Sur la toile.
Peindre comme lon rêve, sans volonté, avec abandon
Peindre comme lon caresse un corps aimé, avec volupté et douceur
Tremper la pointe du pinceau dans un bleu profond, un rouge effronté ou un beige très sage, un bordeaux très élégant.
Le laisser parcourir l'espace dans un mouvement vague, par petits tréssauts ou par jets de colère, oh, pardon je voulais dire de couleurs.
Peindre sans se soucier du résultat, sans recherche de beauté, ni de justesse.
Peindre comme on embrasse un visage pleuré, avec passion et désespoir, à pleine bouche
Avec douceur et tristesse, du bout des lèvres comme pour se faire pardonner.
Peindre son bonheur et sa joie, à grandes touches de jaune et de vert, comme on crierait à la Terre entière son amour pour la vie
Peindre son angoisse, confier sa peur à la feuille noire, dans un recroquevillement secret, lui dire tout ce que vous ne direz à personne et navoir comme réponse que le reflet de son âme.
Montrer cette toile sans en dire la douleur ; que tout le monde la voit et que vous soyez seul à savoir la complainte quelle tient dans chacun de ses pigments et quelle taira dans un silence impassible.
Peindre comme on regarde le ciel, se laisser aller à croire que vous êtes seul à voir cette étoile, à sentir le souffle chaud sur votre front et avoir lenvie viscérale den rendre le vécu sur une toile.
Peindre avec son corps, avec son cur.
Toucher du bout des doigts le pastel poudreux, lui donner son emprunte à nulle autre pareille,
Effleurer sa texture volatile, en mélanger les teintes, les faire sépouser et peut être saimer.
Peindre comme lon vit.
A contre sens, et toujours en quête dautrui.
Pas envie de signer (http://www.ecrivez.fr.st)