Un beau soir pour mourir
Nous marchions tous ensemble sur ces terres désertiques.
Les Hommes étant avides la vie était aride.
Notre famille fuyait les gens antipathiques.
Et j’ai vu se creuser les stigmates et les rides.
Toi tu devais tomber et ce fut aujourd’hui,
Tout parsemé de boue tu crèves sous la pluie.
Les autres sont partis en craignant le fléau.
Je te vois expirer, regardant vers le haut.
Tu peux crever ici, mon frère, je t’enterrerai.
En creusant de mes mains dans la terre gelée.
Quel beau soir pour mourir, c’est assez triste à dire.
Toi tu meurs épuisé, cela pourrait être pire.
Tu peux mourir mon frère, ici, dans la misère,
Je m’occuperai de toi puis rejoindrais les pères.
Oui c’est ça crève ici ! Sous les larmes et les cris.
Un jour je te suivrais, enfer ou paradis…
Malvivant (http://www.ecrivez.org)