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LA PETITE VERO...



La petite Vero est seule… pour elle, les Week-end ne sont que trahison, et n’annoncent rien de bon… malgré le soleil… les portes, les fenêtres sont ouvertes partout dans sa maison…mais la solitude la gagne et a raison… le temps passe d’une bien triste façon…

Les enfants crient se pressent, sur un air de fêtes, des chansons pleins la tête, une soirée, un anniversaire, ce Week-end encore, ils sortiront, laissant le vide s’installer une fois de plus dans la maison… je ne peux leur interdire, les retenir,
Adolescents ingrats que je ne peux blâmer, parce qu’ils fuient la maison, qui devient une prison… aux barreaux que je ne peux détruire, n’ayant plus de force de toute façon…

Encore un Week-end solo, rêvant de passions, coincée entre vaisselle, ménage, repassage, la petite Véro est triste dans son salon… même le seul café de la journée a un goût amer… peut-être trop fort, réveillant les questions, je broie du noir, le soleil qui pourtant se fait insistant, me pousse quand même du talon, dans un cafard qui me fait perdre la raison… en soirée la petite Véro prendra un verres, puis deux… des verres… une cigarette, puis deux… des cigarettes… de celles qui entêtent pour passer les heures… des heures trop tranquilles, dans le salon, dans sa prison…

Encore un Week-end qui n’en vaut pas la peine, je sèche mes larmes, la nuit est là, au fond d’un lit trop grand… trop vide, je m’endormirai encore une fois difficilement, de toute façon… puis dans la nuit la porte claque, les rires des enfants qui rentrent tard, traversent les murs, et viennent déchirer mon âme qui ne reconnaît plus les sons… le son d’un bonheur que je ne sais plus…

J’essaierai pourtant de capter leur joie, pour un instant, juste avant de me rendormir, j’essaierai de m’enrichir de leur sourires, mais ils ne sont que des placebos, alors je finis par les haïr… mes enfants… mes deux ados amoureux, je suis agaçée, et écoeurée… pauvre mère que je ne suis plus…

Le dimanche pointera le bout du nez, dans une maison calme, je me lève encore avec de tristes pensées… les enfants n’apparaîtront qu’aux alentours de midi, heureux de leurs soirées, pressés de repartir pour la journée…moi bien entendu, j’aurai tout préparé, déjeuné, repas, mais ils s’en iront de toute façon…pour un foot, une promenade, des bavardages, toujours avec leurs rires que je ne supporte plus…

Puis le calme à la maison reprendra sa place avec force… tenace, ce calme abîmera encore un peu plus mon âme, pour la journée, les sourires placebos des enfants de retour d’une après-midi de gaieté, continueront de m’accompagner pour une courte soirée, car trop fatigués d’un Week-end bien chargé ils iront se coucher…

Dans le salon, cigarette et verre, à la main, devant la télé allumé pour rien, de nouveau, je passerai la soirée seule… je ne sait plus être une mère, je ne sait plus rien faire, dans ma prison, aux murs trop épais de toute façon… le Week-end va se taire sur un dimanche qui était pourtant ensoleillé, mais qui n’a fait que passer si tristement sur ma vie… ma vie sans joie, parce que sans amour… ma vie !!!

Les Week-end ne sont que trahison, ils n’annoncent rien de bon, et malgré le soleil, le temps passe d’une bien triste façon… alors c’est sûre un jour… quand la raison aura eu fort de ses rêves… de son imagination…  la petite Véro fermera sa maison… sa prison… parce qu’elle ne croit plus aux passions… de toute façon…  

veronique (http://www.ecrivez.org)


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