L’enfance vous quitte un jour d’une aile lasse, comme un oiseau triste d’avoir à déserter son nid.
Toute jeunesse finit par nous quitter, comme une vague douce sur la mer.
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Soudain, l’hiver nous empoigne, telle la morsure d’un chien. Nous enserre dans ses bras de fer, telle une agression barbare.
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La mort, ça ne sert à rien si la vie n’est pas bien vécue.
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Chaque hiver, à la tombée de la première neige, le visage du temps accuse une nouvelle ride. Celui des hommes itou.
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De neige qu’ils étaient, les souvenirs deviennent de givre aux fenêtres cadenassées de la vieillesse.
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La vie est un long dépaysement.
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On ne choisit pas de naître. Mais on peut choisir de mourir. C’est terrible, ça !
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Le vieillissement est un massacre de projets.
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Comme il y a peu de chose, dans la vieillesse, qui soit réellement faite pour elle !
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Les vieillards, ces enfants d’hier ! Comment imaginer cependant que nos enfants soient les vieillards de demain ?
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Comme des vagues lascives sur des plages fabuleuses, ainsi déferlent nos rêves éternellement recommencés.
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L’espoir, l’amour, la souffrance et la solitude sont les quatre saisons de la vie humaine. Tout comme, dans le même ordre, l’enfance, la jeunesse, l’âge adulte et la vieillesse.
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La maladie… cette moitié de vie, cette moitié de mort.
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Il n’y a plus de théâtre dès que l’on est seul, démaquillé par les miroirs.
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Toute jeunesse finit par nous quitter… telle une vague douce quand elle se retire de la plage.
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Vivre est devenu une urgence de tous les instants. Car si nous n’ignorons pas la fatalité de la mort, nous savons mieux encore l’immédiate fragilité du monde.
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La mort, ça ne sert à rien si la vie n’est pas bien vécu.
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Le temps nous rend vieux… mais, il nous donne aussi le jour et la nuit.
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La neige efface le monde. La pluie le lave, le fait renaître.
Auguste (http://www.ecrivez.org)