Les fleurs ont toujours étaient présentes. Piégée dans tes cheveux défaits, une marguerite accompagne le moindre de tes mouvements. Tantôt tournée vers le soleil, tantôt recouverte par ton ombre qui s’achève. Et partout dans ce champ tu danses et chantes, faisant tourbillonner les épis de blés fatigués, qui semble sous tes pas léger, former un corridor étroit en guise de chemin. Le vent balaye et revient, frôlant ta robe de coton et la gonflant de temps à autre pour dévoiler tes jambes enfantines. Les promesses qu’encombrent les voûtes pâles de ton anatomie sont comme cette marguerite, pures et délicates et tellement imprévues. Tu vis comme si demain n’était pas et comme si hier n’avait jamais existé. Tu renais à l’infinie et déflore le quotidien de tes idées nouvelles qui indignes et fascine les pauvres spectateurs de ce monde dépassé. Ils t’encouragent, et tu souris de leur naïveté. Mais une fleur à la main et ton refrain nouveau à la bouche, tu refais naître en chacun la vie éteinte, et moi non plus je n’échappe pas à ta campagne de séduction, que me rapportent les mélodies délicieuses de ta révolution, qui tout le long de nos vies se répètes n’ayant pour seule variante que le rythme de nos espérances vaines.
garian (http://www.ecrivez.org)