Valid XHTML 1.1!
Valid CSS!
Get Firefox!

Ceci est mon PageRank™ - Powered by 1-Rank.com
Lookdir.net

Texte précedent Texte précedent dans la rubrique Texte suivant dans la rubrique Texte suivant

Le monde de Smeltrazar, chapitres 3, 4, 5, 6



III


N'en pouvant plus, Léa se jetta sur la tombe de ses parents en pleurant. L'autre jeune fille se redressa, stupéfaite, mais quand elle vit Léa sa surprise fut d'autant plus grande qu'elle se trouvait devant son portrait.
"Tu.. tu es moi! s'exclama la jeune fille,
- Oui, je viens du passé, je crois.
La jeune fille fronça les sourcils,
- Mais, ce n'est pas possible! je comprend pas...
- T'inquietes, moi non plus. Mais... J'aimerai savoir, c'est bien mes... nos parents qui sont là?
La jeune fille baissa les yeux
- Oui, cest bien eux.
- Mais comment, pourquoi sont ils là?
- C'est à cause de la révolution végétale. Ils sont morts le 24 Avril, alors qu'on essayait de s'échapper d'une rue envahie par les lianes... Papa et maman m'on dit de courir à la maison, qu'il me rejoindraient. J'aurais du ne pas les écouter, j'aurais dû les aider. J'ai couru pendant un certain temps, et puis je me suis retournée pour savoir s'ils me suivaient. Mais...
-Mais? souffla Léa, le souffle coupé,
-Je peux pas le dire, ça fait tellement mal. C'est pas juste... elle se remit à sangloter,
-S'il te plaît, dis le moi, ce sont aussi mes parents..."
Même sans savoir ce qui s'était passé, le coeur de Léa était déchiré, atteind de milliers d'épines. La jeune fille reprit:
"Quand je me suis retournée, papa tenait maman dans ses bras, alors j'ai couru vers lui. Maman saignait de la tête sa bouche était ouverte et ses yeux retournés. -La jeune fille poussa un soupir- papa me disait que c'était pas grave, que ça allait s'arranger, mais moi je savais que c'était pas vrai, je savais qu'elle était déjà morte. -de grosse larmes coulaient sur les joues du visage torturé de douleur et de tristesse- papa m'a dit de repartir, de pas me retourner. Moi j'ai pas voulu l'écouter. Je pouvais plus bouger, je gardais le regard sur le corps sans vie de maman. Et là... -elle hoqueta- alors, une énorme racine est sortie du sol et... J'ai compris que papa aussi était mort quand je me suis retrouvée toute seule dans cette rue envahie par ces racines. Les derniers mots de papa résonnent aujourd'hui encore dans ma tête : Nous t'aimons ma cherie, nous t'avons toujours aimée..."
N'en pouvant plus, les deux jeunes filles se jetterent l'une l'autre dans les bras. Elle pleurèrent un long moment. Puis la jeune fille demanda, d'une voix remplie d'espoir:
"Mais alors, si tu viens du passé, ils ne sont pas encore morts, tu peux faire quelquechose, pas vrai?
-Si tu es précise dans la date que tu me donne, il reste trois mois avant que la révolution ne commence, trois mois avant la mort de nos parents. Mais je crois pas que le temps veuillent dire quelquechose maintenant...
- Il faut absolument que tu retourne à ton époque!
- Non, je ne suis pas venue seule, je dois aller voir un ami à l'hopital!
- A l'hopital? d, d'accord.
-Gustave?"
Gustave n'était plus là, il s'était éclipsé quand il avait vu son amie se jetter sur un tombe. Il était allé boire un coup dans un bar près de là.
"Ben... il nous rejoindra à l'hôpital sans doute" pensa Léa.
Et les deux filles se mirent en route. Après un petit moment, alors qu'elles marchaient dans une rue, un jeune homme s'avança vers elles. Notre héroïne le reconnue tout de suite mais fut très étonnée de le voir embrasser langoureusement son futur. Elle rougie.
"M...mais..., souffla-t-elle,
- Je te présente Enzo, dit la plus vieille,
-Salut! Léa, tu m'avais pas dit que t'avais un sosie! déclara Enzo en rigolant!
-Euh... C'est une cousine éloignée.
- Drôlement ressemblante pour une cousine éloignée! Les deux filles rigolèrent ensemble
- ouais ouais! Je serais bien restée avec toi mais on a pleins de trucs à faire avec euh, laura!"
Les deux jeunes s'embrassèrent une nouvelle fois puis se séparèrent.
"Qu'est ce qu'il y a? Demanda la plus vieille à Léa en voyant son air interloqué,
-Ben, je savais pas que... Enzo et moi... et toi... Moi, je sort pas avec Enzo!
Léa du futur explosa de rire,
-ah! Je comprend mieux ta réaction! C'est vrai qu'à ton époque je sort pas encore avec lui!  Mais raconte moi comment tu es arrivée ici..."
Et Léa comença son récit...
* * *

