OISEAUX
Oiseaux, sous la tonnelle du ciel
Votre gospel bourdonne comme dans une chapelle.
Je vous entends vos choeurs de plumes Senvolent sous le souffle du vent. Etes-vous la voix vivante de l'éternel? Ou bien la voix vibrante de l'inconscient?
Vous êtes les anges de l'air Dans le sacré de la nature.
Vous chantez aux portes de la voix lactée
Sur des notes jamais inventées,
Mais dont vos âmes en connaissent le secret.
Votre chant enjoué de bonheur de vivre Est l'écho d'une autre espèce.
Sans jalousie, sans prétention
Vous ouvrez vos poumons à l'aurore Refermant vos ailes au coucher du soleil.
Je vous souris, vous êtes des amis Nous, pauvres gens en soucis.
Votre présence passée souvent sous silence
Marque les jours beaux de l'année.
Echo du don tendresse partagé,
vous montrez l'exemple
À celui qui vous entend.
De votre habile vol
Vous entraînez le frivole à votre fidélité
Lui déposant au coeur
Une touche de votre sincérité.
Sur la symphonie de la sagesse
Vous découpez les nuages,
pour effacer une page
Au cahier du surmenage.
Oiseaux, vos plumes aux multiples couleurs
Vous habillez d'élégance, sans fierté d'apparence.
Vous ne craignez pas le ridicule,
ni le jugement
Sans besoin, sans ambition, vous planez sur votre intuition.
Je vous envie, poursuivant votre mission
Sans juge au coeur endurci.
Sans familier qui vous bride
Vos héritiers chantent avide
La mélodie de la tolérance.
La stupide femme que je suis
Senvole sur la partition de la réconciliation.
Oiseaux fidèles,
sur les draps de votre liberté
Sans esclavage,
vous volez sauvages
Sur l'onde sacré de la fraternité.
Vous gonflez votre poitrail
Au rayon chaud du soleil
Laissant entrer la clarté à mon âme censurée.
Dans la rosace de l'ombre de mes yeux Vous venez déposer une larme de pureté
À ma bouche qui a soif de sérénité
Vous l'abreuvez d'une goutte de vérité
Vous glissez doucement à mon oreille
La perception des sons de humilité. Avec le chant patriotique de la continuation
Je danse avec mes frères, mes soeurs de la terre Oiseaux de bonne augure
Symbole de la paix, vous accrochez vos nids
Aux branches épaisses et multiples de l'humanité.
Votre oeil perçant regarde le monde déchiré
Vous tirez vos ailes,
Espérant éviter les bombes de la cruauté Rien ne compte plus pour vous
que de continuer de chanter
À travers les rues des charniers.
Sur les chantiers des accords de paix vous fredonnez tristement un requiem. Vous volez plus loin
Au souvenir du grand jardin.
Chantez toujours Nous mourrons à jamais
si un jour vous taisez vos cris désordonnés.
à la colombe de la paix....
yuiliel