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Tout simplement



Je me retrouve en face de ma feuille blanche sans savoir vraiment par où commencer… Je suis une petite fille qui ne retrouve plus ses mots, impressionnée devant ce géant que tu es à mes yeux, tu m’intimides. Je pense à toi et puis je pleure… Ce ne sont pas des larmes de tristesse mais je suis émue. Je voudrais te dire merci, pour ce que tu es. La vie n’a pas toujours été facile avec toi mais dans toutes les épreuves que tu vis, tu en ressors plus fort. Je crois en toi parce que je vois beaucoup de force, beaucoup d’espoir, beaucoup de rage en toi…
Tu vas sûrement te demander pourquoi ce soir, je t’écris. J’avoue que je ne peux pas te donner de raisons. Je crois que ces larmes qui coulent sur mon visage sont là pour te faire une déclaration… d’amour. Oui d’amour mais pas dans le sens amour ordinaire, j’ai envie de te dire je t’aime ce soir, je t’aime sans ambiguïtés, je t’aime comme je pourrais le dire à mon grand frère. Je ne peux pas t’expliquer mais ce soir, je ressens une grosse vague d’émotion qui m’envahit. Je t’admire beaucoup tu le sais, à chaque fois que je te parle, c’est à un ange que je m’adresse, un ange qui est apparu dans ma vie au moment où la nuit remplaçait le jour, où l’espoir n’avait plus aucun sens. Simplement envie de te dire merci, peut-être par peur de je ne sais quoi. J’ai peur de ne pas avoir le temps de dire les choses, alors peut-être que c’est stupide mais ce soir j’avais besoin que tu le saches. Il y a quelque temps, j’ai failli mourir, à ce moment là on ne se parlait plus. Aujourd’hui on s’est retrouvé mais ces six mois de silence sont toujours douloureux pour moi. A la seconde même où le choc de l’accident s’est produit, j’ai vu toutes les personnes que j’aime défiler devant mes yeux et tu étais une des premières. J’ai pleuré cette nuit-là, et j’en pleure encore, parce que j’aurais pu te perdre à tout jamais, parce que j’avais cette impression de ne pas voir dit les choses, de partir sur une histoire inachevée. A chaque fois que je me couche le soir, je te dis « bonne nuit », tu ne l’entends pas, tu ne le sais pas mais pourtant je le fais. Ca paraît bizarre mais je crois que je garderais cette habitude parce qu’au fond, j’apprécie. Ce n’est pas la Sihame amoureuse qui te parle, ce n’est pas la Sihame amie non plus mais c’est une autre Sihame, qui se trouve quelque part entre les deux, la seule Sihame que tu ne connais pas. Je ne sais pas comment exprimer ce que je ressens mais je te parle souvent, sans que tu sois vraiment là. Tu continues à être celui à qui je dis quand j’ai mal, quand j’ai peur, quand je me sens bien, je te dis des trucs idiots mais qui à mes yeux paraissent si essentiels. Je pense que ça pourrait te faire sourire mais dans ces moments-là j’ai l’impression d’être une enfant, dans son monde… dans mon monde oui, celui dans lequel tu auras toujours ta place en première ligne. Aujourd’hui, dans la vraie vie, tu continues à être là, à éclairer ma vie, je te vois comme un nouveau soleil qui brille peut-être moins fort qu’avant, qui brille surtout autrement. J’ai toujours cru que cette lumière était éternelle, j’espère que je ne me trompe pas. Ne vois dans ces mots aucune arrière-pensée, aucune ambiguïté. Je t’aime… sans ambiguïtés.

Sihame


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