Mais l’hommage et la colère
contre les morts violentes
peuvent perdurer ; car l’évolution de la situation
après l’indépendance ne permettant pas de panser les plaies,
ravive les "erreurs" qui deviennent
signes annonciateurs d’une incapacité
à sortir de la violence.
Quels poèmes tissent ce lien
Entre l’hommage et la certitude
Et l’hommage et la révolte.
Le premier paraît dans
L’Arche-à-vau-l’eau
Je pense à Feraoun
sourire figé dans la circoncision du soleil
Ils ont peur de la vérité
Ils ont peur des plumes intègres
Ils ont peur des hommes humains
et toi Mouloud tu persistais à parler
de champ de blé pour les fils du pauvre
à parler de pulvériser tous les barbelés
qui lacéraient nos horizons
(...)
un jour enfin Mouloud la bonté triompha
et nous sûmes arborer le trident du soleil
et nous sûmes honorer la mémoire des morts
car
avec
Tes mains glaneuses des mystères de l’Aube
Et ton visage rêveur de barde invétéré
tu as su exhausser nos vérités
Écrites en pans de soleil
Sur toutes les poitrines qui s’insurgent"
A la fin de ce poème, on trouve la certitude que les données ont changé. Par contre lorsque Tahar Djaout évoque l’autre poète assassiné en 1973, l’incertitude habite son "poème d’amour" :
Anonyme (http://www.ecrivez.org)