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La mort



Tout homme devrait agir sans croire qu'il est lui-même l'auteur de ses actes. Ses activités se dérouleront toujours, qu'il soit ou non pourvu d'ego. Tout homme est venu au monde, s'est manifesté, pour remplir une tâche particulière. Cette tâche sera accomplie, que l'homme se considère ou non comme étant l'auteur de ses actes.


Les morts, en vérité, sont heureux. Ils se sont débarrassés de leur encombrante carapace: leur corps. Les morts ne pleurent pas, ce sont les survivants qui pleurent les morts. Est-ce que les hommes ont peur de dormir ? Bien au contraire, le sommeil est recherché et, à son réveil, chacun dit qu'il a bien dormi. On prépare soigneusement son lit pour bien dormir. Or le sommeil est une mort temporaire; la mort est un sommeil prolongé. Puisque l'homme meurt ainsi tandis qu'il vit, il n'a pas besoin de pleurer le décès d'autrui. Notre existence est évidente, avec ou sans corps physique, dans l'état de veille, le rêve ou le sommeil sans rêve. Alors pourquoi vouloir rester enchaîné dans le corps. Que l'homme trouve son Atman, son Soi immortel. Alors il pourra mourir, devenir immortel et heureux.
Il y a trois causes de mort : L’Ignorance, l’Amour déréglé pour le bien-être, l’Incapacité de supporter le Keugant (l’Infini).

A l'instant de la mort, l'âme prend un nouveau corps, aussi naturellement qu'elle est passée, dans le précédent, de l'enfance à la jeunesse, puis à la vieillesse. Ce changement ne trouble pas qui a conscience de sa nature spirituelle.
Quand nous sommes, la mort n’est pas là, et quand la mort est là, c’est nous qui ne sommes pas !
Qu’y a-t-il donc d’atroce dans le départ des personnes qui nous sont chères ? Rien, si ce n’est que l’on trouve triste qu’ils passent à la vie dépourvue de passions et de troubles, cette vie qui n’a à supporter la douleur d’aucun coup, qui ne craint pas la menace du feu, ni les blessures du fer, ni les malheurs des séismes, […] cette vie où nul ne s’enfle de vain orgueil ni n’est écrasé sous l’humiliation, où nul ne devient sauvage à force d’audace, ni n’est paralysé par la lâcheté, où nul ne se gonfle de colère en bouillant sous l’effet du courroux et de la furie, ni n’est pourchassé par la peur lorsqu’il ne peut résister à l’assaut du plus fort; cette vie où l’on ne se soucie plus de savoir quelles sont les mœurs des rois, quelles sont les lois, quelle est l’humeur des magistrats, quel est le contenu des décrets, à combien se monte l’impôt annuel, si une pluie abondante a inondé de façon excessive les terres cultivées, si les espoirs des paysans ont été anéantis par la grêle, ou si la sécheresse dominante a desséché toute la végétation; quant au reste des malheurs de la vie, cette vie-là en est entièrement à l’abri. Car la sombre douleur de l’orphelinat ne vient pas l’attrister; le malheur du veuvage n’y a pas de place; même les mille et unes faiblesses du corps n’y ont aucune influence; la jalousie à l’égard des hommes heureux, le mépris des malchanceux et tous les sentiments de ce genre en ont été bannis; une égalité dans la parole et devant les lois règne dans la paix et en toute liberté sur le peuple des âmes, chacun ayant ce que, de son propre choix, il se sera lui-même préparé; si au bien quelqu’un a par irréflexion préféré quelque mal, la mort n’en sera pas responsable, puisque la volonté a choisi librement ce qui lui semblait bon

Les êtres raisonnables sont appelés personnes, parce que leur nature même en fait des fins en soi, c'est-à-dire quelque chose qui ne peut pas être simplement employé comme moyen, quelque chose qui, par conséquent, met une limite à la faculté de chacun d'agir à son gré (et est un objet de respect). Les êtres raisonnables ne sont donc pas des fins simplement subjectives, dont l'existence, effet de notre activité, n'a de valeur que pour nous ; ce sont des fins objectives, c'est-à-dire des choses dont l'existence est une fin en soi-même, et même une fin telle qu'on ne peut la remplacer par aucune autre à laquelle celle-ci servirait simplement de moyen.
Je ne suis point cet assemblage de membres, que l'on appelle le corps humain ; je ne suis point un air délié et pénétrant, répandu dans tous ces membres ; je ne suis point un vent, un souffle, une vapeur, ni rien de tout ce que je puis feindre et imaginer, puisque j'ai supposé que tout cela n'était rien, et que, sans changer cette supposition, je trouve que je ne laisse pas d'être certain que je suis quelque chose. (…)
Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense. Qu'est-ce qu'une chose qui pense ? C'est-à-dire une chose qui doute, qui conçoit, qui affirme, qui nie, qui veut, qui ne veut pas, qui imagine aussi, et qui sent.

Mais qu'est-ce donc que je suis ? Une chose qui pense.
Tu n'auras pas plus besoin de négation que d'affirmation, car Celui dont l'etre est nécessaire est déjà affirmé avant que tu l'affirmes, et ce dont l'être est impossible est déjà néant avant que tu ne le nies.
Tu n'auras pas plus besoin de négation que d'affirmation, car Celui dont l'etre est nécessaire est déjà affirmé avant que tu l'affirmes, et ce dont l'être est impossible est déjà néant avant que tu ne le nies.

