Valid XHTML 1.1!
Valid CSS!
Get Firefox!

Texte précedent Texte précedent dans la rubrique Texte suivant dans la rubrique Texte suivant

Sur un air de Jonasz…





« La mer est miroir
la mer est calme
le parfum du soir
les palmiers, les palmes

Et c’est la nuit pâle
D’une lumière encore
Ce sont les étoiles
Le feu qui s’endort

Fais moi tourner, oh ma terre
Tu vois j’ai compris, j’me laisse faire
Tu peux y aller

Mets-moi la tête à l’envers
Tiens-moi par les pieds
Fais-moi tourner, oh ma terre… »


Cet air de Michel Jonasz me revient insidieusement pour me déverser son flot de mélancolie. Comme à chaque fois, il me plonge dans une sombreur absolue. A bien méditer ces paroles, c’est un peu toi ma terre… tu me fais tourner… tu me mets la tête à l’envers.

Cela fait maintenant une heure que l’on vient de se quitter, une heure depuis ce baiser mémorable. J’y ai ressenti de la retenue, de l’envie, de la tendresse, de la fougue,… et maintenant le goût de tes lèvres me manque terriblement. Tu me manques, tu as réussi à m’envoûter et à faire de moi un amouromane. Je suis en manque de ton sourire, de ta voix, de tes mimiques… il y a quelques heures encore nous déjeunions les yeux dans les yeux. Je peux le dire maintenant, j’étais aux anges. Là, depuis une heure, je côtoie les démons de l’enfer. Pourtant, nous ne sommes séparés que quelques jours mais je dois bien l’avouer, ce sont quelques jours de trop sans ta présence. Quelle bêtise, n’est-ce pas ?

Je suis incapable de me satisfaire des moments de bonheur que nous avons partagé. Je n’arrive pas à m’en nourrir pour patienter jusqu’au jour de notre prochaine rencontre. Les moments sans toi sont des moments de déprime, de manque dus à la dépendance… oui, je suis accro… probablement à ton parfum qui m’enivre chaque matin.

Mon attachement invétéré pour toi a cette chose de très romantique que toute femme aimerait connaître mais il s’accompagne également de ce sentiment méprisable, la jalousie. Oui, tu es un phare. Ta lumière attire tous les navigateurs qui, comme moi, sont perdues en mer après avoir traversé les tempêtes de la vie… pourquoi donc serai-je le seul à repérer ta lumière ? C’est la question qui me taraude chaque fois que tu es loin de moi. Je voudrais tellement que tu sois à moi, rien qu’à moi… démon de la possession quand tu nous tiens !

Mais je vais me battre pour le repousser… oui, j’en ai pris mon parti. Vis comme bon te semble, illumine de ta présence ceux, qui pour un temps, t’approcheront, même les plus curieux et les plus audacieux, ceux qui oseront te toucher pour connaître le secret de cette luminosité lunaire…. Je veux que tu restes libre comme le vent, que tu papillonnes au gré de tes humeurs. Je veux que tu vives, mais tu le sais, cette vitalité me fera souffrir… tu es si insaisissable. Mais Jonasz n’est pas loin. Il me chantonne cet air…


« Lune
Tu peux m’allumer
Tu peux essayer, au moins, vas-y
Tends moi la perche
Je serai à la hauteur…

Lune
Laisse moi t’embrasser
Juste un seul baiser
Une caresse du bout des doigts ou
Est-ce trop te demander là…

Lune
Cette blancheur fine
Cette pâleur divine
J’aime tout de toi
je connais tout de toi
Même si tu gardes

L’une
De ta face cachée
Est-ce pour préserver
L’indispensable part de mystère
D’une beauté féminine…»


Un astre lunaire qui attire tous ce qui s’en approche, Michel a raison, voilà ce que tu es…. Et moi, qui suis-je ? Un homme qui chaque soir lève la tête pour savoir où tu es dans le ciel étoilé. A la réflexion, tous les regards portés sur toi, tes rendez-vous galants, tes rencontres impromptues où les propositions fusent me poussent dans mes derniers retranchements. Ils m’obligent à relativiser notre histoire… ils me susurrent : « Tu sais, M’sieur, tu n’es qu’un satellite parmi d’autres, ou pire, une étoile filante. Tu ne feras que passé de peur de t’écraser » .


Je t’ai longtemps admiré sans oser même t’adresser la parole,  alors je t’ai désiré et je t’ai rêvé… oui rêvé… mais où vont les rêves… dis-nous Michel…


« Où sont les rêves quand on les oublie,
Où sont les amours perdus,
Ils se balladent au cœur de la nuit,
Derrière la lune suspendue,

Gardant l’espoir que l’on se souvienne,
Entre deux étoiles, ils dansent,
Ils attendent qu’une mémoire ancienne
Leur accorde une dernière chance
Où vont les rêves, où vont les rêves… »


… merci Michel, pour ces doux conseils. Mes rêves, je ne les laisserai pas s’échapper, notamment celui de rencontrer la lune. Oui, j’ai décidé de lui donner VIE.

Effebé

Effebé


Texte précedent Texte précedent dans la rubrique Texte suivant dans la rubrique Texte suivant



Ce texte n'a pas encore été noté.

Pour pouvoir noter ce texte il faut être inscrit et identifié.


Commentez ce texte :


Pseudo : E-mail: Site :

Commentaire :





Ce texte n'a pas été commenté.