(merci de lire d'abord les chapitres I et II si vous ne l'avez pas fait)
III
N'en pouvant plus, Léa se jetta sur la tombe de ses parents en pleurant. L'autre jeune fille se redressa, stupéfaite, mais quand elle vit Léa sa surprise fut d'autant plus grande qu'elle se trouvait devant son portrait.
"Tu.. tu es moi! s'exclama la jeune fille,
- Oui, je viens du passé, je crois.
La jeune fille fronça les sourcils,
- Mais, ce n'est pas possible! je comprend pas...
- T'inquietes, moi non plus. Mais... J'aimerai savoir, c'est bien mes... nos parents qui sont là?
La jeune fille baissa les yeux
- Oui, cest bien eux.
- Mais comment, pourquoi sont ils là?
- C'est à cause de la révolution végétale. Ils sont morts le 24 Avril, alors qu'on essayait de s'échapper d'une rue envahie par les lianes... Papa et maman m'on dit de courir à la maison, qu'il me rejoindraient. J'aurais du ne pas les écouter, j'aurais dû les aider. J'ai couru pendant un certain temps, et puis je me suis retournée pour savoir s'ils me suivaient. Mais...
-Mais? souffla Léa, le souffle coupé,
-Je peux pas le dire, ça fait tellement mal. C'est pas juste... elle se remit à sangloter,
-S'il te plaît, dis le moi, ce sont aussi mes parents..."
Même sans savoir ce qui s'était passé, le coeur de Léa était déchiré, atteind de milliers d'épines. La jeune fille reprit:
"Quand je me suis retournée, papa tenait maman dans ses bras, alors j'ai couru vers lui. Maman saignait de la tête sa bouche était ouverte et ses yeux retournés. -La jeune fille poussa un soupir- papa me disait que c'était pas grave, que ça allait s'arranger, mais moi je savais que c'était pas vrai, je savais qu'elle était déjà morte. -de grosse larmes coulaient sur les joues du visage torturé de douleur et de tristesse- papa m'a dit de repartir, de pas me retourner. Moi j'ai pas voulu l'écouter. Je pouvais plus bouger, je gardais le regard sur le corps sans vie de maman. Et là... -elle hoqueta- alors, une énorme racine est sortie du sol et... J'ai compris que papa aussi était mort quand je me suis retrouvée toute seule dans cette rue envahie par ces racines. Les derniers mots de papa résonnent aujourd'hui encore dans ma tête : Nous t'aimons ma cherie, nous t'avons toujours aimée..."
N'en pouvant plus, les deux jeunes filles se jetterent l'une l'autre dans les bras. Elle pleurèrent un long moment. Puis la jeune fille demanda, d'une voix remplie d'espoir:
"Mais alors, si tu viens du passé, ils ne sont pas encore morts, tu peux faire quelquechose, pas vrai?
-Si tu es précise dans la date que tu me donne, il reste trois mois avant que la révolution ne commence, trois mois avant la mort de nos parents. Mais je crois pas que le temps veuillent dire quelquechose maintenant...
- Il faut absolument que tu retourne à ton époque!
- Non, je ne suis pas venue seule, je dois aller voir un ami à l'hopital!
- A l'hopital? d, d'accord.
-Gustave?"
Gustave n'était plus là, il s'était éclipsé quand il avait vu son amie s'éttait jettée sur un tombe. Il était allé boire un coup dans un bar près de là.
"Ben... il nous rejoindra à l'hôpital sans doute" pensa Léa.
Et les deux filles se mirent en route. Après un petit moment, alors qu'elles marchaient dans une rue, un jeune homme s'avança vers elles. Notre héroïne le reconnue tout de suite mais fut très étonnée de le voir embrasser langoureusement son futur. Elle rougie.
"M...mais..., souffla-t-elle,
- Je te présente Enzo, dit la plus vieille,
-Salut! Léa, tu m'avais pas dit que t'avais un sosie! déclara Enzo en rigolant!
-Euh... C'est une cousine éloignée.
- Drôlement ressemblante pour une cousine éloignée! Les deux filles rigolèrent ensemble
- ouais ouais! Je serais bien restée avec toi mais on a pleins de trucs à faire avec euh, laura!"