Enzo avait guéri et fait la connaissance de sa future fiancée, il l'ignorait évidemment. Ils avaient déjà commencé les recherchent pour pouvoir retourner dans le passé, mais sans résultats. Aucune nouvelles de Gustave non plus.
Un jour que Léa se regardait dans un mirroir elle remarqua un dessin tracé au bas de son cou ; c'était une fleur d'une étrange beauté. Alors elle se rappela: le jardin! Combien de temps était passé depuis leur arrivé? Plusieurs jours... au moins une vingtaine, peut être même qu'un mois s'était écoulé. Et ils n'avaient trouvé aucune solution. Allaient ils rester dans le futur encore longtemps? Peut être pour toujours? A cette pensée elle tressaillit. Non! Il fallait qu'elle sauve ses parents! Puis elle repensa à ce qu'avait dit la nymphe, retrouver la voie de Smeltrazar... Et si on ne l'avait pas emmenée dans le futur seulement pour sauver ses parents, si tout cela cachait quelquechose d'autre? quelquechose de plus grand encore? Léa était prise de frissons et elle avait chaud. Elle se mit à trembler. Elle sortit précipitemment de sa maison et couru à perdre haleine dans les rues recouvertes d'herbe. Son coeur faisait des bonds dans sa poitrine.
Soudain quelquechose ralentit sa course, comme un mur de gélatine. Elle essaya de traverser le mur invisible. Les bruits alentours lui semblaient flous et lointains. Elle fut tout à coup projetée en avant et se retrouva étalée sur le sol, la tête dans la terre. Le lieu lui fut tout d'abord étrangé mais elle reconnut très vite l'arbre qui lui avait permis de passer dans l'étrange jardin. Il était majestueux, de son tronc et de ses racines jusqu'à la moindre petite feuille, jusqu'aux bourgeons naissants.
"C'est le début du printemps..." pensa Léa.
Plus elle s'approchait de l'arbre, plus elle le sentait vivre. Les pulsations de chaque feuille, de chaque branche résonnaient dans sa poitrine. La douce mélodie l'attirait. Sa main allait toucher l'écorce quand une voix retentit dans sa tête:
"Non Leyss, ce n'est pas l'heure de venir nous retrouver, ta tâche n'a pas été acomplie. Ne renonce pas, tu es prête pour l'entrennement."
Léa s'écroula au sol. C'était comme si elle se reveillait d'un sommeil agité. Là un tas de questions l'assaillirent : "Comment suis je arrivée ici? Qui m'a parlé? A quoi suis je prête?"
Elle se releva, elle n'était pas vêtue de son débardeur et de son jean. Elle était pieds nus dans la boue et portait un bustier et une jupe de guerrière. Une épée se trouvait dans sa main droite. Autour d'elle il n'y avait qu'un desert. L'arme tomba à terre. Léa poussa un cri. La terre se souleva devant elle et deux lames en surgirent, suivies d'une tête à forme triangulaire métalique aux dents assérées avec trois fentes noires qui la fixaient d'un air dégouté. Les deux lames formaient les oreilles. Puis Léa vit le corps de son adversaire: massif, de métal noir, deux bras terminés par trois grosses griffes et des jambes encore plus monstrueuses encore que les menbres supérieurs. La voix qui qui lui avait parlé un peu plus tôt résonna à nouveaux dans la tête de Léa:
"Ce que tu vois, c'est un bdeurz'l, un des survivants de la révolution, il est né en même temps que celle-ci, c'est un assemblage d'électro-ménagers. Bien sûr il y a quelqu'un derrière tout ça, mais pour l'instant la seule chose qui nous interesse est de découvrir et d'utiliser tes facultés.
-Génial! Et coment je fais?" S'exclama Léa d'un ton ironique. Mais elle riait jaune.
-"L'épée, répondit simplement la voix".
Léa se jetta au sol pour la récupérer, trop tard! Le monstre se jettait déjà sur Léa et celle ci fut projetée plus loin dans la boue. La voix du monstre retentit alors, et elle était totalement différente de ce à quoi Léa s'attendait. Pas de voix caverneuse et roque, non, au contraire, des dents de métal sortit une voix douce, mielleuse, mais sûre d'elle. Une de ces voix qui vous sont gênantes, envahissante et qui vous donne la nausée.
"Je pensais que tu serais plus difficile à battre, mais puisque tu es si vulnérable, je vais savourer ma victoire..."
Puis il rit, d'un rire à vous glacer le sang. Léa recula doucement vers l'épée et l'empoigna fermement. Elle s'attendait à un poids très lourd, mais non! C'était une belle épée, légère et équilibrée. Elle regarda encore la forme colossale qu'elle avait à combattre et s'élança avec conviction sur sa jambe droite qui devait mesurer plus d'un mètre cinquante. Elle coupa alors une des énormes griffes. La bête tituba et se retourna. Léa ne l'avait vu que de face jusqu'à présent, mais elle put constater que le monstre avait plusieurs ailes formées de lames tranchantes comme des rasoirs. De petits couinements de douleur se firent entendre: entre les lames se trouvait une petite boule de poils qui se débattait tant bien que mal pour sortir de ce labyrinthe mortel. La petite bête aperçut Léa et, dans un élan plein d'espoir, lui lança:
"Aide moi!"
En plus, l'animal était doué de parole? Léa voulait en savoir plus, il fallait qu'elle le sauve. Elle s'élansa sur le dos du bdeurz'l et tira de toutes ses forces sur les poils roux de l'animal. Elle essaya de la défaire de son piège d'acier mais les lames lui tailladaient les bras et les mains. Le bdeurz'l ayant compris que son adversaire était sur son dos, il secoua ses ailes, ce qui emplifia la soufrance de Léa. Son sang coulait en trainnées le long de son corps et bientôt, une flaque du liquide vital se répandit sur le sol boueux. Trop de sang! Le paysage alentour était de plus en plus pâle et devaint flou. Léa ferma les yeux et, dans un dernier effort, arracha le petit animal des ailes du monstre.
"Mourir maintenant? C'est trop bête, vraiment. J'aurais pu les sauver. Tampis, c'est trop tard."
Elle tomba et resta là, dans la terre, attendant le coup qui l'acheverrait. Mais il ne vint pas. Alors elle entendit une voix. Qui? Quoi qu'il en soit, cette personne venait l'aider.
"Ne t'inquiète pas, j'arrive. Je suis là, tout près de toi. Tout ira mieux tu verra."
Et Léa le vit, l'Ange! De lui émanait une douce lumière. De grande ailes de couleur grise lui permettaient  de rester en suspension dans l'air. Ce visage... Léa le connaissait. Qui était ce? Ce visage si familier. L'Ange la prit dans ses bras et l'emporta. Léa eu juste le temps d'attraper la boule de poils sanglante dans ses mains. Cela faisait un certain temps maintenant qu'ils volaient vers on ne sait où quand l'ange murmura:
"Non! Pas maintenant, je ne veux pas y retourner. Non! Laissez moi! Je suis libre!"
L'ange disparu en une brume et laissa tomber Léa au milieu d'une rue.

