Chers internautes, parmi vous, très certainement, se dégagent un certain nombre de joueurs et de joueuses.
Afficionados de la console vidéoludique, commercialisée auprès du grand public il y a plus de 3 décennies ou de l'ordinateur personnel, devenu à travers les progrès fulgurants de la technologie informatique, un véritable paquebot vidéoludique, le public cible constitué des "gamers" ou des "hardcore gamers" comme l'énoncent le noyau fort de la communauté vidéoludique a bien vieilli, emportant avec lui, la marmaille des années 70 à nos jours.
Quinquagénaires, quadragénaires, trentenaires et jeune gens, du simple ouvrier au président directeur général, le jeu vidéo est tout sauf un produit élitiste, bien au contraire, il représente à mes yeux un "consommable culturel" du même acabit qu'un bon livre ou autre oeuvre musicale.
Le jeu vidéo est sans nul doute un de ces produits issus de la création informatique qui mérite une attention toute particulière.
Tout d'abord, parce qu'il a permis et continuera à l'être durant de nombreuses années à venir, un extraordinaire portail expressif pour une pléthore de développeurs informatiques et d'autre part, parce qu'il remplit une fonction que beaucoup d'entre nous recherchent au terme d'une journée banale, un tremplin vers le rêve, l'imaginaire, où nos enveloppes charnelles et morales, calquées sur un respect de la NORME se détachent l'espace d'une durée indéterminée, de toute contrainte.
Certainement bien plus que dans d'autres médias, le jeu vidéo se distingue par une osmose interactive avec le joueur, et c'est bien là que réside sa force à préserver ce monopole.
Jeux de stratégie en temps réel, jeux de sport, jeux de combat, simulations en tous genres, c'est le "moi", le "je", la valorisation extrême de mon "EGO" qui prime, car il n'y a qu'une personne au monde qui soit à même de braver tous les pièges que lui tendront les développeurs et scénaristes les plus machiavéliques de la planète.
Depuis la déferlante des jeux vidéos adaptés sur consoles et sur micro ordinateurs, on ne compte plus la pléthore de titres qui innondent les marchés européens, américains et japonais.
Parmi ceux-ci, les classiques qui ont marqué de leur empreinte l'histoire des jeux vidéos dans les années 80, Pac Man ou la mascotte jaune de la société japonaise, Konami, la plus populaire au monde.
Autre monument des jeux vidéos issu de la même période, « Battlezone », le premier jeu en vue subjective 3D de l?histoire, dans lequel le joueur pilote un char dans un champ de bataille.
Le jeu remporta un tel succès que le ministère de la défense américaine demanda à Atari d'étudier une version améliorée du jeu pour l'entraînement de ses soldats.
En 1991, qui ne se souvient pas de "Sonic", le hérisson bleuté, le plus rapide des jeux vidéos?
Adapté sur consoles et sur ordinateurs, le jeu dégagea une hystérie collective parmi la foultitude des joueurs, jeunes et moins jeunes et prit la tournure d'une "Sonic Mania", une véritable sous-culture habilement exploitée par des vagues marketing agressives; le jeu vidéo et la mode fusionnent pour dégager des nouvelles sources de revenus.
Autre titre ayant fait un boom planétaire mais plus récent, la saga des Tomb Raider débutée en 1996 lancée par Eidos Interactive et Core Design; rarement, un jeu vidéo n'avait été porté aussi loin dans son potentiel extra-ludique.
Tomb Raider au cinéma, Tomb Raider en bande dessinée, Tomb Raider, la "Croft Mania", montre bien que le jeu vidéo n'est plus cantonné à un vulgaire jeu d'ordinateur, un consommable à haute vitesse mais bien un phénomène culturel réel, qui touche, qui influence et qui manipule sans limite, les masses consommatrices de tous âges et de tous horizons.
Les jeux vidéos, c'est aussi cette rivalité carnavalesque entre des communautés de joueurs qui descendent en flamme les détenteurs d'ordinateurs personnels ou de consoles.
A ma gauche, on vilipende les ordinateurs et les configurations techniques exigées par les jeux vidéos récents, quel outrage à la démocratie du plaisir vidéoludique!
On n'en veut plus de vos machines tirées de l'industrie aéronautique de la Nasa, vendues à une frange minimale capitaliste, baignant dans une hyper solvabilité!
Place à la standardisation des normes techniques, à l'accessibilité matérielle et peu coûteuse me chantent les partisans de la console vidéoludique!
Ah, la console portée par la fougue des fabricants tels, Nintendo, Sony, Sega, Microsoft, votre heure de gloire nous semble perpétuelle.
Modulée comme jamais par ses constructeurs, la console cadre et remplit parfaitement toutes les fonctions que ses disciples peuvent attendre.
Ergonomie du matériel, miniaturisation de l'équipement, "vive les consoles portatives", véritable couteau suisse (pensons au Nokia N-Gage), à la rupture spatiale entre la dimension solo et multijoueur de la console XBOX de Microsoft (avec la possibilité donc de jouer en ligne) ou de la PS2 de Sony, à la possiblité offerte par ces dernières de regarder des DVDS, la restriction purement ludique des anciennes consoles semble à jamais révolue!
*Stoppppp!*, à ma droite, les détracteurs de la console, les puristes de l'ordinateur personnel réclament le droit à la parole!
"Une console, humpf, vous rigolez!"
"A quoi sert d'avoir une console, alors qu'un PC offre mille fois plus?"
"Ouvrez grand vos oreilles et laissez vous emporter par la "parade du pontife Maximus."
- Plus de puissance, l'ordinateur moderne supplante les technologies retardées des consoles et offre aux développeurs la possibilité de faire tourner leurs jeux sur des plateformes technologiques dernier cri!;
- Plus de convivialité, inutile de comparer la qualité des interfaces en ligne et le nombre de nos adeptes, I-M-B-A-T-T-A-B-L-E!
- Plus de marge de manoeuvre! Un ordinateur, pour jouer... certes...., nous préférons nous taire sur l'ensemble des possibilités offertes par la machine des machines, notre DEUS EX MACHINA!
La réalité décrite comme telle représente un dilemme pour pas mal de joueurs, comme vécue sur Internet ou dans des conversations régulières.
Cependant, ne perdons pas à l'esprit que jouer est un plaisir, et qu'il devrait être ressenti comme tel par n'importe quel individu dans notre monde actuel.
Halte donc aux préjugés, aux discriminations faciles entre détenteurs de tel ou tel appareil vidéoludique.
Utopia GFR (http://www.game-fr.com)