Les deux jeunes s'embrassèrent une nouvelle fois puis se séparèrent.
"Qu'est ce qu'il y a? Demanda la plus vieille à Léa en voyant son air interloqué,
-Ben, je savais pas que... Enzo et moi... et toi... Moi, je sort pas avec Enzo!
Léa du futur explosa de rire,
-ah! Je comprend mieux ta réaction! C'est vrai qu'à ton époque je sort pas encore avec lui! Mais raconte moi comment tu es arrivée ici..."
Et Léa comença son récit...
* * *
Enzo avait guéri et fait la connaissance de sa future petite copine. Ils avaient déjà commencé les recherchent pour pouvoir retourner dans le passé, mais sans résultats. Aucune nouvelles de Gustave non plus.
Un jour que Léa se regardait dans un mirroir elle remarqua un dessin tracé au bas de son cou ; c'était une fleur d'une étrange beauté. Alors elle se rappela: le jardin! Combien de temps était passé depuis leur arrivé? Plusieurs jours... au moins une vingtaine, peut être même qu'un mois s'était écoulé. Et ils n'avaient trouvé aucune solution. Allaient ils rester dans le futur encore longtemps? Peut être pour toujours? A cette pensée elle tressaillit. Non! Il fallait qu'elle sauve ses parents! Puis elle repensa à ce qu'avait dit la nymphe, retrouver la voie de Smeltrazar... Et si on ne l'avait pas emmenée dans le futur seulement pour sauver ses parents, si tout cela cachait quelquechose d'autre? quelquechose de plus grand encore? Léa était prise de frissons et elle avait chaud. Elle se mit à trembler. Elle sortit précipitemment de sa maison et couru à perdre haleine dans les rues recouvertes d'herbe. Son coeur faisait des bonds dans sa poitrine.
Soudain quelquechose ralentit sa course, comme un mur de gélatine. Elle essaya de traverser le mur invisible. Les bruits alentours lui semblaient flous et lointains. Elle fut tout à coup projetée en avant et se retrouva étalée sur le sol, la tête dans la terre. Le lieu lui fut tout d'abord étrangé mais elle reconnut très vite l'arbre qui lui avait permis de passer dans l'étrange jardin. Il était majestueux, de son tronc et de ses racines jusqu'à la moindre petite feuille, jusqu'aux bourgeons naissants.
"C'est le début du printemps..." pensa Léa.
Plus elle s'approchait de l'arbre, plus elle les entait vivre. Les pulsations de chaque feuille, de chaque branche résonnaient dans sa poitrine. La douce mélodie l'attirait. Sa main allait toucher l'écorce quand une voix retentit dans sa tête:
"Non Leyss, ce n'est pas l'heure de venir nous retrouver, ta tâche n'a pas été acomplie. Ne renonce pas, tu es prête pour l'entrennement."
Léa s'écroula au sol. C'était comme si elle se reveillait d'un sommeil agité. Là un tas de questions l'assaillirent : "Comment suis je arrivée ici? Qui m'a parlé? A quoi suis je prête?"
Elle se releva, elle n'était pas vêtue de son débardeur et de son jean. Elle était pieds nus dans la boue et portait un bustier et une jupe de guerrière. Une épée se trouvait dans sa main droite. Autour d'elle il n'y avait qu'un desert. L'arme tomba à terre. Léa poussa un cri. La terre se souleva devant elle et deux lames en surgirent, suivies d'une tête à forme triangulaire métalique aux dents assérées avec trois fentes noires qui la fixaient d'un air dégouté. Les deux lames formaient les oreilles. Puis Léa vit le corps de son adversaire: un corps massif de métal noir, deux bras terminés par trois grosses griffes et des jambes encore plus monstrueuses encore que les menbres supérieurs. La voix qui qui lui avait parlé un peu plus tôt résonna à nouveaux dans la tête de Léa:
"Ce que tu vois, c'est un bdeurz'l, un des survivants de la révolution, il est né en même temps que celle-ci, c'est un assemblage d'électro-ménagers. Bien sûr il y a quelqu'un derrière tout ça, mais pour l'instant la seule chose qui nous interesse est de découvrir et d'utiliser tes facultés.
