Je me retrouve en face de ma feuille blanche sans savoir vraiment par où commencer
Je suis une petite fille qui ne retrouve plus ses mots, impressionnée devant ce géant que tu es à mes yeux, tu mintimides. Je pense à toi et puis je pleure
Ce ne sont pas des larmes de tristesse mais je suis émue. Je voudrais te dire merci, pour ce que tu es. La vie na pas toujours été facile avec toi mais dans toutes les épreuves que tu vis, tu en ressors plus fort. Je crois en toi parce que je vois beaucoup de force, beaucoup despoir, beaucoup de rage en toi
Tu vas sûrement te demander pourquoi ce soir, je técris. Javoue que je ne peux pas te donner de raisons. Je crois que ces larmes qui coulent sur mon visage sont là pour te faire une déclaration
damour. Oui damour mais pas dans le sens amour ordinaire, jai envie de te dire je taime ce soir, je taime sans ambiguïtés, je taime comme je pourrais le dire à mon grand frère. Je ne peux pas texpliquer mais ce soir, je ressens une grosse vague démotion qui menvahit. Je tadmire beaucoup tu le sais, à chaque fois que je te parle, cest à un ange que je madresse, un ange qui est apparu dans ma vie au moment où la nuit remplaçait le jour, où lespoir navait plus aucun sens. Simplement envie de te dire merci, peut-être par peur de je ne sais quoi. Jai peur de ne pas avoir le temps de dire les choses, alors peut-être que cest stupide mais ce soir javais besoin que tu le saches. Il y a quelque temps, jai failli mourir, à ce moment là on ne se parlait plus. Aujourdhui on sest retrouvé mais ces six mois de silence sont toujours douloureux pour moi. A la seconde même où le choc de laccident sest produit, jai vu toutes les personnes que jaime défiler devant mes yeux et tu étais une des premières. Jai pleuré cette nuit-là, et jen pleure encore, parce que jaurais pu te perdre à tout jamais, parce que javais cette impression de ne pas voir dit les choses, de partir sur une histoire inachevée. A chaque fois que je me couche le soir, je te dis « bonne nuit », tu ne lentends pas, tu ne le sais pas mais pourtant je le fais. Ca paraît bizarre mais je crois que je garderais cette habitude parce quau fond, japprécie. Ce nest pas la Sihame amoureuse qui te parle, ce nest pas la Sihame amie non plus mais cest une autre Sihame, qui se trouve quelque part entre les deux, la seule Sihame que tu ne connais pas. Je ne sais pas comment exprimer ce que je ressens mais je te parle souvent, sans que tu sois vraiment là. Tu continues à être celui à qui je dis quand jai mal, quand jai peur, quand je me sens bien, je te dis des trucs idiots mais qui à mes yeux paraissent si essentiels. Je pense que ça pourrait te faire sourire mais dans ces moments-là jai limpression dêtre une enfant, dans son monde
dans mon monde oui, celui dans lequel tu auras toujours ta place en première ligne. Aujourdhui, dans la vraie vie, tu continues à être là, à éclairer ma vie, je te vois comme un nouveau soleil qui brille peut-être moins fort quavant, qui brille surtout autrement. Jai toujours cru que cette lumière était éternelle, jespère que je ne me trompe pas. Ne vois dans ces mots aucune arrière-pensée, aucune ambiguïté. Je taime
sans ambiguïtés.