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A la lumière de la méditation



A la lumière de la méditation

Aux rires des oiseaux sous le ciel sans nuage
Le soleil du matin allume un volcan dans l’eau sage.
La nature mêle une âme confiante à la vallée éveillée
Qui se remplit de bruits sonores divers
Elle déchiffre l’alphabet des animaux
Et articule sur l’air doux, les voyelles des oiseaux.
Elle parle toutes les langues des hommes,
Des plantes, des arbres et des animaux.
Une respiration blanche s’élève de la surface de l’eau,
Le soleil laisse couler ses pensées
Et vient percer des lames de lumière
Aux pieds des sapins verts.
Il saigne ambré dans le noir du lac,
Lui offrant le bien ruisselant d’une chaleur douce.
L’âme se teinte de cuivre sang
Une bouche froide vient se promener
Au creux de l’étang qui s’ébroue.
Le jour apparaît lavé de tous les tourments de la nuit.
Le soleil a sur le front une auréole incendie.
Son âme arrive sur la terre chargée
D’un feu fécond dans son absolu amour
Il porte aussi la mort dans sa combustion.
Il entre dans mon cœur de femme
Qui espère la journée sincère.
Comme chaque matin, il oublie les mensonges des humains
Et se livre à eux les pieds ensanglantés.
Sur l’oeil de l’homme une lueur brille
Eclairant son regard des nuées de vies multiples.
Mais sa course irraisonnable des possessions matérielles
Lui ôte la vue de l’essentiel.
Il va sur les ténèbres du jour,
Aux vices, aux crimes, et aux jalousies.
Dévoré de son égoïsme, il est souvent mort vivant.
L’orgueil se traîne avec lui comme un ami fidèle
Une torche de haine cachée dans les poches,
Sous ses pieds une vipère surgit
Et envenime son cœur d’humain.
Entre Dieu et les hommes se réchauffe Satan
Qui vend aux enchères le feu de l’unique paix.
Ailleurs la guerre brûle les corps
Un homme tombe encore
Dans la colère du ciel.
Elle cloue les âmes sur les murs des lamentations
L’encre des écrits sacrés se dilue aux lèvres séchées.
La vie jette un œil sur le jour
Croisant les mains pour prier en vain.
La foule d’humain dans sa folie chante un hymne d’amour.
Les mains liées aux dessus des têtes,
Cette foule supplie les bourreaux,
Les tueurs, les chasseurs de poser les armes.
La lumière est éternelle se levant les matins sans fin.
L’amour est une arme qui fait couler du sang
Entre les jambes des femmes, et porte dans les ventres
Les embryons de vies variées.
Le soleil fait la lecture à la terre.
Tous les matins, il perce le ciel bleu.
Il ânonne les buissons, les herbes et les arbres,
Il dessine des dentelles de fleurs sur la robe blanche de Dieu.
Je déchiffre la parabole cachée du joyau brillant
Et sous mes yeux se feuillette les pages du livre sacré.
Je rêve d’un monde meilleur
Où l’homme tremble de sa foi se délivrant du mal
Qu’il ne veut plus faire.
Je lis à la transparence des champs verts
Un à un, ils crient leur ultime prière.
Nous abîmons notre terre sous nos pieds
Nous polluons l’air de nos pensées malades
Un requiem s’écroule sur les branches de nos forêts.
Chaque être devrait se réveiller
A la lumière de sa conscience.
Tout est plein de jour
Même la nuit un rayon de lune luit.
Sur les rayons de la méditation
L’étoile de la perception vient se fondre au savoir.
La plaine féconde l’herbe qui pousse
L’eau nourricière aide les fleurs à germer.
La terre a elle seule est une œuvre où rien ne s’arrête…
Tout est plein de vérité sur le livre de l’univers
Et les maux sacrés de la planète tue celui qui va à contre sens.
Les bêtes, l’épi de blé, l’aile des oiseaux,
Le souffle du vent crient le mot suprême « Amour »
Dieu écrit comme il peut sur l’incendie des esprits.
Devant cette éternelle flamme
Je m’éblouie m’offrant un calice d’un vin épanoui.
Les fleurs pucelles de ma pensée se sèment dans mon cœur.
Sur mon front éclate la vérité des roses de l’humanité.
Ma chair est de la même couleur à chacun des humains
Chaque jour elle se fait cendre.
Mon âme ne sera blanche que dans mon tombeau.
Je suis humaine, je traîne ma peine
Aveuglée, le soleil m’invite à continuer
La lecture de son livre sacré…


                     yuiliel





yuiliel


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