* * *

"Reveille toi! Eh! Petit! Reveille toi!" S'écria Gustave.
Il avait retrouvé Enzo gisant dans une rue, sans connaissances. Celui-ci avait couru après Léa quand elle était sortie de la maison, puis il avait perdue sa trace. Alors il avait fait demi tour, tout en réfléchissant à la réaction de son amie. Il s'était tout à coup arrêté, pris d'un malaise.
Enzo reprit peu à peu connaissances à cause des gifles que lui mettait Gustave.
"Où est Léa?
-Ah ça! J'en sais rien! Je viens juste de te trouver là!
-Mais je vous reconnais! Vous êtes celui qui m'a sauvé la vie! Merci! merci infiniment!
-Oh! Tu sais, c'est rien!"
La conversation s'arrêta là, Enzo repensait à cette sensation qu'il avait eu juste avant son malaise: comme une impression de liberté.
Les deux amis marchèrent vers une taverne pour se remetttre de leurs emotions mais, à quelques rues de là, ils découvrirent Léa dans une mare de sang. Sur son corps mutilé, une petite bête agitait ses ailes, emmétant une lumière. Enzo voulut courir vers son amie mais Gustave le retint.
"Chut! Ne fait pas de bruit! laisse la faire son travail, chuchota-t-il, c'est une ménule, un animal extremement rare connue pour ses talents de guerrisseur. Mais elle a l'air blessée, esperons qu'elle pourra faire quelquechose.
-Comment vous savez tout ça vous?
-chuuuuuut!"
Enzo se tut. Il n'aurait pas plus d'informations.
Léa se reveilla enfin. Elle se releva avec difficultés. La première chose qu'elle chercha fut la ménule. Elle était là, allongée sur l'herbe recouvrant la rue, se reposant. Léa la prit dans se deux mains et murmura un merci à peine audible. Puis elle vit Enzo et Gustave. Elle se précipita vers eux et s'écria:
"Vous ne savez pas où je peux trouver des pansements?
-Et c'est tout? Tu es en train d'agoniser, tout d'un coup tu te relève en pleine forme. Tu ne nous explique rien, même pas pourquoi tu portes ces drôles de fringues! Tout ce que tu veux, c'est... une pharmacie... s'écria Enzo,
-La petite bête m'a sauvée, à moi de l'aider!"
Et elle partit en leur tournant le dos.
"On ferait mieux de la suivre, de plus elle ne fera pas grand chose sans argent" Constata Gustave en commençant à marcher.
Ils s'arrêtèrent un peu plus loin devant un batiment qui portait l'insigne de la pharmacie. Ils en ressortirent plus tard avec un petit sac en papier contenant tout ce qui était necessaire à la guerison de la ménule. Puis Gustave rentra chez lui en n'oubliant pas de donner son adresse à ses amis. Sur le chemin qui les menaient chez Léa, Enzo commença à bafouiller quelques excuses.
"STOOOP! J'ai tout oublié! Bon, je vais directement monter dans ma chambre pour soigner la bête...
-La ménule!
-Euh... ouais, c'est ça. Inutile de parler de tout ça à mon futur. De toute façon nous partirons bientôt, notre enquête n'avancera pas plus ici. Viens dans ma chambre ce soir je te raconterai tout."
Quand Léa eu fini de la soigner, la ménule lui raconta son histoire: Son nom était miouchou, elle étit chargée de surveiller un gardien de Smeltrazar et de le soigner en ca de blessures. Il avait du combattre le bdeurz'l mais celui-ci avait dévoré le gardien. Miouchou était restée coincée dans les ailes du robot en essayant de sauver son protégé. Elle était restée là plusieurs jours jusqu'à ce que Léa la sauve. Léa raconta à son tour son histoire et la ménule lui proposa d'être sa guérisseuse. Léa accepta bien évidemment. Le soir les deux amis eurent le temps de parler de tout ça. Enzo ressentaient une sorte de jalousie envers Léa. Rien de merveilleux ne lui était arrivé. Il se sentait en dehors de l'histoire. Tout ce qu'il pouvait faire était l'écouter et la soutenir. Il se sentait tellement inutile. Etait il arrivé par hazard dans cette aventure ou avait il un rôle à jouer? Il s'endormi sur cette question.
Léa, quand à elle, eu du mal à trouver le sommeil, un détail l'agaçait. Le vieux fou qu'elle avait vu alors qu'elle était dans le futur se souvenait d'elle, après trois ans! Il en avait de la mémoire pour un vieux fou, ou alors il avait été transféré dans le futur en même temps qu'elle et Enzo? Impossible, que viendrait faire un fou dans un concert de rock? Et qu'est ce que c'était que cette médaille dont il parlait. Elle devait être précieuse pour qu'il tue sa femme... Trop de questions sans réponses pour Léa! C'est pourquoi sa nuit fut agitée et hantée de rêves étranges.

IV


"Alors vous êtes sûrs que vous ne voulez pas rester? Vraiment? Demanda Léa du futur à Enzo et Léa,
-Non, nous avons décidé de partir aujourd'hui. Nous devons absolument retourner dans le passé. Il faut que je sauve mes... nos parents.
-D'accord, mais laissez moi vous donner un peu d'argent pour votre départ".
Les adieu furent brefs.
Léa est Enzo passèrent chez Gustave pour lui faire leurs adieux mais celui-ci voulait rester avec eux:
"Vous n'avez pas de moyen de transport. Je pourrais vous être utile avec ma carriole. S'il vous plaît! Ca me ferais tellement plaisir!"
Alors les deux amis acceptèrent.
Ils n'avaient aucune destination en vue alors Gustave leurs proposa de les acompagner à la grande ville la plus proche. Là ils trouveraient bien quelques voyantes ou sois disant sorcières qui pourraient les renseigner sur ce Merx'mir. Du moins c'est ce qu'esperrait Léa. En arrivant elle fut émerveillée par le spectacle que lui offrait cette ville: Les façade des maisons étaient recouvertes de vigne vierge . L'odeur de l'océan tout proche se mêlait au crachin, créant un temps humide est froid. De loin, la cathédrale faisait penser à deux arbres gigantesques qui suplombaient toute la ville.
"Tout cela est impressionant! murmura-t-elle après un long moment d'observation,
-Eh! Et en plus c'est une toute petite ville! Imaginez la capitale! J'y étais lorsque la révolution à comencé. J'y étais avec ma femme"
Son regard se voila, il semblait être à mille lieux de là. Sans doute était il perdu dans ses songes. Il arrêta la charrette dans une petite rue au coeur du centre ville. Là les amis décidèrent de commencer leurs recherches.
"On devrait se séparer pour aller plus vite, proposa Gustave. Je dois aller dire au revoir à quelqu'un pas très loin d'ici. Rejoignons-nous lorsque le soleil sera à la pointe du clocher que vous voyez là-bas." Et il le désigna avant de partir dans sa direction. Enzo et Léa marchaient depuis quelques temps quand celle-ci se sentit mal. Une sorte de picotement dans le fond de l'estomac. Elle connaissait se préssentiment. Dans sa poche, Miouchou couina. Léa pris Enzo par la main et couru à perdre haleine vers nulle part. Là les deux amis ressentirent cette impression de mur de gélatine et ils se retrouvèrent dans une ruelle sombre devant un écriteau disant:
Méridyle
voyante extralucide
consultations du lever au coucher du soleil

