Je pleure pour noyer ma tristesse
Quand mes larmes volent ma détresse
Que ruissèlent au loin mes chagrins
Que jécarte dun revers de main
Et que je vois trouble ton visage
Comme sur un lac le reflet dun paysage.
Aux heures où solitude et abandon viennent
Par mon crayon glissent mes peines.
Comme les prémices dune aube plus claire
Le triste présage dun matin vert
Une promesse de futures joies si morose
Que le nez abandonne et dépose,
Une chute libre de pensées condensées,
Des mots qui ne seront jamais prononcés,
Des rêves qui pour une seconde senvolent
Avant de sécraser au sol.
Comme un nuage que le vent aurait rejeté
Mon âme pleure seule, totalement ignorée,
Sans que personne ne puisse comprendre
Ce qui réduit mon cur en cendres,
Je me sens tomber comme un tableau mal fixé
Que plus rien nempêchera de se briser
Je cherche une issue pour méchapper
Autre que mes rêves et mon cahier
Mais le monde naccueille pas les bovarystes.
Dans cet univers bien trop réaliste
Je sens mon cur doucement séchouer
Comme un bateau au gouvernail rouillé.
Mais toi qui ma parlé, qui ma écouté
Toi qui ma offert ton amitié
Tu seras mon dernier sourire
Le plus beau de mes souvenirs.
Chouchou (http://www.ecrivez.fr.st)