à Jean-Phi
Les pas de ma vie
J’ai fait un rêve atroce, du Père et de l’Ami.
La Mort était précoce et ma Peur a grandit
Empreintes dessinées sur le sable mouillé
La mienne, celle de mon fils, toutes deux enlacées.
Le Seigneur était là pour surveiller nos pas
Et pour guider nos vies jusqu’au dernier trépas
Je me mis à penser que, à chaque foulées,
Un jour de nos vie venait de s’écouler.
Regardant en arrière, je revis ce tracé
Où le Père et le Fils ensemble ont avancé.
Mais ce n’était qu’un songe qui se perdait au loin.
Je remarquait, d’un coup, que mes seules empreintes
Pouvaient encore marquer le sable bien plus fin,
Et que mon fils alors, comme une image Sainte,
Avait quitté le sol et qu’il n’était plus là.
Pourquoi donc est-ce lui , Seigneur, plutôt que moi ?
Quel est donc ce jour d’une sombre existence
D’Angoisse et de Malheur aux douleurs intenables
Jour où j’avais besoin de ta grande présence
Jour où ta volonté me semble impénétrable.
Ne vois-tu pas mon fils répondit le Seigneur
Que ce jour où les pas de ton fils s’effacent
Ce jour là , Dieu le Père, l’Eternel Sauveur
Ce jour là, Dieu le Père, le porte dans ses Bras.
Jean-Louis COLONNA CESARI.
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