Cher lecteur ou lectrice, bonsoir !
Tout d'abord, merci d'avoir gracieusement choisi de savourer cette suite exquise de "Ballade nocturne moelleuse", premier du nom.
Toutefois, si vous ne l'avez pas lu celui-ci, vous parviendrez aisément à comprendre l'intrigue puisque dans le précédent épisode, l'auteur avait tellement fait durer le suspens qu'il ne s'était absolument rien passé...
Nous pouvons commencer par présenter notre héros, le beau, le génial, le collectionneur de pots de confiture zébrés (à ce propos, il cherche toujours désespérément sa première pièce puisque jusqu'à présent, il ne s'est fait refourguer que des faux zébrés au marqueur par des receleurs véreux. La vie est injuste pour les héros...), le justicier masqué au grand cur toujours prêt à sauver la veuve et l'orphelin des griffes des yorkshires mutants, SUPERCOCO ! Bref, moi-même.
Tout commença par une rencontre, ma rencontre avec une demoiselle étonnante dont je tairai le véritable nom car je n'ai pu obtenir les droits d'auteur pour l'employer dans mes lignes. Nous l'appellerons : DOUCEBRISE (j'ai longtemps hésité avec TARTINEGRILLEE mais j'avoue qu'avec ce nom, l'aspect poétique de cette ballade en aurait pâti)
C'était un jour de boulot comme les autres, j'arpentais les rues pour protéger les foules de la moindre attaque des yorkshires mutants. Comme toujours, étant toujours très tête-en-l'air, j'avais mis mon slip au-dessus de mon pantalon, ce qui ne manquait pas de faire jaser les pauvres inconscients : "Pff ! Encore un cinglé !"
Ils étaient bien loin de se douter que j'avais maintes fois sauver leur stupide planète. Ah le devoir de mémoire, je te jure ! Ils auraient quand même pu regarder le film qui narre mes exploits "Supercoco, le vengeur masqué sauve le monde" mais la vie est injuste pour les héros... (mais toi, cher petit consommateur qui suit attentivement, je t'informe que la suite sera prochainement sur tes écrans et que des exemplaires de mon fameux slip seront mis en vente dans tous les supermarchés pour le bonheur des petits et des grands)
Mais revenons-en à nos moutons ! J'arpentais donc les rues quand une demoiselle m'interpella :
"Eh salut !"
Je sentais la jeune fille en détresse alors je fis volte-face prêt à bondir mais elle ne semblait pas vraiment menacée au contraire, elle était plutôt souriante. Je m'avançai :
"Salut ma petite, quel danger te guette ? As-tu croisé un yorkshire mutant ?
- Non ! T'es marrant toi ! s'esclaffa-t-elle. En fait, je veux juste te dire que ton slip est au-dessus de ton pantalon...
-Oui, c'est mon côté original. De cette façon, je montre à quel point je suis en marge de cette société conformiste... baratinai-je.
-Mais ! C'est pas très hygiénique ton histoire ! s'indigna-t-elle."
Voila que j'allais perdre la face devant cette charmante demoiselle avec mes conneries mais en un éclair, je retombai sur mes pattes :
"Mais non enfin ! J'exprime ma révolte de cette façon mais je porte tout de même un autre slip en-dessous.
-Ah ok..."
Elle coupa net de façon impressionnante ! Plus un mot, son visage tendait vers le néant inexpressif. Elle était sûrement la proie d'un esprit malfaisant. Cela semblait être un boulot pour SuperCoco ! Je tentai de la réveiller :
"Eh oh ! Quelque chose ne va pas ?
-Non, je suis DOUCEBRISE, je ne parle pas mais si tu veux, tu peux me parler, ça m'occupera...
C'était la meilleure ! Mais puisque mon rôle de justicier masqué m'obligeait à sauver le peuple, je décidai de l'aider.
Il se déroula alors une scène peu banale : j'essayais par tous les moyens de faire parler cette fille mais toutes les paroles qu'elle daignait prononcer au prix d'efforts surhumains, étaient toutes brèves et peu encourageantes : "J'aime pas nanani", "J'aime pas nanana", "Oui, mais je n'arrive pas à l'expliquer..."...
Cela ne me semblait pas gagné. Voila une affaire où mes superpouvoirs m'étaient bien inutiles. Au bout d'un moment, j'eus tout de même une superidée : je me mis à la chatouiller, ça pourrait au moins la dérider un peu. Elle éclata de rire en répétant toujours :
"Arrête !"
C'était marrant et infiniment mieux que rien, je continuai.
Son visage rougissait à une vitesse impressionnante vers une teinte ketchup. Elle s'étranglait de rire :
"Arrête !"
Elle disait ça, mais je suis sûr qu'au fond d'elle ça ne lui faisait pas de mal de s'exprimer aussi ouvertement, je continuai.
"Arrête !
- Mais non, c'est pour ton bien, plaisantai-je"
Je continuai.
Tout à coup, elle fut prise de convulsions dignes d'un condamné à la chaise électrique. Elle ne rougissait plus, elle verdissait et PAF ! Elle tripla, quintupla de volume, pour finalement être monstrueuse. Elle m'arracha la tête d'un coup de patte et l'avala toute crue. J'arrêtai...
Moralité : Il faut se méfier de l'eau qui dort.
Nihaou (http://www.ecrivez.fr.st)