Sur les chemins
Sur les chemins du temps
Infiniment grands,
Immensément dolents,
Va notre vie crépusculaire,
Doucement à petits pas,
Lentement,
Silencieusement, va,
Ainsi vont nos premiers pas.
L’enfant va à s’éprendre et rompre
Son œil ardent et tendre
Comprend qu’il ne déplace pas les ombres,
Ses lourds fardeaux, déposa là.
Tapis, diaphane, dans la rosée,
Murmure au soleil ses espoirs,
Gazouille au vent mille pensées,
Frêle, confia céans au rivage cruel,
Tous ses chagrins et ses conquêtes.
Qui lui enserrent de glace le cœur
Mais qui aussi le désaltèrent.
Pressent au loin comme une vague,
Agile et preste en extrait une lueur.
Son audace insolente fredonne
Aux rives de ses lointaines berges :
Regarde-moi :
j’ai même pas peur !
marie-lise ehret (http://www.ecrivez.org)