Dans le vaste nécropole de l'oubli, un zeste de squelette jaillit autour du
sarcophage.
Un cortège de faucons pygargues aux têtes blanches déploient leurs ailes et
picorent
cette symphonie de silence, cette détresse morte.
Les stigmates du passé réveillent cette âme en naufrage,
sur une vague de papyrus elle crache un morceau de sépiolite.
Un anse en son de rap hyalin tangue :
Danse, danse sur ma correspondance verbale
Ressuscite, ressuscite tes cordes vocales
Chante, chante mon universel scandale
Je ne suis pas ton antidote
Frappe frappe à d'autres portes
Fuis tes sanglots de séismes, ils me titillent et me minent
Oublie moi, et accroche toi à d'autres hémoglobines
Sangsue au parfum d'un ange déchu
Chut ! chut ! toi ma chute
Mon silence est ta lutte.
Aux temps héroïques, crie ma rhétorique
Que ta force d'inertie subsiste !
Que ta coutume s'exhume !
Encore ! encore !
MOI MOI MOI .
je je je .
Comme un égomane
Je suis comme tout le monde!
Blanche-Neige
Blanche-Neige (http://www.ecrivez.fr.st)