Dans nos assiettes poussièreuses
s'empilent des corps d'enfants morts.
Nos fourchettes les font craquer
autant que nos mâchoires qui les broient.
À chaque perforation et chaque mâchonnement,
une petite voix s'éléve en moi:
C'est fragile un enfant!
Ô oui!c'est si fragile un enfant!...
Cette ritournelle
est excessivement
répétitive
et ne me laisse d'autre choix
que de céder.
Alors,
Je céde,
Et je rote mon repas
en pleurant.