Valid XHTML 1.1!
Valid CSS!
Get Firefox!

Texte précedent Texte précedent dans la rubrique Texte suivant dans la rubrique Texte suivant

ma DouDou



Jeudi 28 décembre 2006.
Il est vrai que je suis né en Afrique, au Sénégal précisément...

La Terre Africaine, pays de mille mystères, de mille peuplades fières, l’origine sans doute. Le pays du sourire aux dents blanches, de la nonchalance. C’est là qu’est née la Bamboula, la fête au naturel, qui s’amuse de peu, du tesson, du cul d’une bouteille qui engendre le feu. Cette Afrique que l’on imagine, terre de tous les démons, protégée, en rites vaudou, des vils maléfices par toutes ses puissantes superstitions. Pays des Messes noires où le sorcier oblige à pratiquer selon la loi des oracles venus du vieil âge. Dans son temple, les présages seront la Bible ou le Coran des miséricordieux.
J’y ai vécu, ma foi, bien peu de temps. C’était quand papa, le Corse, militaire de la coloniale, participait vaillant à la grandeur de la France. La douche, mon souvenir le plus palpable, sans doute le moment le plus important des chaudes journées de l’époque, un ridicule petit robinet flanqué au coin de la maison blanche, mais j’en tire avantage tous les jours de ma vie. Puis le talc arrivait, saupoudré par la main noire de ma DouDou, comme un nuage blanc, pour m’éviter d’avoir l’entre fesse brulante.
Je la revoie encore ma DouDou afférée autour de mon corps. En bonne nourricière dont j’ai du maintes fois mordre le bout des seins, elle m’a donné, immodérément, ce petit-lait jaune pâle, souhaitant cumuler à mon seul profit  un trésor d’énergie débordante, de la force des siens, et leur nonchalance, aussi. Cela se ressent au creux de  la poitrine, ce n’est pas de l’autolâtrie, c’est là, un héritage, voila tout.
Pour l’esprit, je ne sais quel fut le sortilège, le grigri bénéfique,  l’étrange protection dont elle m’a affublé, mais ses mains, douces, noires et blanches, maternelles, exercent encore maintenant, alentour, en parfaites murailles, un garde fou magique face à tous les dangers, les traquenards, les incartades, les pressions qui nous minent à nous faire céder.
Un grigri qui rassure. Sans autre argument que mon propre ressenti, je peux vous affirmer que tant que vivra cette vieille africaine, les DouDous veilleront sur leur terre…
Avez-vous déjà ressenti la chaleur brulante des poussières sur la peau, sur les mains ? La fournaise d’une canicule qui époumone, accablante torpeur qui trouvera son contraire la nuit, dans le frimas gelé. Etrange adversité qui donne l’équilibre aux lignées somatiques.
Avez-vous goûté le plat national, le Thiep bou dien où le Thiof rivalise avec le piment ? Vite, allez en Casamance, et écrivez moi une nouvelles après.
Après l’Afrique mes ailes m’ont porté jusqu’au Cambodge, pour me réhydrater sans doute, à la première saison des pluies. C’est là que j’ai découvert que le ciel pouvait lui aussi pleurer. Mais pas de petites larmes d’enfant, Non, des larmes que l’on prête seulement aux crocodiles ou aux géants, comme une mer verticale où se baignent à 30° les mioches de la rue, presque nus, se jouant des forces de la nature en riant aux éclats. Les temples ont duré, immobiles bouddha, deux bonzes assis dos à dos se soutiennent dans leurs pensées secrètes.  Le Vietnam vit d’éternelle allégresse, devant un bol de riz et ce quoiqu’il advienne. Les fleurs seront partout. Symbole, s’il en est, de la beauté des gens qui ne savent opposer à l’affabilité que la bonté elle-même.
Vous rendez-vous compte de ma fortune, en prime jeunesse, Planter mes racines en terre originelle et découvrir dés lors le pays de l’Amour. Vous me direz, après cela, que ma « DouDou »  n’est pas de veille. Affirmez-le si vous voulez, je ne le croirai pas.
Demain je vais vous étonner encore ….
Bises  
Jean-Louis COLONNA CESARI   06.18.46.06.03     Texte déposé à la  SACEM N° 00439324648

colonna (http://www.ecrivez.org)


Texte précedent Texte précedent dans la rubrique Texte suivant dans la rubrique Texte suivant



Ce texte n'a pas encore été noté.

Pour pouvoir noter ce texte il faut être inscrit et identifié.


Commentez ce texte :


Pseudo : E-mail: Site :

Commentaire :





Ce texte n'a pas été commenté.