DEJA UN AN
Un an déjà que la grande faucheuse t’a prise dans ses bras, me laissant seule privée de ton amour !
Un an déjà que au sein de notre chambre , il y a un grand vide dans notre lit conjugal et le froid me saisit quand je me couche dans les draps !
Une année sans toi, sans ton amour, sans ta tendresse, sans tes caresses, sans le réconfort de tes bras dans lesquels je me blottissais !
Une année de vide, de solitude, de pleurs, de tristesse, de chagrin, de peine douloureuse et sans fin !
Je suis en manque de toi, mon chéri.
J’ai peur, je stresse, j’angoisse.
La solitude m’oppresse mais je me refuse aux contacts extérieurs : je me force pour sortir de notre foyer.
Je vis dans nos souvenirs heureux ; je regarde les photos, les vidéos, je relis les récits de nos voyages : tous ces moments de bonheur que nous avons partagés au fil des années de notre vie commune.
J’écris notre bonheur, ma tristesse : c’est un exutoire pour moi !
Comment vivre sans toi ? Que vais-je faire de ma vie ?
Je ne dois pas me laisser abattre !
Je dois vivre pour toi, pour ta mémoire, pour nos enfants et petits-enfants, pour notre dernière petite-fille Erell qui a été conçue peu de temps après ton décès, et aussi pour le bébé de Noëmie qui aurait fait de toi un arrière-grand-père comblé en octobre de cette année.
Vivre sans celui qu’on aime
Mais vivre quand même
Pour ceux qui nous aiment
Depuis un an c’est la vie que je mène !
Toinette- 4 Mai 2009