Si je pense, il faut que je sois quelque chose,
il faut que ce que je pense soit quelque chose aussi.
J'ai l'idée de deux espèces d'êtres ; je conçois l'être pensant et l'être étendu. Que l'être étendu existe actuellement ou non, il est certain que j'en ai l'idée. Mais comme cette idée ne renferme point cette existence actuelle, il pourrait n'exister pas, quoique je le conçoive.
Je suis presque ce qui n'est pas. Je me vois comme un milieu incompréhensible entre le néant et l'être : je suis celui qui a été ; je suis celui qui sera ; je suis celui qui n'est plus ce qu'il a été ; je suis celui qui n'est pas encore celui qu'il sera ; et dans cet entre-deux que suis-je?

L'unité de mon être substantiel] C'est un je ne sais quoi qui n'a aucune consistance, qui échappe de plus en plus à mesure que l'on s'y enfonce.
Etre, c'est être libre d'avoir, libre du désir d'avoir, de quelque avoir qu'il s'agisse, matériel, mental, émotionnel, intellectuel, et même spirituel.

Il m'a tiré du néant pour me faire tout ce que je suis...
et il me continue l'être, qui ne m'est point naturel

Dieu m'a donné l'être pour que je lui rende.

Un je ne sais quoi que je ne puis saisir, qui s'enfuit de ses propres mains, qui n'est plus dès que je veux le saisir ou l'apercevoir ; un je ne sais quoi qui finit dans l'instant même où il commence ; en sorte que je ne puis jamais un seul instant me trouver moi-même fixe et présent à moi-même pour dire simplement : Je suis. Ainsi ma durée n'est qu'une défaillance perpétuelle.
En révélant le secret de son être,
jésus a révélé le secret de chaque être.
Il est trois choses qu’on ne pourra jamais anéantir, et cela à cause de la nécessité de leur existence, ce sont : La Forme de l’Être (sa nature, sa race), la Substance de l’Être (sa personnalité, le soi), la Valeur de cet Être (son niveau moral et son degré d’évolution). Car, par l’affranchissement du Mal, ces trois choses seront pendant l’éternité du Gwenwed, dans des divers états du Beau et du Bien. Elles en constituent nécessairement la manifestation.

Il est trois différences essentielles qui font qu’aucun être vivant n’est absolument identique à un autre : La Personnalité essentielle ou Âme, le Souvenir de tout ce qu’on a pu être ou connaître, la Destinée, finale ou Devenir. En chaque être, mais pour chaque être ces différences sont entières et ne sauraient être partagées avec aucun autre. Dès l’origine, chacun possède son héritage, il n’en saurait y avoir eux absolument identiques.


On ne récolte pas de raisin sur des épines et on ne cueille pas de figues sur des chardons, car ils ne portent pas de fruit. Un homme bon, de son trésor tire du bon et un homme mauvais tire du mauvais du mauvais trésor dans son cœur, et il vous adresse des paroles mauvaises : de l’abondance de son cœur, il ne tire jamais que du mauvais.

Tel souffle, tel mental. Tel mental, tel homme.

Nous sommes tous des âmes immortelles,
personne n'est grand ou petit.
A tous les hommes échoit de se connaître eux-mêmes et d'avoir l'esprit clair

Une certaine perfection (existant) dans la nature humaine ; mais que l’individu humain n’obtient cette perfection qu’au moyen de l’exercice, qui fait passer à l’acte ce que l’espèce possède en puissance
Le libre-arbitre est accordé à tout être humain. Si l'un d'eux désire se tourner vers le bon chemin et la vertu, il a le pouvoir de le faire. Si un autre veut se tourner vers le mauvais chemin et être méchant, il en a la liberté... Ne laissez pas pénétrer dans votre esprit la notion, exprimée par des gentils stupides et la plupart des gens insensés parmi les Israélites, qu'au début de l'existence d'une personne, le Tout-Puissant décrète qu'elle est vertueuse ou méchante…

La nature a fait l'homme heureux et bon, mais la société le déprave et le rend misérable.

Puisque ni le corps ni l'ensemble n'est l'homme, je crois qu'il reste que l'homme n'est rien ou bien, s'il est quelque chose, il faut reconnaître que ce ne peut être rien d'autre que l'âme

L'homme est la mesure de toute chose.

L'âme, le coeur et l'esprit, c'est la trinité qui est dans l'unité de l'homme comme dans l'unité de Dieu

Le Ciel, c'est mon père; la Terre, c'est ma mère. Et moi, être insignifiant, je trouve ma place au milieu d'eux. Ce qui remplit le Ciel-Terre fait corps avec moi, ce qui régit le Ciel-Terre participe de la même nature que Moi (1). Tout homme est mon frère, tout être mon compagnon

L'homme peut être amené à faire le mal,
mais alors sa nature subit violence.

Tous les hommes ont, par nature, le désir de connaître…
Les corps ont, pour ainsi dire, quelques vestiges de cette unité, qui échappe toujours dans la division de ses parties ; et les esprits en ont une plus grande ressemblance, quoiqu'ils aient une composition successive de pensées.

GJX (http://écrivez)


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