Une nymphette vient de naître.
Elle s'appelle CIBELLE.
Mais,le restera-t-elle au fil du temps ?
Nous l'allons voir,dans pas longtemps.
Dans sa chrysalide tout d'abord,
Elle se cache pour grandir et s'épanouir.
On la devine déja charmante,et souriante.
Qu'il est long le temps du changement.
Plusieurs années ont tour à tour régné,
Puis se sont enfuies.
Enfin le jour sacré est venu,de la voir changée,
Devenir une jeune fille sage et obeissante.
Son passage à l'age de la suprême beauté,
Ne s'est pas fait sans danger pour ces ailes fragiles,
Qui pouvaient se briser,sur un amour bafoué.
Sa splendeur de femme,
Eblouie les yeux avides des hommes,
Sur ces rondeurs et sa ligne racée.
CIBELLE doit choisir le meilleur pour elle,
Afin d'avoir une vie agréable;
Pleine d'un amour sans taches.
Mais le temps passe si vite.
Nous voilà à la fin de l'été,
D'une vie bien remplie.
Les cris des petits enfants,
Réjouissent les heures,et les jours,
Qui se meurent en automne.
L'hiver pointe son nez,et frappe à sa porte.
Elle se rememore les beaux jours,
Ou son époux disparu depuis,
Lui caressait la joue de sa main de velours.
Devant son miroir,un soir,
Elle se revoit dans sa robe de mariée,
Et sourie au temps,puisque le sien se fini.
Le reflet qu'elle entrevoit,
C'est elle, le visage défait,plein de rides.
Son ancienne blondeur,n'a d'égale,
Que sa paleur,elle pleure;
Mais garde un dernier sourire aux lévres,
Pour le temps.Comme une ultime révérence.
Puis elle disparaît,dans l'abîme infini,
Là,où le temps lui à réservé une place.
fait le 01/04/04 par M.ROBIN ANDRE à MOISSIEU SUR DOLON