Les mardis
Elle passe me voir tous les mardis
Presque toujours à la même heure
Elle parle peu ou de la pluie
Et autres absurdités dailleurs
Elle est souvent vêtue de gris
Ses joues dépourvues de couleur
Je sais quelle ronge son vernis
Lorsquelle nest pas de bonne humeur
Elle ne se plaint jamais du lit
Même si ma chambre lui fait horreur
Quelle ne pourrait pas vivre ici
Et que mes silences lui font peur
Quelque fois même je réussi
Juste pour retarder mon labeur
A lui parler de mes écrits
Et des belles saisons à Honfleur
Elle ferme les yeux et elle soublie
Elle ignore tout de ma douleur
Se lève, sessuie, me laisse ainsi
Juste imprégné de son odeur
Puis elle me règle et elle senfuit
Et nattend même pas lascenseur
Je crois quelle na jamais sourit :
Les mardis me déchirent le cur