Le Vent et le Sable
Tu souffles la brise et lorage ;
Minsuffles la Douceur et la Fraîcheur.
Dun léger frisson,
Tu viens caresser mes nuits grises.
Je me laisse réconforter
Par tes éclats de rire mélodieux.
Que le Chemin a été long ! Pour te trouver, Toi,
Mon Souffle de vie,
Mon Ange, mon Ami.
Jai envie que tu te poses sur moi ;
Permets-moi de tapprivoiser un peu ;
Laisse-moi mapprocher encore ;
Sois mon Oasis, mon Songe éveillé.
Tu tournes autour de moi
Et je menvole dans
Ta valse folle.
Tes mots et tes silences
Me bercent
Et leur douce mélodie, mentête,
Même après que mes yeux se soient fermés.
Ton regard si limpide,
Ma fait refléter une autre Vérité,
Une autre Vie
Je tai cherché si souvent
Dans ce paysage hostile et froid.
Jai suivi la voix de mon Ame.
Des rires ont fusés,
Des larmes ont coulées,
Sur le sentier de ton Cur.
Jai croisé des milliers dAmes
Plus pures et plus belles,
Sur le Chemin qui mène à Toi.
Mais je me suis cramponnée,
Jai tourné la tête de tout côté,
Déplacé les collines,
Dissipé tous les brouillards,
Avec la certitude fragile de te trouver.
Je savais ton passage,
Javais aperçu
Cent fois ton Ombre.
Mon cur a pleuré,
Mais il a prié aussi.
Et ton Amitié
Est venue en écho à mes Prières
.
Jétais là, épuisée,
Ne pouvant plus me battre,
Ne sachant où te trouver ;
Au bord de labandon,
Perdant le peu dair quil me restait ;
Sans courage, les yeux rivés au sol.
Je ne voyais plus,
Nécoutais plus,
Je cherchais lOubli.
Jimaginais nêtre quune poussière,
Un grain de sable dans cette Immensité.
Je navais aucun éclat, aucune beauté à partager,
Que des blessures à cicatriser.
Alors que jétais éreintée par mon pèlerinage,
Jeus cette vision Merveilleuse
.
Au moment où javais le plus besoin de Toi,
Tu étais là, souriant.
Tu as pris mon menton
Dans ta grande main si fraîche
Pour que je puisse à nouveau
Tourner mes yeux vers le Ciel,
Afin de constater sa pureté
Et son bleu si profond.
Tu me regardes, ému
Par le Chemin parcouru.
Tu rends à ma vie tout son Sens.
Par tes caresses, tu regonfles un peu
Ma pauvre âme perdue.
Depuis ce moment là,
Cette vision ne me quitte plus.
Je te sens à mes côtés,
Perché sur mon épaule,
A chacun de mes pas.
Même si tu ne souffles mot,
Je sais ta Présence,
Amicale et angélique
Mon cur profite de ce passage ;
Avec langoisse de ton départ.
Il voudrait tapprivoiser
Mais il sait bien, lui,
Que le Vent ne se laisse pas enlacer,
Que cest son Souffle qui vient nous envelopper
.
Alors je me laisse guider par Toi.
Souffle-moi encore le chaud et le froid,
Enivre-moi de ta douceur,
Soulève-moi de tes caresses.
Emmène-moi avec Toi,
Loin de mon enclos, de ma dune.
Tu es mon Souffle de Vie.
Et quand il sera temps
De te laisser téloigner,
Jessaierais de ne pas pleurer,
Dattendre patiemment,
Que tu reviennes me lécher le bout du nez,
Membrasser dans le cou et
Chuchoter à mes oreilles.
Et nous irons encore
Nous envoler dans les airs
Telle une même Entité,
Rêver ensemble
A un monde de couleurs et de saveurs.
Céline, 20 février 2003.
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