« Je veux mourir », bien sûr à chaque fois que je le dis, ça fait peur, la cloche dalarme est enclenchée mais arrêtez ! Je me demande vraiment qui ça empêcherait de vivre que je disparaisse. Bien sûr, jimagine très bien la scène, lenterrement, les larmes, les beaux discours
ambiance oblige, on ne dit pas du mal dune morte. Et puis, peut-être pour quelques uns dentre vous, vous pleurerez la première semaine et vous finirez par oublier. Alors pourquoi gaspiller tant de larmes pour rien ? Je ne suis pas dupe alors vous pouvez toujours pousser des hauts cris. Quand jai eu besoin de vous, à part me dire « ça va passer » ou encore « allez, du nerf, relève-toi ! », dites-moi lesquels dentre vous ont vraiment été là ? Jaurais pu me donner la mort sans quaucun dentre vous ne men empêche. Cest vrai, vous savez manier les mots, mais ce nest plus de mots dont jai besoin.
Je me suis retrouvée toute seule dans les moments les plus sombres alors ça me fait rire aujourdhui de vous voir alarmés quand je dis que je nai ma place quauprès des étoiles. Laissez-moi partir sur une bonne impression. Je ne vous demande rien, ne me pleurez pas, riez même si vous voulez, peu mimporte. Je vais partir et aucun dentre vous ne men empêchera parce que vous mavez laissé tomber, vous mavez laissé mordre la poussière au moment où je vous lançais des SOS de détresse.
Soyez sincères, cest sans doute la dernière fois que vous pourrez lêtre. Je nai pas peur de la solitude. Aujourdhui, vos pleurs et vos lamentations me laissent de glace, me dégoûtent. De quoi avez-vous peur ? Que chacun assume ses choix, assume ses fautes et tout ira pour le mieux pour moi, pour vous.
Jai trop de colère en moi pour continuer de supporter vos longs discours de morale, vides de sens mais surtout vides damour. Alors si jai une dernière prière à vous faire, mon cur a, ce soir, besoin de silence. Je vous en supplie, ne faites plus de bruit.