Jean-Louis COLONNA CESARI 06.18.46.06.03
Texte déposé à la SACEM N° 00439324648
Jean-Louis COLONNA CESARI 06.18.46.06.03
Texte déposé à la SACEM N° 00439324648
Miserere
Cette pensée morose me donne le Vertige.
Etrange sensation d’une main qui me lâche,
M’attire vers le vide, Il faut que je m’attache.
La falaise grandit et mes jambes s’affaissent
Sous le poids de la vie, le poids de la tristesse.
J’essaye de m’assoir et trouver un repaire,
Une base solide, où poser mes soucis.
Mais puis-je ? Comment faire pour trouver cet appui ?
Tout est bien mou autour, où n’ais-je rien compris ?
Etait-elle si belle, ou seulement pour mes yeux ?
Etait-elle cruelle, ou en suis-je peureux ?
Me voila reparti dans mes pleurs qui me noient.
Mes yeux coulent, me mouillent et j’en tremble d’effroi.
J’en suis catastrophé, mon propre tsunami.
Mais comment faire demain ? Qui donc à regarder ?
vivre, grandir, aimer ? Que faut-il espérer ?
Ah, misère de misère !
Je ne peux plus respirer, je crois que je m’enterre
Ah, misère de misère !
Voila que le vent me pousse, je me tourne face à lui.
Il t’emporte, il t’arrache à mon corps. Il me vide l’esprit
Il m’éloigne de la mort, sèche les larmes de ma vie.
Une caresse sur mon visage, douceur chaleur d’une bouffée,
C’a y est je ne suis plus en nage, dois-je me mettre à espérer ?
C’est un bruit sourd qui le l’a dit, le vent est là il va t’aider !
Merveilleuse nature qui veille sur les siens, amère originel.
J’y retrouve ma place, ébahie, je me réveille.
J’hurlais comme les loups dans les gorges profondes
A devenir fou, mourir sous mes décombres.
Un ange se tient là, prés de moi en silence,
Elle attend patiemment, elle veut tenter sa chance !
Ses mains s’ouvrent à moi, elles sont douces et blanches.
Dois-je y mettre ma foi, et m’y faire comprendre ?
Ma douleur sera-t-elle moins forte en partage ?
Je sors d’un cimetière ! L’ange m’ouvre ma cage !
Ah, misère de misère !
Quand la douleur me ronge à me faire tomber,
Ah, misère de misère !
Ah, misère de misère !
colonna (http://www.ecrivez.org)