélas !, les élus sont peu nombreux, si rares

Qu?ils sont les idoles, les nouveaux gourous, les stars

De demain. Les autres, les moins, sur les remparts

Des murs de peines, restent à jamais des barbares.



                       La bête immonde,

Au fonds des entrailles de la Terre sommeille la bête

Tapie dans son antre, elle attend depuis mille ans

Son retour. Bannie, elle a soif de reconquête

Elle crie vengeance, a besoin de mort et de sang.

Humain que vous êtes !, prenez garde à sa venue

Comme un poison, elle entre, pénètre vos esprits

Détruit, au fil du temps, vos pensées. Cette inconnue

Est le mal, n?ayez envers elle, que du mépris.

Elle n?a pas de corps, pas de visage, pas de nom

Elle se nourrit de vos peurs et de vos tourments

Elle vient de l?enfer, pactise avec le démon

Vous êtes ses proies, les victimes d?un monstre dément !.



                           L'attente,

J?attends l?ordre, l?ordre de monter à l?assaut

J?ai peur, tout mon corps transpire de cruelles angoisses

Je vois la mort, rôder autour de moi, j?ai chaud

Des gouttes perlent sur mon front, je sens la poisse.

Enfin, il arrive le départ vers mon destin

Que penser dans un tel moment, à ces instants

De malheur. Mais pourquoi ?, si au bout du chemin

Je meurs, donnant ma vie, au profit de tyrans.

Je ne peux fuir, aucune issue, il faut tuer

Ou périr, combattre jusqu?au bout, lutter

Contre un ennemi qui lui aussi doit trembler

Il n?a pas le choix comme moi, un seul va gagner.




                   L?ordre des choses,

Les règles sont établies, tu crois les connaître

Tu es seul dans la vie et face à ton destin

Tu vis le présent, mais tu n?es pas le maître

De ton devenir, tu dois tracer ton chemin.

Tu regrettes le passé, parfois la nostalgie

Te rends amer, tu gardes en toi, des souvenirs

Pourtant, ils s?effacent de ta mémoire, par magie

Il en reste des traces, pour bâtir l?avenir.

Un jour, tu constates que tes valeurs et idées

Ne sont pas vérité, seulement utopie

N?en sois point déçu, surtout pas désabusé

Crois en toi, tu feras les bons choix dans la vie.



Ma mort,

Tuez-moi !, je vous en supplie, par pitié !

Tuez le monstre que je suis, un suppôt de l'enfer

J'ai le mal dans l'âme et dans le corps, condamné

Pour avoir damné, cet univers si pervers.

Mille feux, mille douleurs détruisent les fondements

De ma raison. Je perd, chaque jour, cette envie

De lutter, de combattre, contre ce dément

Qui pris de folie, déclare la guerre à la vie.

La mort rôde, je sens son haleine putride

Envahir, mon esprit, elle a le goût, l'odeur

De mes cauchemars. Je la regarde, sur ses rides

Je vois l'effroi, j'ai la nausée, elle me fait peur !.

             


                       Mon fils,


Je te regarde et je ne vois que de l?amour

Tu es dans mon c?ur, dans mon esprit, pour toujours

Je t?ai donné la vie, tu m?as donné ta joie

Mon fils, tu es mon soleil, tu es tout pour moi !.

Je t?ai vu marcher, parler et enfin grandir

Devenir un homme qui construit son avenir

Tu es mon plus beau trésor, l??uvre de ma vie

Mon fils, mon enfant, je suis ton père, ton ami !.

Donnes moi ta main et allons sur les chemins

Du bonheur, tous les deux, vers un sacré destin

Ne plus te voir, je ne pourrai pas survivre

Mon fils, ma chaire, mon sang, ma raison de vivre !.



                           Tout est noir,

Je suis seul, tout est noir, dans mon c?ur, dans ma vie

Il ne reste que le néant, Je suis mort ce soir

J?ai perdu la raison de croire et je supplie

L?Eternel d?abréger mon cruel désespoir !.

Je pleure, mon âme est en proie à de grands tourments

De ce corps exhale les larmes et les pires douleurs

Du passé, une plaie béante ouverte aux sentiments

Les plus affreux, d?avoir subi tant de malheur !.

J?ai le feu dans l?esprit, un volcan de terreur

Embrase mes pensées, j?ai peur, cette peur de souffrir

Cette angoisse, de ne plus connaître le bonheur

De ne plus aimer, être aimé, plus d?avenir !.



                       Mon amour,


Je m?endors, seul et tu n?es pas là, ton visage

Tel un songe remplit mon âme de doux souvenirs

Je revois dans mes rêves, nos ébats si peu sages

Étreignant nos corps vers des sommets de plaisir.

Le temps passe, je pense toujours à toi, jours et nuits

Je ne peux oublier ton nom, j?ai ton odeur

Ton parfum dans mes pensées, enivrant ma vie

Mais au fond de moi, je n?ai pas, plus le bonheur.

Aimée !, donnes moi l?espoir de reconquérir

Les soleils de ton c?ur, j?ai perdu tant d?années

A te chercher, j?aimerai à nouveau chérir

Celle qui a enflammé mes sens par sa beauté.



                       Le silence,

Le silence, rien n'est plus beau que le silence

Le silence de la nuit, le silence de la vie

Le silence, ce mot résonne dans ma tête

Je divague à l'entendre, je délire à l'écouter.

Le silence profond d'une femme amoureuse

De son parfum qui embaume le bonheur

De son corps qui respire l'amour passion

Le silence d'un baiser échangé.

Le silence, j'en vis et j'en meurs à chaque instant

Il est en moi, j'en bois chaque jour un peu plus

Je suis ivre et soûl chaque fois, il me possède

Et me tue, mais quelle folie quand je le goûte !.

Le silence d'un sourire, le sourire d'un enfant

De son innocence, j'en ai plein les poumons

Je respire son odeur, il me rend fou de joie

Je suis au paradis, au paradis du silence.

Le silence de la mort, qui s'oppose à la vie

Le silence éternel dans l'infini du temps

Le temps du silence et l'éternel silence

De la mort silencieuse, ah !, quel silence !.



               Le gouffre infernal,

Délicat châtiment à l'orgueil insolent

Dans le tombeau dressé à sa posthume détresse

Perdu dans la mémoire noire d'un suprême serment

Le souvenir du désespoir s'agite sans cesse.

Démons, creusez la tombe et enterrez la vie

Le long des chemins, les croix plantées de l'enfer

Quand le soleil cruel darde à traits infinis

Le sol de l'oubli, deviennent les plaies de la terre.

Parmi les douleurs, chagrins, la multitude vile

Des bas instincts, sous le joug du plaisir, la mort

Va cueillir les moribonds, dans la fête servile

Au fond d'un abîme, laissant place à d'humbles remords.

Comme du bétail pensif sur l'horizon blafard

Les âmes damnées gorgées de sang et de ce vin

Capiteux, dans les sanglots d'un tel cauchemar

Vont noyer la ranc?ur d'un vulgaire assassin.

Les c?urs sont épris de profonds et tristes désirs

A travers des amours pleins de mélancolie

En de craintifs instants de bonheur, des soupirs

S'envolent, mais il reste les rêves cachés de la nuit.






olivier (http://wanadoo)


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