La fille aux longs cheveux auburns
Cétait dans une vieille ville sur les rivages de la méditerranée,
Aux frontières de la côte dazur et de la provence,
Une place où se vendait fruits et légumes en abondance.
Jétais jeune et amoureux de la fille du marché.
Une fille aux longs cheveux auburns, sûre de sa beauté,
Inaccessible, si superbe quelle était aimée de tous en silence.
Au milieu des étalages , elle se déplaçait avec légèreté et insouciance.
Jour et nuit adolescent , je rêvais de sa cambrure , de son décolleté.
Bien plus tard , devenu un homme et plus confiant je revenais,
Ayant perdu en magie ce que javais gagné en stature.
Le marché sétait réduit à quelques étalages et devantures,
Je nentendais que les échos là où autrefois rires et palabres résonnaient.
Elle était là derrière son étal vendant ceci ou cela en toute simplicité,
Ses cheveux auburns coupé court avaient perdu en désinvolture.
Toujours jeune de visage, mais alourdie dans lallure ,
Elle semblait plus petite et se montrait quelconque désormais.
La fille aux longs cheveux auburns qui mavait tant fait fantasmer,
Je revenais pour lui montrer que jétais digne dintérêts , digne de son regard.
Celle qui avait mis le feu en moi ,embrasé ma mémoire,
Avait disparu , une autre avait pris sa place en ce jour de Juillet.
Si je ne lavais pas vue , à presque la toucher,
Jaurais pu continuer à la désirer, à limaginer , à croire,
A ce rayonnement de magie , de sexe , de pouvoir.
Je ne pouvais rien faire sinon partir et garder ma liberté.
Sur cette place où il y avait tout ses souvenirs, je nai fait que méloigner,
Je ne pouvais rien faire cétait trop tard.
Or je me souvins quelle mavait jeté un regard,
Sans me reconnaître , sans un sourire , sans sourciller.
Alors jai compris que tout ce qui mavait encouragé, poussé,
Mes envies, mes désirs, ma jeunesse, mon adolescence nétaient plus !
Je nétais tout au long de ces années quun anonyme, un inconnu.
Je nétais rien pour la marchande de fruits et navais jamais rien été
Vers à soi