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une autre vie




Fatiguée...mon corps exprime aujourd'hui la fatigue dans chaque battement de cil, dans chaque silence de ce souffle qui ne veut plus être.
Mon coeur est las...las de la lâcheté, las de la violence, des menaces et des divers chantage affectifs.
Mes yeux sont noyés par les doutes, par les incertitudes, par les renoncements et les espoirs dévastés.

Je ne veux plus avoir de compte à rendre, d'explications à avancer...pourquoi maintenant pour quoi moi, pourquoi lui, pourquoi toi....je n'ai pas les réponses et je déplore votre façon de faire.

Je hais l'homme que tu as en toi, pourtant j'aime cette infime partie de toi sensible et compréhensible.

J'ai cru chercher ma liberté dans la rupture; rompons du même coup avec ma vie passée et les blessures anciennes.
C'était une erreur je le concens, me détourner de toi ne panseras pas mes maux.
J'ai cru que c'était l'absence de désir qui m'était le plus insupportable et prise de panique je ne voulais pas me voir vieillir sans désir de chair, sans corps à corps exaltant.
D'autres se seraient échappés dans des danses adultères pratiquées un peu comme l'on pratique le yoga ou le karaté, par défoulement et pour retrouver un semblant de sérénité, rentrant chez eux la bouche en coeur et le corps apaisé.
Je n'ai pas fait ce choix là, car jamais je n'aurais su te regarder dans les yeux sachant ce mensonge, jamais je n'aurais su me regarder dans la glce sans sentir le dégoût de ma lâcheté.
J'ai pensé alors m'enfuir et vivre ensuite toutes les aventures qui jusque là m'étaient inconnues.
J'ai tout fait pour que nous rompions mais au moment de partir je n'ai pas su le faire.Pourquoi?
J'ai pensé que c'était la peur ou l'habitude, ou encore l'impossibilité de te faire du mal.Mais en réalité mon amour pour toi n'était pas mort.
Aucune passion, aucune fougue ne brulait plus pour toi au fond de moi, mais il reste quelque chose de plus fort que cela qui s'appelle la tendresse.
Je sais ton amour et je sais aussi que malgré mes angoisses et mes doutes tu es resté là.
Je t'aime mal, mais je t'aime.
Bien sûr tu ne comprends pas pourquoi j'ai cherché, et trouvé, le désir et la passion dans d'autres mots que les tiens. Et je comprends la blessures de cette fougue posée sur un coeur qui n'était pas le tien.
Comment te dire sans te blesser que ses mots m'ont fait me souvenir que je vivais encore, que j'étais plus qu'un corps inerte dans une vie faite d'habitude?
Rien n'expliquera mon attachement spirituel, rien qui ne puisse pansé ton orgeuil blessé.
Comment te dire sans te froissé que sans toucher, sans caresser j'ai pourtant désirer de la façon la plus extreme que je connaisse?
Est il possible qu'un jour tu comprennes qu'içi même se trouvaient deux âmes perdues qui ne vivaient plus que par les mots?
Comment te faire comprendre que dans ses mots je voyait mon reflet?

Je renonce.

Je renonce à esperer qu'un jour tu comprennes.
Je renonce à continuer à exprimer mon désir à cet aure qui pourtant fait partie de ce monde fantasmagorique qui me retiens à la vie.

Je renonce à chercher cette liberté par toi ou par lui.
Je renonce, pas pour te faire plaisir, ni par peur.

Mais par amour, par respect poir moi même.

Je souhaite que cette fin là m'amène vers un autre commencement, à une autre vie, une autre liberté.

Je fais la promesse içi de ne plus dépendre d'un homme quel qui soit, ni physiquement, ni affectivement, ni d'une quelqconque manière.

Je vais vivre pour moi même, à tes côtés mais seule, car il a raison l'ange blanc quand il dit que l'on nait seul, que l'on vit seul et que l'on meurt seul...


 

celine


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