"Waw! T'as le truc pour trouver le bon endroit au bon moment, toi! s'exclama Enzo,
-Oh tu sais, J'ai pas l'impression que c'est moi qui fais ça."
Et elle lui sourit. Ils entrèrent par une petite porte en bois, déclenchant un mécanisme qui fit tinter des clochettes. Une femme était assise à une table ronde à trois pieds, elle incantait un texte en un language étrange.
"Bonjour, dit-elle, je vous attendez.
-Ah tu parles! pas besoin d'être voyant pour sortir cette phrase!" Chuchota Enzo à l'oreille de Léa.
Celle-ci feigni de ne pas entendre et parla à la voyante:
"Bonjour, nous venons vous demander un renseignement...
-Vous voulez connaître votre amour? un renseignement sur vos finances? Je peux vous renseigner pour pas cher....
-Non non, rien de tout ça, je...
-Alors désolée, je ne peux rien pour vous."
Et la voyante poussa les deux amis vers la sortie.
"Non mais celle là alors! Quel culot! Elle pourrait au moins attendre qu'on lui demande ce qu'on veut!
-Calme toi! C'est normal que la réponse ne soit pas sous nos yeux, ce serait trop facile!"
Mais la voyante ressortit précipitement de sa petite boutique. Elle s'approcha rapidement de Léa et lui observa le cou. Ses yeux s'écarquillèrent, de sa bouche entrouverte, elle laissa sortir une phrase:
"Oh! Mais...mais... Vous êtes arrivée? Pardonnez mon comportement! Mais hélas! hélas! Vous arrivez trop tard..."
Elle tomba à genoux aux pieds de Léa.
"Mais... que? Murmura celle-ci,
-Quand vous êtes partie, j'ai vu le symbole sur votre cou! Vous... vous êtes Smeltraze! Excusez moi! Je suis vraiment désolée. je ne dit pas la vérité à mes clients mais il faut me pardonner hein? La vérité leur ferait peur, la vérité est tellement cruelle! Les gens s'accrochent à leurs rêves. Ils ne peuvent pas voir la vérité. Ils viennent ici pour apprendre la vérité, mais ils ne voudraient pas l'entendre si je leur disait. Alors je les enfoncent dans leurs fantasmes, leur faisant croire à leur réalité. Je suis désolée, pardon, pardon..."
Et elle continuait de se lamenter, de pleurer, de s'excuser. Léa, quand à elle, restait figée. Pourquoi cette femme lui disait ça? Qu'avait elle à voir avec ces histoires de vérité ou de rêves? Est ce que cette femme était folle? mais Léa eu confiance en cette étrange voyante et elle lui raconta son histoire. Quand elle eu finit de raconter, la voyante lui demanda si elle pouvait voir la ménule. mais Miouchou sortit d'elle même de la poche de son amie. Elle parla à Méridyle la voyante pendant quelques minutes. Alors Méridyle raconta sa propre histoire. Elle était semi-Smeltraze et avait déjà eu l'occasion d'aller en Smeltrazar, à Flyrtance, la capitale du royaume, pour y rencontrer un ami. Elle y retourna pour s'abriter durant la phase la plus violente de la révolution, qui dura plus de six mois. Et quand elle revint sur terre elle fut étonnée. La ressemblance avec Smeltrazar était frappante. En Smeltrazar, il n'y avait jamais eu d'electricité, ni de gaz, tout fonctionnait par la magie. De robinets de faïence coulait une eau pure. On pouvait créer une flamme simplment en clignant des yeux.Il n'y avait ni béton, ni ciment, les maisons était faîtes de lianes tressées et de pierres. Les rues étaient lumineuses, arborées de fleurs merveilleuses avec lesquelles on pouvait faire d'énormes bouquets car les plantes repoussaient aussitôt qu'on les cueillait. Des places aux fontaines magiques d'où jaillissait une eau multicolore. Mais il existait un endroit plus merveilleux encore, surnommé l'Eden par tous les habitants de Smeltrazar. Peut de personnes ont pu y pénetrer car un mur invisible, et surtout infranchissable entourait tout le jardin d'une force étrange. Mais le monde allait mal, des forces maléfiques mettaient en danger son équilibre. Il fallait que quelqu'un le sauve. Léa resta pensive un moment, puis elle revint à la réalité:
"Et Merx'mir, savez vous qui est cette personne?
-Oui, oui, c'est un mage, mais... d'où le connaissez vous si vous ne savez rien de Smeltrazar?
-On m'en a parlé... répondit Léa,
-C'est même un très grand mage, peut être le plus grand que je connaisse. Il est capable de se téléporter à travers toutes les époques et tous les mondes. Il a rendu de grands services à Smeltrazar...
-Il a? interrompit Enzo, il ne le fait plus?"
Méridyle resta songeuse pendant quelques instants, levant la tête, les yeux dans le vide. Puis elle reprit:
"Oh! Et bien... Juste avant la révolution, il a été chargé d'une mission. Vous voyez, je vous parlais tout à l'heure du merveilleux monde de Smeltrazar, mais il existe aussi une partie sombre de ce monde, aussi sombre que l'Eden est merveilleux. Là encore, il y a un mur, infrenchissable. Mais derrière ce mur, l'horreur est telle que seuls les grands mages peuvent y pénétrer sans mourir. C'est pourquoi Merx'mir y a été envoyé. Et pour vous prouver à quel point cet endroit est dangereux, je vais vous raconter ce qui est arrivé à Merx'mir. Mais je suis bête, nous parlons, nous parlons, et nous restons dans cette ruelle étroite, entrez, je vous en prie. Vous voulez boire quelquechose? Thé? chocolat?"
Les amis entrèrent dans la petite boutique et s'asseillèrent à une petite table où la voyante déposa bientôt trois tasses rempli de liquide chaud et une gamelle d'eau pour Miouchou. Puis elle s'assit enfin avec eux et continua son histoire:
"Savez vous qui à déclenché la révolution?
-Dame Nature?
-Oui et non. Celle-ci a été enlevé par on ne sait qui dans la partie sombre de Smeltrazar, partie que l'on appelle Razartlèms. Dame Nature a été enlevée avec les trois pierres -ou médailles- de son pouvoir et Merx'mir avait pour mission de les récupérer, disposées à différents endroits Razartlemes. Il y a le diamant, le rubis et le saphir. Elles sont nommées ainsi pour leur couleur, mais en aucun cas parce que ce sont des pierres précieuses. Ces pierres sont bien plus que ça: C'est elles qui détiennent le pouvoir de tenir l'équilibre dans notre monde.
Selon les espions de Smeltrazar, Dame Nature se trouverait dans une bulle comatique, inconsciente, et ses pouvoirs seraient utilisés par des forces du mal. Si il reste encore des endroits possédant l'électricité sur terre, c'est grâce à Merx'mir car il à récupéré le diamant, pierre la moins puissante des trois. Et si les trois médailles avaient été rassemblée, il n'y aurait plus de vie sur terre. Mais ne croyez pas que tout va bien pour autant, le monde se dégrade petit à petit, les lianes qui ont recouvert la terre se ressèrent un peu plus chaque jour et notre planète risque d'exploser.
Après avoir retrouvé le diamant, Merx'mir est parti en quête du rubis, il l'a trouvé, mais le champs magnétique qui protégeait la pierre était si fort que le mage s'est retrouvé propulsé à Flyrtance. Le choc fut si violent qu'il en est devenu fou. Il erre dans le temps, ses différentes personalités se sont mélangées dans toutes les époques. de plus, sa femme à été assassinée et il est persuadé que c'est lui qui l'a tuée. C'est un Bdeurz'l qui lui a mit ce scénario dans la tête. c'est un de leurs pouvoirs; quand leur victime est faible, ils peuvent lui faire croire n'importe quoi. Merx'mir à besoin de quelqu'un pour le libérer, mais beaucoup de gens ont essayé de guérir le mage, en vain. Les Smeltrazes attendent depuis près de trois mille ans l'arrivée d'un ange, peut être est ce la seule personne capable de guérir Merx'mir...
-Dites, vous y croyez encore à cette histoire d'ange, hein? Il n'est pas trop tard pour qu'il arrive? intervint Léa,
-Je ne sais pas, avoua Méridyle"
Mais quand elle vit l'expression inquiète de Léa, elle se reprit bien vite:
"mais bien sûr que j'y crois à cette histoire! J'y crois comme tout le peuple Smeltraze y croit!
-mais comment ça se fait que vous connaissiez tout ça sur Merx'mir?
-Oh! C'est qu'il est connu! Il y a même des statues à son éfigie. et puis, l'ami que j'ai rencontré à Flyrtance, eh bien c'était lui. Mais maintenant, il ne se souvient plus de moi.
Une expression de tristesse passa dans les yeux de la voyante,
Il ne se souvient plus des bons moments passés dans sa vie, ni des mauvais. Il ne s'en souviendra pas tant qu'il aura ce médaillon....

