Ma douleur, mon Trésor.
Lorsque lodeur épicée nest plus quun pâle souvenir
Que seul les yeux dispersent le sel de lâme
Lorsque le fruit même mûr garde le parfum fade
Du manque et de loubli
Quand les voix se taisent
Que le silence règne
Quand labsence prend tout lespace
Que le cur se gonfle à en craquer
Faut il se taire et baisser les yeux ?
Faut il oublier la chaleur délicieuse
Autrefois logée là juste au creux du ventre ?
Oublier aussi les frissons
Les rires et les soupirs ?
Bien sûr, les pleurs ne changent rien
Les cris étouffés nont aucun écho
Mais ignorer la souffrance
Ne fait quintensifier la douleur
Peu importe le gris qui voile la prunelle
Et la fêlure qui trahi la voix tremblante
Lorsque le mot fin se fait lombre dun voyage
Quil est temps de poser ses bagages
Que peut on dire sinon quavec le temps
Le chagrin sestompera
Et deviendra trésor.
Annonyme (http://www.ecrivez.fr.st)