-Génial! Et coment je fais?" S'exclama Léa d'un ton ironique. Mais elle riait jaune.
-"L'épée, répondit simplement la voix".
Léa se jetta au sol pour la récupérer, trop tard! Le monstre se jettait déjà sur Léa et celle ci fut projetée plus loin dans la boue. La voix du monstre retentit alors, et elle était totalement différente de ce à quoi Léa s'attendait. Pas de voix caverneuse et roque, non, au contraire, des dents de métal sortit une voix douce, mielleuse, mais sûre d'elle. Une de ces voix qui vous sont gênantes, envahissante et qui vous donne la nausée.
"Je pensais que tu serais plus difficile à battre, mais puisque tu es si vulnérable, je vais savourer ma victoire..."
Puis il rit, d'un rire à vous glacer le sang. Léa recula doucement vers l'épée et l'empoigna fermement. Elle s'attendait à un poids très lourd, mais non! C'était une belle épée, légère et équilibrée. Elle regarda encore la forme colossale qu'elle avait à combattre et s'élança avec conviction sur sa jambe droite qui devait mesurer plus d'un mètre cinqunate. Elle coupa alors une des énormes griffes. La bête tituba et se retrouna. Léa ne l'avait vu que de face jusqu'à présent, mais elle put constater que le monstre avait plusieurs ailes formées de plusieurs lames tranchantes comme des rasoirs. De petits couinements de douleur se firent entendre: entre les lames se trouvait une petite boule de poils qui se débattait tant bien que mal pour sortir de ce labyrinthe mortel. La petite bête aperçut Léa et, dans un élan plein d'espoir, lui lança:
" Aide moi!"
En plus, l'animal était doué de parole? Léa voulait en savoir plus, il fallait qu'elle le sauve. Elle s'élansa sur le dos du bdeurz'l et tira de toutes ses forces sur les poils roux de la petite bête. Elle essaya de la défaire de son piège d'acier mais les lames lui tailladaient les bras et les mains. Le bdeurz'l ayant compris que son adversaire était sur son dos, il secoua ses ailes, ce qui emplifia la soufrance de Léa. Son sang coulait en trainnées le long de son corps et bientôt, une flaque du liquide vital se répandit sur le sol boueux. Trop de sang! Le paysage alentour était de plus en plus pâle et devaint flou. Léa ferma les yeux et, dans un dernier effort, arracha le petit animal des ailes du monstre.
"Mourir maintenant? C'est trop bête, vraiment. J'aurais pu les sauver. Tampis, c'est trop tard."
Elle tomba et resta là, dans la terre, attendant le coup qui l'acheverrait. Mais il ne vint pas. Alors elle entendit une voix. Qui? Quoi qu'il en soit, cette personne venait l'aider.
"Ne t'inquiète pas, j'arrive. Je suis là, tout près de toi. Tout ira mieux tu verra."
Et Léa le vit, l'Ange! De lui émanait une douce lumière. De grande ailes de couleur grise lui permettaient de rester en suspension dans l'air. Ce visage... Léa le connaissait. Qui était ce? Ce visage si familier. L'Ange la prit dans ses bras et l'emporta. Léa eu juste le temps d'attraper la boule de poils sanglante dans ses mains. Cela faisait un certain temps maintenant qu'ils volaient vers on ne sait où quand l'ange murmura:
"Non! Pas maintenant, je ne veux pas y retourner. Non! Laissez moi! Je suis libre!"
L'ange disparu en une brume et laissa tomber Léa au milieu d'une rue.
* * *
"Reveille toi! Eh! Petit! Reveille toi!" S'écria Gustave.
Il avait retrouvé Enzo gisant dans une rue, sans connaissances. Celui-ci avait couru après Léa quand elle était sortie de la maison, puis il avait perdue sa trace. Alors il avait fait demi tour, tout en réfléchissant à la réaction de son amie. Il s'était tout à coup arrêté, pris d'un malaise.
Enzo reprit peu à peu connaissances à cause des gifles que lui mettait Gustave.
"Où est Léa?
-Ah ça! J'en sais rien! Je viens juste de te trouver là!
-Mais je vous reconnais! Vous êtes celui qui m'a sauvé la vie! Merci! merci infiniment!