V


"Où peut on trouver Merx'mir? Demanda Léa après quelques minutes de reflexion,
-Avec ma magie, je peux essayer de l'attirer vers un endroit précis, mais le sort qui le hante est très puissant...
-Quelle sorte de magie avez-vous? Interrogea Enzo,
-Je peux invoquer les morts, les fées, les monstres et toutes sortes de bêtes merveilleuses. Mais cela marche avec les humains quand je suis au maximum de ma puissance. J'ai appris tout ça à l'école de magie de Clarte, au nord de Smeltrazar.
- Essayez d'attirer Merx'mir, on verra bien" proposa Léa.
Méridyle se mit aussitôt au travail. Des gouttes de sueur perlèrent bientôt à son front. Le silence pesait dans la petite pièce. Enfin, après quelques minutes, la pression retomba et la voyante s'écroula sur sa chaise, épuisée. Quand elle eu un peu reprit ses esprits, elle lança un regard désolé aux deux amis:
"Je ne l'ai pas trouvé, il n'est pas dans ce monde, ou pas à cette époque.
-Et s'il est en 2008, comme nous en venons avec Enzo, peut être pourrions nous vous aider.
-Oui, c'est peu être une solution, de toute façon il vaut mieux tout essayer."
Les trois amis se donnèrent la main et se concentrèrent sur Merx'mir. Quelques instants plus tard, celui-ci apparu devant eux. Léa ne fut pas étonnée de voir le vieux fou Adrien qu'elle avait vu juste avant et après le concert, et elle se dit qu'avec lui, la bataille n'était pas gagné d'avance. A peine vut-il Léa qu'il s'écria:
"Ah!!! Pourquoi m'avez vous appelé? pour le diamant? C'est encore vous? Je vous est déjà dit que je ne le donnerais à personne!
-Mais, Léa, tu m'avais dit que tu ne connaissais pas Merx'mir, dit Méridyle en fronçant les sourcils,
-Je ne savais pas que c'était lui, répondit Léa, mais je fais quoi au juste, maintenant?
-Je ne sais pas, essai de le calmer."
Léa prit les deux mains de Merx'mir et se plongea dans son regard, essayant de capter un quelquonque sort. Le mage se mit à trembler, le sort semblait lutter en lui pour ne pas sortir. Mais Léa tenait bon, agissant comme un aimant pour attirer le sortilège hors du corps du fou. Alors que Léa commençait à faiblir, Merx'mir hurla à s'arracher les poumons et une fumée mauve sortit de son torse en tourbillonnant. Puis il ne bougea plus.
"Il, il est mort? s'inquiéta Léa,
-Non, je ne pense pas, répondit Méridyle, mais le sort qui le possédait traîne encore dans la pièce. J'amène Merx'mir sur un lit avec la ménule pour qu'elle le soigne, récupère le diamant et emprisonne le sortilège à l'intérieur."
Léa trouva le diamant sur le sol, à ses pieds. Elle le ramassa et l'observa. C'était un prisme transparent dans lequel dansaient des vagues de fumée. Elle leva le pendentif vers le sortilège, celui-ci fut aussitôt aspiré à l'intérieur, lui donnant des reflets violets. Léa rejoint Enzo, Méridyle et Miouchou dans la chambre où était alité Merx'mir.
"Je crois qu'il y avait déjà un sortilège dans le pendentif, dit-elle en s'adressant à Méridyle,
-C'est possible, répondit celle-ci, il doit y avoir plusieurs pouvoirs en lui. mais ça, Merx'mir pourra l'expliquer mieux que moi. le pouvoir de base de la pierre est de reconnaître les personnes hantées d'un sort, maléfiques, ou spéciales, telles l'ange, par exemple..."
Méridyle n'eu pas le temps de finir, Merx'mir se réveilla et aussitôt, toute l'attention fut portée sur lui.
"Alors, comment te sens-tu? demanda Méridyle,
-Merci! Merci! c'est grâce à vous si je peux enfin vivre librement! s'exclama l'homme en se levant d'un bond et en prenant les mains de Léa.
Celle-ci rougis, très embarrassée.
-Mais... c'est grâce à votre amie. balbutia-t-elle,
-Mon ami? Quel ami? Où est il?"
Et il chercha des yeux cette personne. Alors celle-ci apparu devant lui.
"Oh! Méridyle! Comme ça fait longtemps! Serre moi dans tes bras!"
Ils s'embrassèrent ainsi quelques instants. Mais tout à coup, le visage de l'homme s'assombrit:
"Alors, ce n'est pas moi qui ai tué ma femme? Demanda-t-il, la voix pleine de sanglots,
-Non, ce n'est pas toi, répondit la voyante en le prenant dans ses bras pour le consoler.
Mais Merx'mir retrouva bientôt le sourire:
-Dis moi petite...
-Léa
-Léa... Je t'appelerai Leyss... Eh bien! veux tu me raconter ton histoire? Qui est ce jeune homme qui se tient ici? Merx'mir le dévisagea,
-C'est Enzo, un ami. mais laissez moi tout vous raconter..."
