SI J’AVAIS SU
J’aurais dû
Déceler ton malaise
T’obliger à consulter le médecin
T’assister tout au long de ton calvaire
T’insuffler ma force pour que tu vives
Te serrer dans mes bras avec amour
Te garder en vie
Mais je n’ai pas su
Je n’ai pas été assez attentive à ta douleur
J’ai cru ce que tu me disais : « douleur musculaire »
Je me reproche de ne pas avoir été à la hauteur
Et de ne pas avoir vu ta souffrance
Que d’ailleurs tu me cachais pour ne pas m’inquiéter
Je n’ai réalisé que lorsque la jaunisse s’est déclarée
J’ai eu très peur, peur de la cruelle vérité
Que les docteurs devaient me confirmer
Le deuxième jour de ton hospitalisation
Et là j’ai su
Qu’il me fallait te cacher cette vérité
L’occulter, te laisser de l’espoir
Faire comme si je ne savais pas
Que ton échéance de vie était courte
Que notre vie commune allait s’interrompre
Aussi je devais être forte en ta présence
T’entourer de tout mon amour
T’accompagner jusqu’à la fin
Mais le destin n’a pas voulu
Ce matin-là je ne suis pas arrivée à temps
Tu ne m’as pas attendue
Tu es parti sans un mot
Je veux penser que tu as quitté ce monde
Sans souffrance, telle une bougie qui s’éteint
Sachant que je t’aimais, je t’aime et je t’aimerai toujours, mon chéri
Adieu, mon Amour
Toinette- 27/02/09
toinette (http://www.ecrivez.org)