Jadis, dans une contrée fertile, habitait un homme que l?on surnommait Glavus. On lui attribuait ce nom car il avait défié et anéanti de sa seule épée, une armée de Minotaures et de centaures. Respecté et honoré pour avoir sauvé le royaume des cieux d?un tel fléau, il fut conduit chez Zeus, Dieu de l'empyrée et lanterne de tous les âmes côtoyant cette haute tour. Glavus fut orné de beaux vêtements de lins ainsi que de hauts de chausses de cuirs .Il soupait parmi les plus grands prophètes, et fut reconnu dans chaque demeure qu?il eut accueilli .Il passait son temps à s?enorgueillir, et à se flagorner de ses plus belles victoires, de ses plus beaux récits .Chaque maison fut ébahit devant ce salvateur et cet immense guerrier .Personne n?osait contredire sa parole, et il fut encore plus impudent de l?interrompre. Des sculptures de son buste furent érigées dans tout le royaume .Chaque pas foulés étaient synonyme de terres fertiles ; Chaque homme qui le touchait était béni par les anges ; Chaque déclamation qu?il déversa sonnait comme la voix de l?être céleste. Et bientôt , on publiait quelques panégyriques et autres contes venus de nulle part .Il prit une si grande ampleur qu?il commença à incommoder quelques hommes de ce doux royaume. Un jour ,ou la brume et la pénombre voilèrent le ciel, un Cyprien vêtu d?une cape blafarde et d?un teint livide vint rencontrer Glavus, qui acceptait bien évidemment de recevoir les flatteries des orateurs de sa basse cour, qui séjournaient toujours plus nombreux derrière leur illustre .Il le fit entrer dans son palais fastueux et luxuriant. Ils discutèrent et pérorent longuement sur l?avenir, et la fatalité de ce monde .En ce lendemain dominicale, les cloches ne retentissaient non pas pour commémorer le jour providentiel de leur présomptueux héros, mais bien pour la mort d?un homme qui n?a su protéger ses arrières de ce pestilentiel corbeau.
Notoriété n?a jamais rimé avec prudence
L?homme célèbre oubli qu?on le connaît mieux qu?il nous connaît.
Les fanatiques gonflent les ruelles pour abattre leurs poignards au destin cruel.
LE SOUPCON N?a jamais tué personne, tandis que l?inadvertance à souvent frappé?.
Restons humble dans la victoire
Et courageux dans l?adversité
Et les poids de la balance resteront équilibrés.