Le sabotage de l?amour.
Un cheval qui pleure dans une étable désolante
Quatre sabots éculés par une trop longue attente
Un hennissement plaintif, une aubade à l?absente
Sur sa croupe, le souvenir des douces cadences.
Au pas?Au trot?Au galop, au galop, au galop !
Plus loin ! Cours ! Fends le ciel, toujours plus haut !
Retiens ton souffle, jeune cavalière, belle et fière
Sous ta bombe, ta blondeur ruisselle, muse des airs.
Tendre enfant, cramponne-toi aux rênes qui te guident
Ta splendeur inonde pour toujours nos c?urs avides
Sur ta tombe, venue du pays des mille et une nuits
Des fleurs, un poème, une statue, une stèle arrondie
Pour que ton sourire rayonne au jardin des Hespérides
Et que le chagrin ,notre fille , tourne enfin bride.