Valid XHTML 1.1!
Valid CSS!
Get Firefox!

Texte précedent Texte précedent dans la rubrique Texte suivant dans la rubrique Texte suivant

Kill Bill volume 2



Le suspense est terminé. On peut enfin juger Kill Bill dans son intégralité. Terminé les interrogations quant à la crédibilité de Tarantino. On peut enfin répondre à la question suivante : arnaque cinématographique ou prodigieux coup de génie ? Finalement, un peu des deux. Arnaque, parce que Tarantino ne fait qu’appliquer les formules qu’il a apprises en visionnant ses films préférés. Coup de génie, car nul autre que lui n’a réussi une telle synthèse sans virer au maniérisme. L’univers de Kill Bill est 100% tarantinoiesque, tout comme Pulp Fiction. Rarement un hommage au cinéma n’aura été si brillant, si jubilatoire.

Alors, quid de ce vol.2 ? Au niveau de l’histoire, on retrouve la belle Uma Thurman là où on l’avait laissée. Il lui reste plus qu’à éliminer Budd, Elle et Bill. On apprend, par la suite, qui est Budd ainsi que les raisons de toute cette histoire de vengeance. Tout est enfin expliqué et la rencontre finale entre Kiddo et Bill est probablement une des plus grandes scènes du cinéma de ces dernières années. Après les pas de danse entre Travolta et Uma dans Pulp Fiction, encore un moment de grâce de l’œil de Tarantino.

Là où le film diffère du vol.1, c’est dans sa forme. Autant ce dernier brillait par ses combats chorégraphiés, sa violence spectaculaire, son sang et un montage brut et terriblement nerveux, autant ce vol.2 est lent, très lent. Comme si Tarantino, après avoir prouvé sa valeur en tant que cinéaste de l’action, souhaitait revenir à quelque chose de plus familier. Il nous raconte, enfin, l’histoire. Il rend, par la même occasion, un vibrant hommage à Sergio Leone ainsi qu’au cinéma asiatique avec une séquence Maître-Elève entre Uma et l’imposant Pai Mei.

Au lieu de réaliser un documentaire sur ses films préférés, Tarantino a préféré réaliser ces deux films avec une intrigue de son cru qui lui permettait de tout regrouper, de tout passer en revue. Et en plus, cerise sur le gâteau, il parvient à emmener le spectateur avec lui. On sort de la projection heureux car on a vu du vrai cinéma et, putain, c’est beau le cinéma ! !

emmanuel1976 (http://site.voila.fr/emmanuel.blas/index.html)


Texte précedent Texte précedent dans la rubrique Texte suivant dans la rubrique Texte suivant



Ce texte n'a pas encore été noté.

Pour pouvoir noter ce texte il faut être inscrit et identifié.


Commentez ce texte :


Pseudo : E-mail: Site :

Commentaire :





Ce texte n'a pas été commenté.