J’ai embrassé l’aurore bleue,
L’oiseau s'est envolé.
La première parole fut le bruit des feuillages
Effeuillés autour de moi.
Il s’est allongé le Soleil
Comme un printemps mort
Et les étoffes blanches masquaient le Ciel
En étouffant les rayons.
Comme l’artiste peint avec les mots
Et comme l’onde s’éprend de lumière,
Les herbes parlent entre elles
Tout en pleurant pleur pierres.
Tout comme l’artiste des mots,
Pauvres âmes que nous sommes,
Le Soleil s’en va attendre
L’émerveillement, l’amitié, l’amour.
mimmypom (http://www.ecrivez.org)