Dans un bois sauvage
le vin coule des vignes
lorsque les amants font l'amour dessus
Perchée, l'ivresse, raconte ses aventures avec les poètes:
"je suis la muse absolue. Leurs langues
flirtent avec les plus belles rimes
après m'avoir leché les orteils"
Aux hédonistes, elle revèle la verité:
"La luxure est une amie calomniée."
Ici, il n'y a point de prostituées
On vit sans poches, la chaire nue.
Au tronc d'un arbre Venus attacha la chasteté.
Décapitée, la chasteté gargouille
Le peché n'existe pas! chantent les grenouilles
qui lui bouchent ses trous assexués.
La volupté porte une cruche de miel à l'aine et un mandore aux bras.
Son visage est impudique comme un lampe où s'enlacent sept vipères
Des étoffes de soie accrochées à ses tétons attirent les papillon mâles.
Ses cheveux sentent la cannele ramolie dans un bain de lait viril.
Ses seins rappellent des pleines lunes marquées par les sucions du dieu soleil
Ses cuisses sont les oreillers qui ont piégés le duvet du Phénix
Dans mes yeux, elle fixe le desir
Regarde-moi gémit-elle!
Je ne suis aps ta mère
La lumière nous purifie des excès
Ces femmes ne sont pas tes soeurs
Aucun ventre ne portera de bébé
aucun de ces beaux garçons ne t'es interdit
Endors toi auprès d'eux les yeux ouverts
La forêt nous enfante dans un mélange d'éléments
Nous sommes tous des bâtards
et ce soir, nous veillerons très tard
Comme un fou, je me dechaîne
dansant autour de la musicienne
Mon corps est libres, ma langue à soif de sa peau
Elle me pousse dans un buisson en chantant:
Ici, on, attends la nuit pour s'abreuver de vin
On se baigne avec l'eau le matin
Ce miel viendra à tes lèvres si tu goûte à ma sueur.
Bois-moi!
Benidiri lyes Redha 2003
Paon du jour (http://www.ecrivez.fr.st)