Je voudrais connaître des règles, des indices, des solutions, pour savoir vivre quand on a perdu l’être aimé.
Qui peut m’aider à survivre ?
Comment fait-on lorsqu’on se retrouve seul(e) dans les draps, le soir , au coucher ? La couche est froide comme notre cœur privé d’amour.
Dehors, il faut parler, sourire, rire ….
Dedans c’est froid, triste, affligeant, et du cœur saigne des pleurs…..
Lassitude, morosité, tristesse, sont le lot de ceux ou celles qui sont seuls.
J’aurais voulu arrêter le temps, mais, déjà un an s’est écoulé , fluide comme le sable, depuis ce jour néfaste de mai, jour abhorré, jour témoin de la perte d’un être cher et chéri pendant 41 ans.
Je me confie à toi, journal, car il m’est plus facile d’écrire que de parler.
Je revis par la pensée tous les meilleurs moments partagés avec mon amour, surtout ceux des deux dernières années où nous avons profité de notre camping-car (achat auquel il tenait tant), pour faire de nombreuses sorties dans notre Bretagne si belle. Nous aimions marcher en forêt ou sur le sable, visiter des monuments et des musées, nos priorités étaient les mêmes.
Né à Paris, tu avais adopté la Bretagne, et tu te sentais l’âme d’un Breton depuis plus de quarante ans.
Pourquoi a t’il fallu que le cancer nous prive de ces bonheurs ?
Nous sommes le 1er mai 2009, jour de la fête du travail et du muguet porte-bonheur.
Travailler depuis l’âge de quatorze ans, ce fut toute ta vie ; et dire que même pas 3 ans après ton départ en retraite, la vie t’a été reprise. Juste au moment où tu aurais pu en profiter pleinement ! ! !
Le destin est implacable et non-influençable. On ne peut rien faire contre sa destinée.
Un jour, moi aussi, le destin me rattrapera et j’irai te rejoindre dans un au-delà plus clément, s’il existe !
En attendant, je vis , je survis, en pensant à toi et en revivant tous ces jours heureux écoulés depuis 41 ans de mariage.
A bientôt mon Amour et non pas adieu.
Toinette- 1/05/02009
toinette (http://www.ecrivez.org)