de la vie tu en es le berceau,
Ô sphère si jolie,
mais ne crains-tu pas d'en être aussi le tombeau,
seulement témoin de cette plaisanterie ?
de redoutables bêtes rôdent à ta surface
défigurant alors ton visage en des traits bien amères.
ils ne se soucient guère plus de leurs ridicules instants de vie
et semblent parfois sombrer dans la folie :
dotés d'un immense pouvoir sur ton corps ainsi que sur les leurs,
usant de ta bonté, t'asphyxiant de leurs erreurs
Alors tu crois que l'humain est ton erreur,
mais sais-tu que de tes fruits il pourrait devenir le sauveur ?