Seule lâme qui aime est heureuse.
Poésie
me revoilà à la croisée des chemins. Cette fois, je plie bagage. Je reprends ma plume, mon bloc-notes et mes quelques effets personnels que javais laissé, là, juste pour méditer. Je souhaitais prendre le temps
pour toi, pour moi. Le temps est un bien précieux de nos jours et cest un présent que je voulais nous offrir.
Mon paquetage à lépaule, je contemple les chemins de vie où jentrevoie pour lun le désir, le plaisir, la passion, la liberté et pour lautre la sagesse, la réflexion, les peurs et les contraintes. Que faire ? Qui du cur ou de lesprit méclairera ?
Ta sincérité et ton honnêteté ont mis en exergue les peurs que je pouvais éprouver dans la vie. Un instant, je me suis vu comme un oiseau de mauvais augure capable, sur un mot, une ligne, un poème de détruire ta vie et surtout celle de tes proches. Cela ma fait peur parce que ta sensibilité, ta générosité, ton besoin daimer mais également tes souffrances et tes cicatrices qui transpirent de tes mots font de toi une âme vulnérable. Jai peur de te faire mal.
Tu me dis que tout cela est du passé malgré les plaies et les bosses. Tu es tombée, tu tes relevée et tu sais que le chemin sera ainsi jusquau bout. Tes mots pour que je ne prenne pas peur et pour que je taccompagne mont bouleversé
tu ma dis, je taime pour la première fois alors que nous ne sommes, lun pour lautre, que de tendres pages. Je fus surpris de cet amour ainsi déclarée car je te sais précieuse dans ce domaine. Je crois que jai appris également à ne pas galvauder ce sentiment même si cest celui que nous devrions tous employer en ce bas monde. Alors je me suis dis
elle maime dun amour platonique, elle maime dune amitié épistolaire, elle maime de désespoir. Quimporte, elle maime, elle me veut.
Elle ma charmé par ses textes, ses poèmes où chemine sa plume fluide, légère, sensible, sensuelle et authentique. Elle me reste pourtant inconnue. Je souhaiterais tout savoir de son être. Je voudrais être près delle sur la terrasse dun café et admirer le soleil caresser sa nuque, sa chevelure flamboyante et ses courbes attirantes. Je voudrais tant leffleurer juste pour la faire frissonner de désirs. Je voudrais tant la caresser dans lespoir de la faire vibrer.
Mais tout cela mest impossible parce que lespace nous sépare. Alors ma tristesse se joint à mes peurs pour éteindre mon espoir de bonheur. Alors que faire ? Mon esprit me dit de la laisser faire son chemin, parce que, cahin caha, elle avance vers la félicité. Moi, je ne suis quune main qui la retient au risque de la faire trébucher.
Et pourtant, je crois que je laime. Un illustre ami ma chuchoté la nuit dernière à loreille ces tendres mots,
seule lâme qui aime est heureuse
. Goethe, mon ami, merci pour ton précieux conseil. Puisse-t-il être un heureux présage.
Alors, me voilà Poésie. Mon choix est fait. Je voudrais que tu prennes ma main pour memmener avec toi sur ce chemin de traverse que tu arpentes, seule, depuis une année maintenant.
En espérant que tu ne sois pas trop loin sur ce chemin et que tu veuilles encore de ma présence à tes côtés.
Amitié amoureuse.
Effebé (http://www.ecrivez.fr.st)