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Le Vent et le Sable



Le Vent et le Sable

Tu souffles la brise et l’orage ;
M’insuffles la Douceur et la Fraîcheur.
D’un léger frisson,
Tu viens caresser mes nuits grises.
Je me laisse réconforter
Par tes éclats de rire mélodieux.

Que le Chemin a été long ! Pour te trouver, Toi,
Mon Souffle de vie,
Mon Ange, mon Ami.

J’ai envie que tu te poses sur moi ;
Permets-moi de t’apprivoiser un peu ;
Laisse-moi m’approcher encore ;
Sois mon Oasis, mon Songe éveillé.


Tu tournes autour de moi
Et je m’envole dans
Ta valse folle.
Tes mots et tes silences
Me bercent
Et leur douce mélodie, m’entête,
Même après que mes yeux se soient fermés.

Ton regard si limpide,
M’a fait refléter une autre Vérité,
Une autre Vie…


Je t’ai cherché si souvent
Dans ce paysage hostile et froid.
J’ai suivi la voix de mon Ame.


Des rires ont fusés,
Des larmes ont coulées,
Sur le sentier de ton Cœur.
J’ai croisé des milliers d’Ames
Plus pures et plus belles,
Sur le Chemin qui mène à Toi.

Mais je me suis cramponnée,
J’ai tourné la tête de tout côté,
Déplacé les collines,
Dissipé tous les brouillards,
Avec la certitude fragile de te trouver.

Je savais ton passage,
J’avais aperçu
Cent fois ton Ombre.

Mon cœur a pleuré,
Mais il a prié aussi.
Et ton Amitié
Est venue en écho à mes Prières….



J’étais là, épuisée,
Ne pouvant plus me battre,
Ne sachant où te trouver ;
Au bord de l’abandon,
Perdant le peu d’air qu’il me restait ;
Sans courage, les yeux rivés au sol.
Je ne voyais plus,
N’écoutais plus,
Je cherchais l’Oubli.

J’imaginais n’être qu’une poussière,
Un grain de sable dans cette Immensité.
Je n’avais aucun éclat, aucune beauté à partager,
Que des blessures à cicatriser.

Alors que j’étais éreintée par mon pèlerinage,
J’eus cette vision Merveilleuse….

Au moment où j’avais le plus besoin de Toi,
Tu étais là, souriant.
Tu as pris mon menton
Dans ta grande main si fraîche
Pour que je puisse à nouveau
Tourner mes yeux vers le Ciel,
Afin de constater sa pureté
Et son bleu si profond.
Tu me regardes, ému
Par le Chemin parcouru.
Tu rends à ma vie tout son Sens.
Par tes caresses, tu regonfles un peu
Ma pauvre âme perdue.

Depuis ce moment là,
Cette vision ne me quitte plus.
Je te sens à mes côtés,
Perché sur mon épaule,
A chacun de mes pas.
Même si tu ne souffles mot,
Je sais ta Présence,
Amicale et angélique…

Mon cœur profite de ce passage ;
Avec l’angoisse de ton départ.
Il voudrait t’apprivoiser
Mais il sait bien, lui,
Que le Vent ne se laisse pas enlacer,
Que c’est son Souffle qui vient nous envelopper….
Alors je me laisse guider par Toi.

Souffle-moi encore le chaud et le froid,
Enivre-moi de ta douceur,
Soulève-moi de tes caresses.
Emmène-moi avec Toi,
Loin de mon enclos, de ma dune.

Tu es mon Souffle de Vie.
Et quand il sera temps
De te laisser t’éloigner,
J’essaierais de ne pas pleurer,
D’attendre patiemment,
Que tu reviennes me lécher le bout du nez,
M’embrasser dans le cou et
Chuchoter à mes oreilles.
Et nous irons encore
Nous envoler dans les airs
Telle une même Entité,
Rêver ensemble

A un monde de couleurs et de saveurs.

   Céline, 20 février 2003.

papillon (http://www.ecrivez.fr.st)


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