Laisse moi boire au creux ruisselant de tes cuisses,
Froisser ta fleur de chair d'un amer émoi perlée,
Embrasser l'épice marine de tes sourires secrets,
Qui suinte au coeur-cloître du calice.
Sens la sève de mes lèvres gorger le pulpe mûr de ton rubis,
Pistil incendié, extrémité solaire de ton corps-été séduit.
Qu'enfin s'empourpre ta féminité amarante par l'oubli pâlie,
Qu'elle rougisse et se cambre à l'eau caressée de mon puits...
Après qu'en ton ventre liquéfié aura passé la tempête,
Ouvre grand ta bouche mienne à ma mer à ta source salée,
Et coule au fond de l'abyme avide de ton baiser,
Alcôve humide de nos amours déshydratées,
Nos vices assouvis en une vague embaumante avalée.