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Souffrir d’Amour







A vous mesdames qui êtes l’objet de tous mes tourments.

A moi, qui symbolise la lâcheté des hommes.



Le seul vrai amour est celui que l’on peut donner à ses enfants. C’est le seul qui reste, malgré les douleurs et les trahisons, présent jusqu’au jour du jugement dernier.

Pourtant, j’étais prêt à donner le meilleur de moi-même… à ma compagne, à tous mes amis hommes et femmes, et à tous ceux qui avaient besoin d’être aimer. Je suis un cœur… un cœur cherchant à aimer son prochain rien que pour son bien être comme on peut aimer un enfant pour l’aider à passer les obstacles de la vie et qu’il progresse dans ce monde.

Ce besoin de partager est bien suspect aux yeux de notre monde… à vos yeux à tous. Il suscite l’incompréhension, la méfiance, et la peur. Je ne suis pas doué d’Amour comme peuvent l’être tous ceux qui prient pour le rachat de nos âmes, agenouillés sur l’hôtel de tous les lieux saints. Bouddhistes, Musulmans et Chrétiens de toutes confessions ont la foi chevillée au cœur, et pourtant…, eux aussi ont délaissé peu à peu l’amour de Dieu, l’amour des hommes, pour se laisser gagner par le besoin d’imposer et de partager au-delà du raisonnable. Leur quête de nos âmes et son cortège de guerre de religions me désespèrent de ce monde et de cette humanité... cette haine entre des hommes si différents, et pourtant si proches, me désespère d’aimer mon prochain…

Et si je commençais par aimer mes proches amis, ma tendre et mon enfant ?

Oui, mais mes amis m’ont fui devant l’amour que je portais à ma douce moitié… et ma douce s’est éloignée que je ne l’aime pas assez !

Voici la vérité nue… A vouloir trop aimé, on m’a détesté. Ce soir, j’ai mal au cœur. Il se glace progressivement devant tant de ricanement, de haine ou d’ignorance, voire d’absence… ton absence. Je me vide de l’amour qui coulait dans mes veines. Je souffre et je me meurs. Demain, mon coeur sera gelé de n’avoir pu t’aimer.

Qui aimer alors ?

Je ne peux m’aimer d’être aussi impotent et incapable de donner vie à cette petite flamme qui ravive les cœurs perdus ou esseulés. Cependant, un jour, une petite fleur passa par inadvertance. Elle était fraîche, intelligente, rayonnante, très souriante… presque irréelle. J’ai cru en son pouvoir de partage, à sa générosité… je l’ai aimé comme peu avant j’ai pu aimer une femme. Je crois qu’elle n’a pas aimé que j’aime autant d’âmes errantes à la fois, notamment la mère de mon enfant … à sa décharge, je n’ai pas plus aimé qu’elle se livre et se fasse aimer d’autres hommes que moi.

Nos cœurs en ont saigné de ne pouvoir s’aimer dans l’exclusivité, rien que l’un pour l’autre.


La triste morale de mon histoire est que l’amour n’engendre que souffrance, peine et désespoir…


Mon cœur se ferme mon Amour. Pourrai-je, un jour, encore aimé ? Je m’en sens bien incapable. L’amour a consumé mon cœur. Je vais pourtant résister, juste quelques années, pour mon enfant… puis j’irai m’éteindre à l’ombre d’une immortelle… doucement.


Effebé.

effebé


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