Et elle comença son récit, ce récit qu'elle ne se lassait pas de raconter.
Quand elle eut fini, Merx'mir approuva d'un hochement de tête.
"Mais j'aimerais savoir pourquoi c'est toi qui est venu ici et pas ton futur. Enfin les fées smeltrazes savent ce qu'elles font!  Pour savoir, le plus simple serait d'aller à la source. Oui, nous partirons pour Flyrtance avant le coucher du soleil.
-Le coucher du soleil! Merde! Léa! Il faut retrouver Gustave!
- Gustave? Qui est-ce? interrogea Merx'mir,
-C'est notre ami! celui qui a sauvé Enzo! On ne peut pas le laisser!
-Connaît il ton histoire?
-Non, mais c'est notre a...
-Pas question qu'il vienne! explosa merx'mir,
-C'EST DE MOI QUE VOUS PARLEZ?"
C'était la voix de Gustave, et pourtant il n'était pas présent. Elle résonnait dans la tête de tous les personnages.
"Comment faîtes vous ça? Demanda Léa, stupéfaite,
-Disons que je suis télépathe à mes heures perdues. Vous pensez tellement fort à moi, ça m'a intrigué!
-tiens! Ca c'est bizarre! Vous disposez de facultés interressantes pour un simple paysans! Ricana merx'mir,
-C'est de famille!
-Ah oui! Et puis-je connaître votre nom?
-...
-Vous voyez, c'est un escrot! S'écria Merx'mir,
-Vous vous méfiez de moi car j'ai le même pouvoir que le bdeurz'l qui vous a jeté un sort? Mon nom est Stanhyr, espion de Smeltrazar.
-Votre nom ne me dit rien! Vous n'êtes pas un espion!
-STOP! Mais arrêtez enfin! Gustave m'a sauvé la vie de fois! Il ne peut pas être mauvais!"
Enzo avait prononcé ces mots avec une telle fureur que Merx'mir fut surpris et se tut pendant un cour instant. Mais la querelle reprit bientôt, mais cette fois-ci entre Merx'mir et Enzo. L'un traitant l'autre de petit garnement écervelé et celui-ci rétorquant que l'autre n'était qu'un vieux fou sans coeur. Léa et Méridyle regardaient la scène les yeux écarquillés.
Enzo se sentit mal tout à coup, encore cette impression qu'il avait eu dans la rue en cherchant Léa. Ses membres tremblaient comme des feuilles mortes. Des gouttes de sueur coulèrent le long de son front.
"je vais encore m'évanouir, se dit-il, ce doit être la colère."
Alors il essaya de se calmer. Léa était tellement asorbée par la dispute qu'elle ne vit pas le diamant briller sur sa poitrine.
la querelle avait cessé et Merx'mir proposa un marché:
"Bien, "Gustave", j'accepte que tu nous suive! mais au moindre faux pas, à la moindre chose qui me paraître louche, je me ferais un plaisir de t'envoyer errer pour l'eternité dans un monde de ma conception. Est-ce clair?
-Très clair! Où êtes vous?
-Nous vous rejoignons d'ici quelques instants devant la cathédrale, puis en s'adressant à Léa et Enzo:
Je sais que Méridyle a des habits adéquates pour aller à Flyrtance mais vous, avec ces vêtements, on risque de vous regarder bizarrement.
-pour moi, j'ai quelquechose, intervint Léa, je l'ai emporté, j'étais sûre que ça me resservirait."
et elle sortit de son sac le bustier et la robe qu'elle portait quand elle avait rencontré le bdeurz'l.
"J'avais aussi une épée, mais je l'ai laissé tomber quand j'ai vu le bdeurz'l...
-non c'est moi qui l'ai! S'exclama Enzo"
Le silence se fit. Tous regardaient Enzo, stupéfaits.
"T...toi? fnit par souffler Léa,
-heu... ben oui, elle était à coté de moi quand Gustave m'a retrouvé dans la rue...
-ce doit être toi, Léa, tu dois avoir un pouvoir qui te permet de téléporter des objets, affirma Merx'mir,
-ah, oui, peut être"
"ce n'est pas moi ai fait ça" pensa Léa, mais elle ne voulu pas insister. Ce Merx'mir avait un caractère de cochon et il n'aurait pas apprécié.
"Bon bref! Je reviens tout de suite je vais te chercher des habits Enzo"
Et Merx'mir disparu pour réapparaître quelques instants plus tard, les bras chargés de vêtements de cuir.
"eh! On est pas à l'époque préhistorique! s'exclama le jeune garçon,
-Met ça! Si tu te promène en t-shirt et en jean tu te sentiras bête! Ah oui! Léa, les femmes ne sont pas habillées de cette façon là où nous allons, ne te fait pas trop remarquer, c'est tout ce que je demande. Allez! Allez vous habiller, mais mettez vos habits normaux par dessus. Vous n'auriez pas l'air malin si on vous voyait  déambuler ainsi en ville!"
Un fois changés, les quatres amis se rendirent devant la cathédrale où les attendait Gustave.
Ils étaient loin de se douter que ce n'était que le début de leurs aventures.

