Automne
Il est le secret des couleurs dor
.
Lumière en chaire visuelle de léternel.
Rouge, brûlant sur le manteau des forêts.
Il avale la chaleur du soleil
Et marque au fer blanc
Les nervures de lavenir
La pluie tombe lavant les regrets
Du temps qui déambule sur son dos
Dans lécorce profonde des êtres et des arbres
La sève sendort retournant à sa source originelle.
Le ciel se mêle à la terre
Les brouillards enveloppent de leurs bras les plaines.
Lautomne déprime ses peines,
Suinte de larmes les troncs des arbres.
La morsure des gelées réveille les germes
Recroquevillés en ftus.
Survivre
La puissante force damour fait merveille.
Elle donne dans les profondes entrailles de la terre
Le don fécond de lhérédité.
Les pâles matins enrobent dun voile amoureux
Lautomne qui tricote de ses doigts douloureux
Un gant de laine.
Les cheminées sont allumées
Sur les toits sélèvent les fumées de pensées
Les fenêtres sont closes et les portes sont fermées
..
Le chat miaule
La mésange a froid.
Lautomne carillonne ses louanges
Avec ses pognes de châtaignes.
Lépine ardente défend son fruit farineux
La hulotte raconte sa vie à lombre des nuits.
Elle effraye le hibou qui hulule la lune refroidie.
Lautomne écrit son testament
Sur les feuilles en lettres dor.
Le vent chuchote des mots damour à la feuille tombante.
Sur ses rayures sont marquées les émotions inconscientes des arbres.
Le froid pétrit les nuages blancs,
La joie et la peine sont accrochées aux fils des araignées
Suspendues aux branches des sapins.
Douloureuse la séparation des corps
Lempreinte du pas sefface sur les allées des cimetières.
La bruyère et le chrysanthème pleurent des larmes secrètes.
Lautomne lie ses mystères aux creux de la terre
Vient écraser ses larmes de tendresse
Sur le tableau gris de la vie.
Il retient ses dernières heures de bonheur
Jouant comme un enfant avec le vent et le soleil
Il ouvre les portes de la plénitude du repos.
Le pain de la vie germe dans les grains du blé
Qui prend conscience de la faim.
Loiseau senvole au cur de lautomne noyant son vol
A lharmonie des couleurs du paysage.
Lautomne mouille les chemins de campagne
Le pas du promeneur aplatit modestement
La vanité de ses promenades.
Médium, il voit la vie
Il va