OMBRES
Sulfureuses déesses qui se glissent le soir venu
Indolentes, transparentes et rêveuses dans mon lit
Elles viennent du lac « LUNE » contrée oubliée
Leur vaisseau, étoiles déployées, où se mirent la rue
Etreint la nuit et se délecte de ses cris
Ces dames brunes sinstallent sur les murs ,hébétées
Et dans une danse sacrée mêlent leurs mains éthérées
Elles dénudent leurs corps et les yeux en flamme
Montent hardiment sur le bûcher des cieux
Aux gouffres du sommeil, ma raison étiolée
Voit ces VENUS des ombres qui se damnent
Car leurs chants sauvages na rien dun cantique pieux
Dans les bras chastes de MORPHEE je tombe sans vie
Les pénombres déguisées me chuchotent Des rêves éhontés
Et , sournoises, me guident vers un lit où le désir se fait sombre
Raymonde verney
era (http://http:/site.voila.fr/verney/)