VI


"Maintenant il faut se rendre à la porte la plus proche, Annonça Merx'mir,
-La porte? Demanda Enzo,
-Oui, c'est ce qui nous permettra d'aller en Smeltrazar. Il y a une carte des portes. Le monde de Smeltrazar calqué sur le notre. par exemple, la porte du jardin de Flyrtance correspond à un petit village du Niger. certaines portes sont condamnées, et d'ailleurs..." Merx'mir sortit une carte de sa veste.
"Oui, reprit il, nous devons passer par une porte condamnée, c'est risqué, mais nous n'avons pas trop le choix. Elle se trouve à environ soixante sert... heu... trente kilomètres.
-Nous pourrions y aller en charrette, cela irait plus vite, proposa Gustave,
-Oui, mais tes chevaux ne passeront en Smeltrazar que s'ils possèdent le pouvoir, notifia Méridyle,
-Ne sousestime pas mes chevaux, répliqua Gustave."
Les cinq amis montèrent dans la charrette.
"Si tu ne veux pas que je sousestime tes chevaux, lança Merx'mir, il faut qu'ils me montrent de quoi ils sont capables.
-Et comment! Dès que nous serons sortis de la ville, je vous rabattrai le caquet!"
et il le fit. A peine étaient-ils dans la campagne que Gustave lança ses chevaux au galop. On ne voyait plus le paysages qui défilait sur les cotés du chemin cayouteux qui faisait bondir la carriole. Tant et si bien qu'à un moment, le paysage se figea et la charrette se dématérialisa pour se rematérialiser  dans un champ. Merx'mir, stupéfait, ne pu que begayer:
"Tes...tes chevaux sont rapides. Paysans, tu m'impressionne!
Bon... selon mes calculs, la porte devrait se trouver...
-Juste sous votre nez! S'exclama Gustave en riant, c'est que je connais la région par coeur!
-Très bien! alors vous allez nous dire comment on franchit cette porte!
-Ah! Mais je en suis pas sûr que tout le monde ai le pouvoir pour passer.
-Mais si! Enzo aura juste besoin d'aide.
Léa, je te montre et tu essaie ensuite en prenant ton ami par la main."
A peine eut il terminé sa phrase qu'il écarta quelques herbes et sauta dans un flaque qui venait d'apparaître. Léa fut impressionnée mais ne se découragea pas. Elle essaya de mettre un pieds dans l'eau mais celui-ci fut immédiatement propulsé en dehors de la flaque. Léa poussa un cri de stupeur, son pied était recouvert d'une étrange substance jaune/orangée. Elle reprit ses esprits et tandis la main vers Enzo. Mais celui-ci refusa:
"Regarde ton pied. Tu te souviens de ce qui s'est passé la dernière fois que j'ai essayé de rentrer dans tes mondes bizarres... Non merci, très peu pour moi..."
Léa ne l'écouta pas, elle le pris par le bras et l'entraîna avec elle dans la flaque. Le voyage fut bref et l'arrivée violente: dans un torrent. Merx'mir les appelait du bord en leur tendant une branche. Enzo l'attrapa mais Léa butta contre un rocher et perdit connaissances. Son corps disparu dans les profondeurs de la rivère. Aussitôt, Enzo lâcha la branche et se mit à nager vers le corps inconscient qui glissait toujours plus bas dans le lit du torrent. Du bord, Merx'mir et Méridyle -qui venait d'arriver- criaient à Enzo de revenir avant de se noyer mais celui-ci ne voulait pas savoir, son amie était en train de mourir et il ne pouvait l'accepter. Il retint sa respiration et plongea. La rivière était plus profonde qu'il ne le pensait, mais il tint bon. Il aperçut au fond de l'eau l'ombre de son amie, nagea jusqu'à elle, la prit dans ses bras et remonta vers la surface. Mais l'air lui manquait. Pendant un cour instant il pensa à expirer l'oxygène qui lui restait dans les poumons et à se laisser envahir par l'eau glacé. Mais il était habité par une fureur de vivre et Léa avait un monde à sauver, alors il lutta contre l'eau sournoise qui n'en finissait plus de courir devant lui. Bientôt une branche se tendit dans sa direction. Il s'aggrippa à elle et se laissa tiré vers la rive. Une fois sur la terre ferme, il s'allongea, épuisé. Quelques instants plus tard, Léa se mit à cracher l'eau qui était restée dans ses poumons. Elle se releva, un peu secouée par les derniers évènements. Merx'mir réfléchissait:
"Je ne pensais pas que vous arriveriez là, vous avez dû prendre un mauvais angle en traversant la porte. Enfin ce n'est pas grave, l'important est qu'il ne soit rien arrivé de grave. je vais vous sécher."
Il formula quelques mots et aussitôt, Léa et Enzo furent secs comme s'ils n'avaient jamais été dans le torrent.
Gustave siffla et les chevaux et la charrete apparurent à leur tour. Alors les cinq amis se mirent en route vers Flyrtance, qui se trouvait à plus de deux mille sertys de la porte du torrent.
""Sertys"? Interrogea Enzo,
-C'est l'unité de longueur Smeltraze, expliqua Méridyle, un serty équivaut à environs cinq cent mètres.
-Alors nous sommes à plus de milles kilomètres de Flyrtance? Combien de temps nous faudra-t-il? Y a-t-il d'autre ville avant Flyrtance?
-Nous irons tout d'abord dans une petite ville nommée Rlames pour nous restaurer et nous reposer. Elle se trouve à moins de dix sertys. La nuit va bientôt tomber, il ne faut pas s'attarder ici: notre arrivée à perturbé le fil du temps, des arbreyeurs vont surrement nous courser et ce n'est pas très sûr ici dès que l'obscurité envahi les terres."