-Oh! Tu sais, c'est rien!"
La conversation s'arrêta là, Enzo repensait à cette sensation qu'il avait eu juste avant son malaise: comme une impression de liberté.
Les deux amis marchèrent vers une taverne pour se remetttre de leurs emotions mais, à quelques rues de là, ils découvrirent Léa dans une mare de sang. Sur son corps mutilé, une petite bête agitait ses ailes, emmétant une lumière. Enzo voulut courir vers son amie mais Gustave le retint.
"Chut! Ne fait pas de bruit! laisse la faire son travail, chuchota-t-il, c'est une ménule, un animal extremement rare connue pour ses talents de guerrisseur. Mais elle a l'air blessée, esperons qu'elle pourra faire quelquechose.
-Comment vous savez tout ça vous?
-chuuuuuut!"
Enzose tut. Il n'aurait pas plus d'informations.
Léa se reveilla enfin. Elle se releva avec difficultés. La première chose qu'elle chercha fut la ménule. Elle était là, allongée sur l'herbe recouvrant la rue, se reposant. Léa la prit dans se deux mains et murmura un merci à peine audible. Puis elle vit Enzo et Gustave. Elle se précipita vers eux et s'écria:
"Vous ne savez pas où je peux trouver des pansements?
-Et c'est tout? Tu es en train d'agoniser, tout d'un coup tu te relève en pleine forme. Tu ne nous explique rien, même pas pourquoi tu portes ces drôles de fringues! Tout ceque tu veux, c'est... une pharmacie... s'écria Enzo,
-La petite bête m'a sauvée, à moi de l'aider!"
Et elle partit en leur tournant le dos.
"On ferait mieux de la suivre, de plus elle ne fera pas grnd chose sans argent" Constata Gustave en commenencent à marcher.
Ils s'arrêtèrent un peu plus loin devant un batiment qui portait l'insigne de la pharmacie. Ils en ressortirent plus tard avec un petit sac en papier contenant tout ce qui était necessaire à la guerison de la ménule. Puis Gustave rentra chez lui en n'oubliant pas de donner son adresse à ses amis. Sur le chemin qui les menaient chez Léa, Enzo commença à bafouiller quelques excuses.
"STOOOP! J'ai tout oublié! Bon, je vais directement monter dans ma chambre pour soigner la bête...
-La ménule!
-Euh... ouais, c'est ça. Inutile de parler de tout ça à mon futur. De toute façon nous partirons bientôt, notre enquête n'avancera pas plus. Viens dans ma chambre ce soir je te raconterai tout."
Quand Léa eu fini de la soigner, la ménule lui raconta son histoire: Son nom était miouchou, elle étit chargée de surveiller un gardien de Smeltrazar et de le soigner en ca de blessures. Il avait du combattre le bdeurz'l mais celui-ci avait dévoré le gardion. Miouchou était restée coincée dans les ailes du robot en essayant de souver son protégé. Elle était restée là plusieurs jours jusqu'à ce que Léa la sauve. Léa raconta à son tour son histoire et la ménule lui proposa d'être sa guérisseuse. Léa accepta bien évidemment. Le soir les deux amis eurent le temps de parler de tout ça. Enzo ressentaient une sorte de jalousie mélée d'envie envers Léa. Rien de merveilleux ne lui était arrivé. Il se sentait en dehors de l'histoire. Tout ce qu'il pouvait faire était l'écouter et la soutenir . Il se sentait tellement inutile. Etait il arrivé par hazard dans cette aventure ou avait il un rôle à jouer? Il s'endormi sur cette question.
Léa, quand à elle, eu du mal à trouver le sommeil, un détail l'agaçait. Le vieux fou qu'elle avait vu alors qu'elle était dans le futur se souvenait d'elle, après trois ans! Il en avait de la mémoire pour un vieux fou, ou alors il aurait été transféré dans le futur en même temps qu'elle et Enzo? Impossible, que viendrait faire un fou dans un concert de rock? Et qu'est ce que c'était que cette médaille dont il parlait. Elle devait être précieuse pour qu'il tue sa femme... Trop de questions sans réponses pour Léa! C'est pourquoi sa nuit fut agitée et hantée de rêves étranges.