La monotonie du voyage permit à Léa et Enzo d'observer le paysage: ils se trouvaient sur un chemin qui était beaucoup fréquenté, à en juger les sillons de chaque côtés de la petite route. L'herbe autour était étrange, chaque brin formant une boucle. Au bout de leurs tiges, de petites boules bleutée se balançaient dans le vent, éparpillant dans l'air leur pollen au doux parfum. Au loin la fumée de quelques cheminées embrumait le ciel. En haut d'une colline, la roue d'un étrange moulin tournait. Quelques petits oiseaux noirs aus ailes vertes immenses planaient au dessus des prés. Le ciel prenait une teinte violette alors que le soleil disparaissait lentement derrière l'horizon. Les nuages formaient de longues traînées dans la voûte stellaire. Dans les champs au bord de la route, des paysans pratiquaient les derniers travaux de la journée. Leur corps était poilu et massif, leurs oreilles dréssés sur le dessus de leur tête et leur nez aplatis. Il n'étaient pas humains, mais Léa se dit que ce ne serait pas la dernière race étrange qu'ils verraient dans ce monde qui, de toute façon, était lui même étrange. Vraiment très étrange, au point même que Léa en vint à se demander si ce n'était pas un rêve. Mais si c'était un rêve, alors elle ne voulait pas se réveiller, du moins pas pour l'instant.Bientôt, la charrette pénétra dans une forêt. De grands arbres aux troncs minces et des feuilles d'un vert si pâle qu'elles paraissaient presque transparentes. Sur le sol, de minuscules champignons multicolores poussaient et mouraient quelques secondes plus tard. Parfois, de petits fruits gris tombaient des branches et plus tard, un animal venait le chercher et le ramener dans sa tanière.
"Là! Regardez! S'écria Miouchou en désignant un étrange loup au pelage d'or, C'est un laftuv, malgré les apparences, il est plus innofensif qu'un agneau, il se nourrit essentiellement d'insectes. Vous pourrez le carresser si vous vous approchez doucement.
-Dites Merx'mir, on peut aller carresser le laftuv?
-Appelez-le, je ne veux pas que vous alliez seuls dans la forêt. De plus la nuit est tombée."
Méridyle émit un son étrange et le laftuv détourna le regard vers la charrette, puis il s'approcha lentement et enfin, sauta aux côtés des passagers.
"C'est impressionant, murmura Enzo."
Et il hésita à mettre la main sur l'énorme bête d'au moins deux mètres de longueur qui se léchait la patte avant comme l'aurait fait un chaton. Méridyle lui montra qu'ils ne risquaient rien en grattant la tête du loup qui se mit à ronronner.
"Cet animal est rare car pourchassé pour sa fourrure, mais s'il est avec nous il ne risque rien."
Alors Enzo et Léa s'aventurèrent dans l'épais pelage d'or de l'animal.
Bientôt le chemin de terre fut remplacé par une allée pavée et les premières maisons de Rlames apparurent, non pas sur le sol, mais suspendues dans les arbres comme des cabanes. Elles étaient faites de lianes tressées et étaient reliées entre elles par de petites passerelles. On accédait aux bâtiments par des escaliers au coeur des arbres dont le tronc était plus gros que les autres. Le sol était couvert de minuscules fleurs mauves serrées les unes contre les autres. Une multitude de papillons de même couleur voletaient autour des arbres, des maisons, des habitants. Une douce lumière émanait de ce lieu féérique.
Enzo poussa un soupir d'admiration. Le monde de Smeltrazar était décidément plus beau et plus merveilleux que le monde triste et pollué dans lequel il vivait.
La charrette s'arrêta devant un énorme arbre sur lequel était écrit: "Au père fouetard".
"accueillant, ironisa Enzo,
-C'est une taverne, c'est tout ce que nous avons pour ce soir."
Ils descendirent de la charrette et entrèrent dans la batisse par une grande porte. Là, ils montèrent un escalier interminable sculté dans le tronc et arrivèrent tout essouflés dans une immense salle aux grandes tables garnies de mets qui semblaient tous plus succulents les uns que les autres. Les voyageurs se rendirent au comptoir et demandèrent à se restaurer, une femme imposante à la peau recouverte de poils leur proposa des chambres et le couvert. Ils mangèrent des cuisses de peyto, sorte de gros oiseau au plumage rouge qui ressemblait étrangement au poulet, de gros haricots noirs et pour finir, une crème de mélande, fruit sec au goût délicieux.
Rassasiés, les cinq amis partirent se coucher et ils dormirent comme jamais ils n'avaient dormi, dans des lits aux matelas moelleux et bercés par le chant des grillons du crépuscule.

mspf


Texte précedent Texte précedent dans la rubrique Texte suivant dans la rubrique Texte suivant



Texte noté par les internautes à 6/10.

Pour pouvoir noter ce texte il faut être inscrit et identifié.


Commentez ce texte :


Pseudo : E-mail: Site :

Commentaire :





1 commentaire sur ce texte :


  • MuRdEr (http://www.ecrivez.fr.st) le 2004-11-06 20:38:32 :
    Waouh ! Bon, jpeux pas dire que c la suite tant attendue puisque je l'avais déjà lue ^^. Mais cela n'empêche que j'aime beaucoup...